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 »L’expérience des pays évalués doit encourager les indécis »

L’expérience des pays ayant bouclé le processus Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) doit encourager les indécis à y adhérer, a confié à l’envoyé spécial de l’APS le directeur du NEPAD et de la politique de bonne gouvernance, Ibrahima Mbaye.  »L’expérience vécue par les pays engagés doit attirer les pays qui n’ont pas encore adhéré, parce qu’au fond, il n’y a pas eu de révolution, il n’ y a pas eu de bouleversements », a indiqué Ibrahima Mbaye, interpellé jeudi à Accra, à la fin de la première conférence continentale sur le MAEP qui était ouverte dans la capitale ghanéenne depuis mardi.
 »Certains pays qui n’ont pas encore adhéré peuvent se dire +attendons de voir où tout cela va nous mener », a dit le directeur du NEPAD et de la politique de bonne gouvernance.  »Tous les problèmes de bonne gouvernance ont été identifiés et des programmes d’action adoptés. Cela doit être un encouragement pour les pays qui sont hésitants à adhérer au mécanisme », a ajouté M. Mbaye qui s’est en outre prononcé pour le maintien du principe de l’adhésion volontaire au MAEP.  »Il faut éviter que les pays disent qu’ils sont contraints et forcés qu’ils ont eu à accepter le mécanisme », a-t-il mis en garde, ajoutant :  »l’imposition de l’adhésion risque d’engendrer des problèmes par rapport au respect de toutes les directives édictées par le MAEP ».

De plus en plus d’observateurs se demandent s’il ne faudrait pas rendre obligatoire l’adhésion au MAEP.  »Les pays qui y adhèrent le font en toute connaissance de cause, contrairement à un pays qui se dit obligé, qui est enclin à contourner les règles adoptées », a souligné M. Mbaye.  »Si on regarde par rapport à l’ancienne OUA (Organisation de l’unité africaine), a-t-il poursuivi, il y avait beaucoup d’initiatives auxquelles les pays adhéraient pour ne rien faire.

Rien ne bougeait ». Le MAEP est un instrument d’autoévaluation auquel les pays membres de l’Union africaine (UA) adhèrent volontairement. Il s’intéresse notamment aux questions de bonne gouvernance économique et politique. Jusqu’ici, seuls le Ghana, le Kenya et le Rwanda ont terminé le processus d’évaluation. L’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Algérie vont passer devant la commission d’évaluation en juillet prochain. Le NEPAD a adopté le MAEP en mars 2003. Quelque 26 pays y ont adhéré, selon des sources proches du NEPAD qui précisent que ces pays renferment les trois quarts de la population africaine.


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