25 avril, 2014
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La crise étrangle l’économie : Macky Sall étale les efforts de l’Etat

La crise étrangle l’économie : Macky Sall étale les efforts de l’Etat

Le Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds) en assemblée générale ce samedi, demande à l’Etat sénégalais de trouver une solution à la crise énergétique qui gangrène les entreprises sénégalaises.
La situation énergétique du Sénégal comporterait des risques de pertes d’emplois, de manque à gagner pour l’économie nationale, sans compter d’autres dangers. Suffisant pour que le Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds) qui a tenu le samedi sa 7e assemblée générale sur le thème des «Enjeux de l’intégration : quelles perspectives pour l’entreprise sénéglaise», estime que, «se donner les moyens de notre stratégie de croissance accélérée (Sca), c’est au préalable résoudre la crise du secteur de l’énergie». Mbagnick Diop, président du Meds a indiqué : «D’après nos prévisions, le Sénégal perdra au moins trois point en termes de croissance économique cette année», du fait de cette crise énergétique.

Il note toutefois que la situation s’améliore dans la distribution de l’énergie électrique, mais ajoute-t-il, «il nous faut agir en toute responsabilité pour trouver une sortie de crise définitive». Au regard de la situation martèle M. Diop, «c’est le respect préalable des engagements contractuels de toutes les parties prenantes: Etat, Sar, Senelec. C’est le prix à payer pour un règlement définitif. La responsabilité de l’Etat consiste à définir une bonne politique énergétique à même de sécuriser les investisseurs publics et privés».

Rappelant les efforts consentis par l’Etat pour atténuer les impacts négatifs de la crise énergétique, le Premier ministre Macky Sall, invité à cette rencontre du Meds, soutient que «le gouvernement a réussi à résorber le problème structurel de la Sénélec». Il ne resterait, à l’en croire, que le problème conjoncturel lié aux coûts des matières premières. Et de considérer que cela suppose un effort de l’Etat, mais aussi un effort du secteur privé. Car explique le Premier ministre, «nous sommes dans un contexte défavorable, où le Sénégal n’est pas un producteur de pétrole, mais un pays qui subit de plein fouet les variations des cours du baril». Selon Macky Sall, «nous sommes dans une phase d’un véritable choc pétrolier, puisque jamais dans l’histoire de l’humanité, les cours mondiaux du baril n’ont atteint ce niveau (60, 70 jusqu’à 80 dollars le baril)».

Et d’ajouter que, devant une telle inflation du baril, le pouvoir public a décidé d’atténuer les impacts. Selon M. Sall , des mesures hardies ont été prises pour renforcer les capacités de la Sar, en lui trouvant un moyen de sécuriser ses importations en produits bruts. En outre, indique Le Premier ministre, dans le cadre de la modernisation du parc vétuste de la Senelec, qui ne répondait plus aux exigences de l’économie, un effort substantiel a été déployé afin d’installer plus de 180 nouveaux mégawatt à la société nationale de distribution d’électricité.

Toutefois, reconnaît-il, «le secteur de l’énergie est un véritable défi qu’il faut aborder avec beaucoup d’objectivité, mais surtout avec connaissance puisque c’est un secteur relativement complexe. Il nécessite de la part des pouvoirs publics, du secteur privé ainsi que de tous les acteurs, une concertation, un dialogue franc permettant de trouver une solution».