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La banque mondiale initie un «Boost» pour plus de transparence sur l’information budgetaire

La Banque mondiale a lancé hier, à Dakar, un nouveau sytème appelé «Boost» qui permet la mise en ligne du budget de l’Etat. C’est pour promouvoir la transparence dans la gestion.

La Banque mondiale a procédé, hier, à Dakar à la cérémonie d’ouverture de la conférence sur l’initiative d’un nouveau site internet dénommée «Boost». Cette rencontre qui a vu la participation de 14 pays africains a pour objectif de présenter un nouveau site d’information budgétaire en ligne. Ce, en vue de donner plus de transparence sur l’information budgétaire.

Selon Louise Cord, la directrice des opérations de la Banque mondiale, «’Boost’ est un nouveau site mis en place par la Fondation Bill Gate, en collaboration avec la Banque mondiale pour permettre aux citoyens,  à la société civile, au gouvernement, aux bailleurs, aux partenaires au développement et aux journalistes d’avoir une lecture plus simple et complète du budget de l’Etat».
En effet, le «Boost» constitue une porte d’accès privilégiée à l’information complète et régulière sur le choix budgétaire, les grandes étapes de la procédure budgétaire, le budget annuel et sa situation d’exécution en cours d’année. Il permet également un dialogue plus ouvert sur les priorités et politiques du gouvernement aussi bien qu’une connaissance plus transparente et plus ouverte sur les dépenses et décisions du gouvernement.

Ce qui permettra aux autres pays d’améliorer la qualité de leurs politiques sectorielles comme la santé et l’éducation et d’avoir une meilleure répartition et la localisation des dépenses géographiquement à travers d’autres pays. Il devra également permettre aux gouvernements et aux institutions concernées de marquer un nouveau jalon dans le dynamisme que nous avons enclenché pour la transparence budgétaire.

«Au-delà du traitement et de l’analyse des données, l’outil permet surtout l’accès aux informations budgétaires, à partir d’une connexion internet. L’utilisateur de ces données a la possibilité de faire toutes sortes d’analyses sur l’exécution budgétaire», renseigne la directrice des opération de la Banque mondiale.

Pour sa part, Cheikh Tidiane Diop, Secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, de renseigner qu’«au Sénégal, la loi portant sur le Code de transparence dans la gestion des finances publiques, est une transposition d’une directive de l’Uemoa dans le droit interne sénégalais. Par cet acte, notre pays a marqué son engagement irréversible de mettre résolument en œuvre les meilleures pratiques en matière de transparence dans la gestion des finances publiques».

«Et compte tenu de l’importance capitale de la transparence budgétaire dans la bonne gouvernance, notre gouvernement n’a pas attendu longtemps pour engager des actions dans la mise en place œuvre des dispositions du code, parmi  lesquelles, l’accès du public à l’information budgétaire, objet de la  présente rencontre», a-t-il renseigné.

Cependant, poursuit-il, «il est important de noter que l’ensemble des informations et documents sur les finances publiques visés par ce code de transparence sont mis en ligne. En ce qui concerne les informations budgétaires, des documents simplifiés ont été produits pour améliorer la lisibilité du budget comme le  budget citoyen et le document pas-à-pas, qui facilite aux parlementaires l’exploitation des dossiers de la loi de finances».

«Compte tenu de l’intérêt particulier que présente cet outil, il ne pourra porter ses effets que s’il est connu des cibles, c’est-à-dire bien vulgarisé. De ce fait, des actions de formation et d’information devront être menées à l’intention des utilisateurs pour une meilleure connaissance de cet outil, son utilisation optimale et à terme de son appropriation par les concernés», a-t-il recommandé.

Le Populaire

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