LA BID TRAVAILLE À METTRE EN PLACE UNE INSTITUTION DE MICROFINANCE ISLAMIQUE AU SÉNÉGAL (DIRECTEUR RÉGIONAL)

La Banque islamique de développement (BID) travaille avec le gouvernement du Sénégal pour la création d’une institution de microfinance islamique, ainsi que pour la mise en place d’un « waqf » (forme de don dans la finance islamique) destiné au secteur de l’éducation, a indiqué son directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest, Moussa Sillah.

La BAD qui accompagne le Sénégal dans la promotion et le développement de l’industrie de la finance islamique, a aidé à la formulation d’un projet de loi sur le « Waqf » (forme de don dans la finance islamique), a relevé M. Sillah, dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil.


Il estime que « Dakar pourrait bien être un hub pour la finance islamique si toutefois, il existe une politique pour en faire un ». Il explique que « le Sénégal a, en effet, des avancées notoires dans ce domaine ».

Le directeur régional de la BID pour l’Afrique de l’Ouest a salué « l’engouement du secteur privé sénégalais pour le développement de la finance islamique ». Il a rappelé que la Société islamique pour le développement du secteur privé (SID), une filiale du Groupe de la BID a « accompagné le gouvernement du Sénégal pour l’émission de Sukuk, c’est-à-dire l’emprunt obligataire islamique ».


« Le première opération avait permis au gouvernement de mobiliser 100 milliards de frs CFA en 2014. Une deuxième opération de 200 milliards de francs CFA vient d’être clôturée avec succès », a indiqué M. Sillah. Le financier a souligné que son institution financière « accompagnera tous les pays membres pour que chacun y développe les outils de la finance islamique bénéfiques à son économie, en particulier ceux contribuant au renforcement de la compétitivité et à la lutte contre la pauvreté ».


Revenant sur la coopération « exemplaire » entre la BID et le Sénégal, l’ancien ministre du Commerce gambien a rappelé que « la
contribution de notre Groupe au financement du Train express régional (TER) est déjà acquise ». Le TER va relier Dakar à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass.


« En effet, le conseil d’administration de notre institution financière du mois de juillet dernier a approuvé un financement de 300 millions d’euros (plus de 196 milliards de frs CFA) pour ce projet, soit 42% sur le coût total du projet », a indiqué Moussa Sillah. La convention de financement a d’ailleurs été récemment signée au siège de la BID, à Djeddah (Arabie Saoudite), entre le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba et le directeur sortant de la Banque, Ahmad Mohamed Ali.


Amadou Ba et Ahmad Mohamed Ali avaient également signé une autre convention de financement concernant la phase 2 du Programme d’alphabétisation et d’apprentissage des métiers pour la lutte contre la pauvreté (PALAM 2) pour 12 milliards de FCFA.


Le financement accordé pour le TER est un « montant très important et c’est la première fois que notre institution financière accorde une telle somme pour un projet unique dans un pays de l’Afrique subsaharienne », a indiqué Moussa Sillah.


Il a ajouté que « la Banque estime que c’est un projet très important qui, avec l’ouverture du nouvel aéroport international Blaise Diagne, va contribuer à désengorger Dakar et aider à la mobilité des personnes entre Dakar et sa banlieue ».

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