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l’Echec de BENNO et la danse des Aventuriers

L’Echec de BENNO et La danse des Aventuriers

Si aujourd’hui encore à moins de cinq mois des présidentielles de 2012 les consensus les plus élémentaires ne sont pas encore dépassés dans Benno alors c’est par ce qu’au sein de cette coalition la confiance en soi et l’engagement sincère n’y sont pas du tout.

Les raisons toutes simples peuvent s’analyser sous deux ordres :

• L’absence d’un leadership fort et unanime transcendant les limites entre entités politiques composant cette coalition comme se fut le cas de Maître Abdoulaye WADE en 2000 ;

• La constitution de cette coalition était plus vouée à un désir de se maintenir en vie politiquement parlant qu’à une réelle volonté de constituer un bloc pour s’opposer au régime en place ;

En vérité, les relations dans Benno sont, en jargon mathématique, de simples relations d’ordre par nature antisymétriques induisant un nombrilisme avec comme soubassement une hypertrophie délirante d’un Moi partisan qui regarde l’autre en misérable.

Les questions que l’on peut se poser sont alors les suivantes :

• Que vaut cette théorie de partage ou de gestion sans responsable désigné ou du moins sans pouvoir réel sur la base du simple principe de consensus entre Nawlés ?

• Que ferait-on de la logique politique et des exigences urgentes des populations face à cette transition du genre comité de salut dans lequel chacun veille à ses intérêts comme à la prunelle de ses yeux ?

Le projet politique actuellement discuté au sein de Benno (Assises Nationales) et dans certains cercles dits apolitiques mais en réalité très intéressés par la politique tourne autour des trois axes fondamentaux suivants :

• Un Président de transition pour trois ans ;

• Un référendum constitutionnel ;

• Une élection au bout de trois ans

Pour le premier point, sa réalisation est plus qu’hypothétique ou presque irréalisable. Comment faire pour réduire le mandat d’un président légalement élu sur la base d’une constitution qui en fixe la durée à cinq ans ? Il n’y a qu’une seule et unique possibilité à la réalisation de cela c’est celle qui consiste à une démission du président élu ou une réduction volontaire de son mandat et dans l’un ou l’autre des situations il y aura nécessairement une mise à plat du dispositif constitutionnel avant l’organisation d’élections.

Cette situation de chaos ou de déstabilisation de notre pays n’est pas la solution indiquée dans le contexte mondial actuel caractérisé par des crises socioéconomiques cycliques. Tout citoyen sénégalais conscient sait que le pays ne peut pas se permettre ce luxe. En théorisant cette idée les partis de benno n’ont pas pris en compte le fait que le calendrier républicain obéit dans notre pays à des séquences et des délais en ce qui concerne l’organisation d’élections.

Que l’on s’y méprenne ces questions sont hautement importantes ainsi elles ne peuvent pas être bâclées par de simples calculs d’épicier.

Une telle pratique ne peut qu’engendrer des situations de conflit d’intérêts pouvant déboucher même sur une instabilité politique semblable à ce qui se passe dans certains pays africains par ce que chacun défendra sa chapelle et ses intérêts au prix de sa vie. D’ailleurs, elle repose sur deux préoccupations qui s’excluent mutuellement : comment arriver le plus vite au pouvoir et comment éliminer d’autres candidats gênant de la course avec une constitution taillée à l’aune de cette volonté.

En vérité, Conscients de leur manque de vision et de programmes pertinents susceptibles de produire un bilan opposable à celui de son régime, ces adversaires de Wade ont fini par accepter de bâtir leurs stratégies de conquête du pouvoir sur le mensonge consensuel.

L’opposition revancharde a toujours pensé qu’il était possible de produire par la communication une réalité sociale qui décrédibilise Wade et ses alliés lorsqu’on s’appuie sur une certaine presse privée affairiste, sur des ONG extraverties et sur une stratégie argumentative qui nie la réalité objective de la supériorité politique et économique du modèle Wadien.

Les propos tenus ça et là, la prolifération des candidatures et la naissance de la coalition des aventuriers ou Benno Alternative sont largement révélateurs de cet état de fait.

En définitive, tout le monde se voit au Palais ce qui instaure au finish une situation de confusion des rôles très préjudiciable aux lois et règlements sur lesquels reposent toute l’organisation d’une République.

Vouloir instaurer une telle pratique c’est prendre les sénégalais pour des dupes pire encore c’est insulter leur intelligence à travers celles-ci.

Ainsi, de Lamine DIACK, le vieil athlète de Monaco à Youssou N’DOUR, le néo intellectuel et futur ex M’balaxman national en passant par Alioune TINE, Omar FAYE, Latif COULIBALY etc, tous ont pris goût à ce jeu.

LESS WAKHOUL

Abdoulaye SECK

Coordonnateur de M2C,

Conseiller Technique à la Présidence


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