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L’agresseur risque deux ans de prison

C’était très tôt le matin, vers les coups de 7 heures. Au moment où la dame Rama Ciss allait paisiblement à son lieu de travail. Qu’elle fut sauvagement agressée par un inconnu, qui l’a violemment frappée d’un coup de gourdin. La dame à terre, le malfrat s’est alors précipité, en arrachant son sac contenant un téléphone portable de marque Nokia, une somme de 2000 francs, un collier et autres accessoires, avant de disparaître dans la nature. Une semaine après les faits, le malfrat a été appréhendé. Le procureur a requis deux ans dont trois mois ferme. Le jugement sera rendu le 21 mai prochain.

Source L’office

La plupart de jeunes désoeuvrés qui pullulent dans la banlieue, s’adonnent à la délinquance itinérante, précisément au niveau de populeux quartier de Thiaroye gare, réputé fief des gangs. Un lieu où les agressions sont récurrentes, avec des vols en réunion souvent commis avec violence, et perpétrés avec des armes à feu ou armes blanches. Bien que plusieurs bandits de grand chemin de ce secteur, soient traqués par les éléments de la police, nombre de ces jeunes délinquants perpètrent toujours leur forfait. Ce fut le cas de l’un des malfrats répondant au nom d’El-hadji Faye, natif de Santa Yalha, et âgé seulement d’une vingtaine d’années. Bandit de grand chemin, il déclare qu’il exerce trois professions. Un fait qui reste à vérifier. Le 16 avril dernier, la dame Rama Ciss qui habite à Niéti Mbar, fait une mauvaise rencontre tôt le matin, vers les coups de sept heures, alors qu’elle se précipitait pour rejoindre son lieu de travail. El-hadji Faye, à la recherche d’une proie, tombe nez à nez avec cette dame sans défense. Selon les déclarations de la victime, dès que le malfrat l’a aperçue, il s’est aussitôt placé en position d’attaque, portant une casquette aux couleurs militaires. « Après avoir ajusté la coiffure en fermant le visage, déclare-t-il, alors je me suis dis qu’il me fallait éviter le chemin de cet inconnu. Malgré tout, il m’a violemment frappé d’un coup de bâton, et m’a violemment brutalisé. Par terre, mes effets vestimentaires déchirés, l’agresseur s’est alors précipité sur moi, et a arraché mon sac, contenant le téléphone portable, une somme de 2.000 francs et autres accessoires. Sur ce, il a disparu dans la nature », ajoute-t-elle. « Cependant, poursuit la dame, j’ai pu remarquer ses effets vestimentaires, son visage et son physique. C’est ainsi que j’ai déposé une plainte contre X, à la police ». Une semaine après, on l’a appelée pour lui dire que son agresseur a été arrêté. Grâce aux indications qu’elle avait fournies, correspondant exactement aux raits de El-hadji Faye. Déféré au parquet, le malfrat a comparu à la barre du tribunal des flagrants délits, le 15 mai dernier. Devant la barre, il a remué ciel et terre tout en jurant n’avoir jamais vu cette dame ; et qu’il travaille. « Je n’ai jamais agressé quelqu’un, ce jour-là, les policiers m’ont arrêté dans mon domicile. C’est un gosse qu’ils avaient appréhendé qui les a conduits chez moi », a-t-il soutenu en guise de défense. Mais un de ses frères qui a comparu à la barre pour complément de l’interrogatoire, a confirmé le comportement bizarre de son jeune frère. « Il fréquente le bar appelé Ndiégane, lieu où tous les malfrats du secteur se donnent rendez-vous », révèle-t-il. Et le frère d’ajouter que le grand mal de El-hadji Faye reste le diluant qu’il hume, appelé (Guinze), précise-t-il. L’avocat de la partie civile, Me Ousseynou Gaye, fera état du déroulement du film des faits, tout en mettant en relief le comportement violent du prévenu, car il fréquente le fameux Ndiégane, un bar où on ne trouve que des bandits. Aussi, le témoignage de son grand frère est une confirmation du comportement peu recommandable du prévenu. Aussi, demande-t-il au tribunal de le maintenir dans les liens de la prévention à telle peine que va requérir le procureur ; et pour leur constitution, de leur allouer la somme de 500.000 francs, puisque la dame a perdu son téléphone portable de marque Nokia dont la valeur est de 250.000 francs, et autres choses se trouvant dans le sac. Quand au procureur, il a mis l’accent sur le caractère assez violent de l’agresseur, précisant que les éléments faisant état de l’agression ont été confirmés par le témoignage de son grand frère. « Pour la répression, je requiers 2 ans dont trois mois ferme », conclut-il. L’avocat de la défense a pris le contre-pied, aussi bien de la défense que du représentant du ministère public. « Il n’y a pas de preuve, je demande au tribunal la relaxe au bénéfice de doute », a-t-il plaidé. Le jugement sera rendu le 21 mai prochain.


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