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La CNES rencontre le Conseil de la République : Pour un climat des affaires plus sain

Le Conseil de la République pour les Affaires Economiques et Sociales dans le cadre de la première session ordinaire 2007 sur la libéralisation de l’économie sénégalaise, ses atouts et ses contraintes a rencontré la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (CNES).
Face aux conseillers, la CNES a estimé que la libéralisation de l’économie ne constitue pas une menace et qu’avec la suppression des barrières protectionnistes, les entreprises et l’économie sénégalaise de façon générale ont eu au plan macro des acquis positifs.

La confédération a cependant évoqué la crise qui sévit dans le secteur manufacturier qui n’arrive pas à décoller et que son apport dans le PIB stagne avant de recommander un système d’incitation efficace pour doper le secteur. Elle a demandé à l’état de s’occuper des biens publics par un renforcement des infrastructures, une bonne formation de la main d’œuvre et la mise en place de règles « claires et transparentes ».

La CNES a par ailleurs évoqué avec les membres de la Commission des Affaires Economiques et Financières, des Relations Extérieures et de l’intégration africaine du CRAES, la problématique du régime de change et souhaité une réforme du système en vue de rendre plus compétitif les entreprises. Elle a souligné que l’arrimage du CFA à l’euro « pose problème » car elle ne reflète pas de la situation économique, et que l’euro s’apprécie surtout vis-à-vis du dollar et que cela gène les exportateurs.

Sur les accords ACP-EU, la CNES regrette une certaine « impréparation » des pays précités amenés souvent à signer des accords en dehors de toute étude d’impact sur leurs économies. Il s’agit souligne les employeurs de voir jusqu’où peuvent aller les pays ACP dans le désarmement tarifaire et jusqu’où peuvent aller les pays de l’UE dans la réduction des subventions à l’agriculture rappelant dans cette foulée que les pays ACP ne peuvent pas faire face à la concurrence européenne et qu’ils ne sont pas prêts pour la signature d’accords avec l’UE l’année prochaine.

Évoquant le climat des affaires, Mansour Kama et ses associés ont dit attendre de l’Etat la définition d’un « cadre transparent » et dénoncé la non-entrée en vigueur de nouveau Code des Marchés qui attend encore ses décrets d’application. Ils ont appelé l’Etat à « une plus grande transparence dans l’attribution des marchés ».

L’attention des conseillers a été portée aussi sur le renchérissement des coûts des facteurs de production, « la frilosité traditionnelle » des banques qui hésitent à procéder au financement des investissements à moyen et long terme, « les ententes oligopolistiques dans les secteurs maritime et bancaire des surcoûts.

La CNES a suggéré à l’Etat le dépassement des logiques de programme pour l’adoption d’une démarche stratégique articulée autour d’une politique économique clairement définie avec objectifs à atteindre et moyens budgétaires mobilisables.


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