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L’UEFA créé la surprise en confiant l’Euro-2012 au tandem Pologne-Ukraine

Jamais attribution d’un championnat d’Europe des nations n’aura fait l’effet d’une telle bombe: en votant à 8 voix sur 12 pour le duo Pologne-Ukraine, les membres du comité exécutif de l’UEFA ont sidéré la planète football et laissé beaucoup de questions en suspens.
L’annonce faite à Cardiff mercredi est un coup majeur sur l’échiquier géopolitique. Car, comme Adam Olkowicz, membre de la fédération polonaise de football, ne cessait de le répéter ces derniers jours, « aucune grande manifestation sportive n’a été organisée dans cette partie de l’Europe depuis les jeux Olympiques de Moscou en 1980 », si on excepte Sarajevo, alors en Yougoslavie, qui avait accueilli les JO d’hiver en 1984.

« C’est un rêve devenu réalité », a lancé Michal Listkiewicz, président de la Fédération polonaise. Mais une fois les festivités de Cardiff passées, l’organisation de ce tournoi majeur va rapidement tourner aux 12 travaux d’Hercule pour les « Euro-élus ».

En témoigne la barre de soucis née sur le front de Michel Platini, président de l’UEFA, à la lecture du résultat du vote du comité exécutif (8 voix sur 12 pour le ticket polono-ukrainien, 4 voix pour l’Italie, aucune pour le tandem Croatie-Hongrie).

Selon Dino Zoff, ancien capitaine de la Squadra Azzurra, Michel Platini aurait voté (il fait partie des 12 votants) pour l’Italie.

Le Français a certes été élu à la tête de l’UEFA en janvier dernier avec l’appui de nombreux petits pays de l’Est, mais le nouveau président avait sans doute en tête mercredi les impératifs logistiques d’un Euro.

Certains chiffres donnent déjà la migraine. Les stades en Pologne et Ukraine sont ainsi très éloignés les uns des autres: près de 2.000 kilomètres (dont seulement 23 km d’autoroute en tout) séparent Gdansk, en Pologne, de Donetsk, en Ukraine.

Sans oublier la situation politique ukrainienne qui vire à la crise aiguë depuis la dissolution du Parlement, prononcée le 2 avril par le président Viktor Iouchtchenko, un pro-occidental, et contestée par la coalition gouvernementale pro-russe, qui a saisi la Cour constitutionnelle.

« L’Ukrainien Grigory Surkis est membre du Comité exécutif de l’UEFA et, même s’il n’a pas pu voter (tout comme un Italien, lui aussi écarté du vote), il a probablement eu une grande influence sur la décision des membres du Comité », a en tout cas vitupéré Aljosa Asanovic (ancien international et membre de l’encadrement de la sélection croate).

Le détail des votes du comité exécutif, où M. Platini ne compte pas que des amis, reste pour l’heure un mystère, bulletin secret oblige. Le potentiel économique représenté par près de 85 millions d’habitants pour ces deux pays a peut-être aussi fait pencher la balance.

Le grand perdant de l’histoire est bien entendu l’Italie, donnée grande favorite en dépit de ses affaires (scandales des matches truqués du Calcio, violences en marge des matches de football).

Les membres de la délégation italienne sont pourtant restés dignes. « C’est un choix de politique sportive, a déclaré la ministre des Sports, Giovanna Melandri. Cela donne une chance aux pays qui viennent d’entrer sur la scène européenne et qui, désormais, rentrent de plain-pied dans la famille du football européen. »

« Je suis extrêmement déçu. Je ne peux pas dire autre chose », a réagi de son côté Marcello Lippi. L’ancien sélectionneur, membre de la délégation des Azzurri à Cardiff, qui avait offert un Mondial-2006 aux Italiens, n’a pas pu cette fois apporter un autre réconfort.


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