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LA BANQUE MONDIALE PREDIT UN AVENIR DIFFICILE SECHERESSE ET VULNERABILITE EN AFRIQUE DE L’OUEST

  • Date: 11 mai 2016

D’après un rapport de la Banque mondiale publié hier sur la sécheresse et la vulnérabilité en Afrique, l’avenir s’annonce difficile en Afrique de l’ouest et de l’est, avec les effets des changements climatiques qui limitent les moyens d’existence. Plus de 300 millions de personnes sont menacées.

Les effets des changements climatiques menacent même la survie de l’homme. En Afrique de l’Ouest, la Banque mondiale tire la sonnette dans un rapport publié hier, intitulé ‘’Confronting Drought in Africa’s Drylands’’ et qui examine les possibilités d’améliorer la capacité de résistance en cas de sécheresse dans les zones arides d’Afrique. D’après ce document, la sécheresse et la vulnérabilité menacent des centaines de millions de personnes en Afrique.

Le rapport considère qu’un sous-ensemble de pays situés en Afrique de l’Est et de l’Ouest comprenant de vastes zones arides, semi-arides et subhumides où vivent plus de 300 millions de personnes, est dans une situation alarmante. «Les chocs graves et fréquents auxquels elles sont exposées, en particulier les sécheresses, limitent déjà les moyens d’existence, compromettent les efforts déployés pour éliminer la pauvreté et exigent l’apport d’une aide d’urgence. L’avenir s’annonce encore plus difficile : la croissance démographique et l’expansion des superficies couvertes par les zones arides à la suite du changement climatique pourraient accroître de 70 % le nombre de personnes vivant dans des environnements difficiles à l’horizon 2030», lit-on dans le rapport de la Banque mondiale. « Les terres arides, qui sont des zones sensibles exposées aux catastrophes naturelles, posent un défi fondamental pour le développement de l’Afrique. Il est impératif, pour réduire durablement la pauvreté, de mieux gérer les impacts des phénomènes météorologiques extrêmes et de la variabilité du climat, car le nombre de personnes vivant dans les zones arides et se faisant concurrence pour obtenir des ressources rares ira croissant », note Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique.

Entre 200 et 650 milliards de francs Cfa par an pour des interventions techniques Malgré les difficultés, le rapport rassure qu’il serait toutefois possible d’améliorer la résilience des populations face au  changement en gérant mieux l’élevage, l’agriculture et les ressources naturelles. «Nos travaux montrent qu’en investissant dans des interventions qui accroissent la viabilité et la productivité des activités pastorales et agricoles, nous pourrions considérablement améliorer les perspectives de développement en Afrique de l’Est et en Afrique de l’Ouest et atténuer les pertes qui touchent les ménages pauvres de manière disproportionnée », explique Raffaelo Cervigni, économiste principal spécialiste de l’environnement à la Banque mondiale et coauteur du rapport. Parmi les autres interventions examinées dans le rapport, figurent une gestion intégrée des paysages visant à rétablir la santé des zones dégradées pour recréer des écosystèmes fonctionnels et productifs et l’abaissement des obstacles au commerce pour accroître les aliments disponibles et en réduire le coût, notamment après un choc. Les auteurs estiment que le coût d’interventions techniques adaptées à leur contexte et bien ciblées devrait être compris entre 0,4 et 1,3 milliard de dollars par an.

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