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Guerrier Manding

A la découverte de la culture Mandingue

Les Mandingues (ou Mandinka, Mandés) sont un peuple d’Afrique de l’Ouest originaire du territoire occupé par l’actuel Mali. Ils vivent essentiellement au Sénégal, au Mali, en Côte d’Ivoire, en Gambie, en Guinée, en Guinée-Bissau, au Burkina Faso, en Mauritanie, au Libéria, en Sierra Leone et au Ghana.

 HISTOIRE

« La plupart des gens qui connaissent le Djembe et ses rythmes n’ont aucune idée de la richesse culturelle, ni de la complexité sociale et politique qui ont marqué l’histoire de l’Afrique.
Les rythmes des Malinké ne témoignent pas seulement d’une culture musicale extrêmement riche mais racontent aussi des histoires et l’histoire de cette culture. »(Ushi Billmeier)
Les premiers habitants du futur empire Mandingue sont les Wankara.
venus en 2760 av. JC des bords du Nil d’où ils chassèrent les autochtones appelés pygmées. En 760 av. JC, ils ont créé un Etat fédéraliste appelé Oudouma, ce qui signifie : région des fêtes nocturnes. Plus tard, cet Etat fût annexé à l’empire du Ghana, et quand celui-ci tomba en décadence, les Malinké fondirent le grand empire du Mali qui s’étendait sur une zone qu’occupe aujourd’hui : Le Mali, la Guinée, le Burkina Faso, la côte d’Ivoire, la Sierra léone, le Libéria, la Gambie et le Sénégal. Si le Mali à aujourd’hui la taille qu’on lui connaît, on comprend pourquoi l’ethnie Malinke est présente dans tous ces pays.
Certains rois ont marqués l’histoire des Malinkés. C’est par exemple le cas de Soundiata Keita, qui fût l’artisan des conquêtes à l’origine de l’expansion de l’empire. C’est également lui qui organisa la société en castes, en imposant que chaque fils fasse désormais le métier de son père. Il fonda également la capitale de l’époque appelée Niani et dans laquelle résidait un autre roi célèbre : Mansa Moussa. Ce dernier est d’avantage connu pour l’impressionnante quantité d’or qu’il apporta à l’Empire.

Après la 2ème guerre mondiale, les forces coloniales furent soumises à la pression croissante de l’opinion publique mondiale .Cette revendication pour l’égalité des droits, fût le commencement des luttes pour l’indépendance .Le Maroc et la Tunisie, eurent leur indépendance en 1956. En 1957, ce fût le tour de la côte d’Ivoire, puis de la Guinée en 1958. La Guinée déclara par le biais de son président de l’époque, Sékou Touré: « Nous préférons la pauvreté dans la liberté que l’opulence dans l’esclavage » .La France enleva toutes les infrastructures publiques, comme les écoles et les hôpitaux .
L’indépendance fut suivie d’une importante période de renaissance culturelle et les présidents des pays « Mandingues » ont crées chacun leurs ensembles de musiques nationaux pour les envoyer comme émissaires à travers le monde.

Le griot :

Traditionnellement, l’enseignement en Afrique est exclusivement oral, il est donc difficile de parler de la musique sans parler du Griot.
C’est en Afrique de l’ouest, dans les grandes sociétés féodales comme l’empire du Mali, ou les nombreuses castes établissent la hiérarchie sociale, que les Griots sont devenus l’objet de la plus haute estime, celle accordée aux héros courtisés, craints et respectés.
Au sein de la société Mandingue, très structurée et hiérarchisée, les Griots font partie d’une caste à part, attachée à l’art oratoire et à la musique; les Griots sont donc des musiciens et des chanteurs. Au temps des grands royaumes, ils étaient soit musiciens à la cour, soit musiciens itinérants, comme l’étaient chez nous, les bardes, au moyen âge. Ils sont appelés Djeli chez les Bambara et Malinke, et djewel au Sénégal.

La langue :

La langue mandingue fait partie des langues mandées parlées par plus de dix millions de personnes réparties dans une quinzaine d’États d’Afrique de l’Ouest.

Outre la langue, les Mandingues partagent un corpus culturel commun comprenant :

  • une religion où le sacré est omniprésent
  • une société de tradition orale

Répartition

Le groupe mandingue regroupe un ensemble culturel qui compte 27 variantes dialectales classées en deux groupes :

  • Mandingues occidentaux : Sarakhollés ou Soninké, Mandingues du Sénégal oriental (Mandingo), Badibunke du Kombo (Gambie), Pakawunke du pays de Sédhiou (Sénégal), Woyinké du Kaabu (Guinée-Bissau)…,
  • Mandingues orientaux : Bambaras et Khassonkés du Mali, Malinkés de Guinée et Malinkés de Côte d’Ivoire.
  • Les Malinkés de Côte-d’Ivoire, sont comme des Bambaras, ils sont aussi appelés Dioulas, ce qui veut dire commerçant chez les Mandingues. Les Malinkés sont présents en Sierra Leone et au Libéria, mais ils y sont peu nombreux.
  • Les Malinkés de l’est du Sénégal sont les Diakhankés. Ils sont installés dans le territoire actuel du Sénégal depuis plusieurs siècles. Au Sénégal, les Mandingues, qu’ils soient Soninkés, Malinkés, Bambaras, etc., sont appelés Sossés par les Wolofs et les Sérères. Les Jalonkés sont présents en Guinée.
  • Les Malinkés et les Bambaras parlent la même langue, mais certains mots diffèrent. Leurs chasseurs sont appelés les Donsos.

Les instruments de percussions Mandingues

Le Djembetéléchargement

Nous l’avons vu,le Djembe est d’origine « Mandingue », groupe ethnique en majorité dans la région forestière qui recouvre le sud du Mali, l’est de la Guinée, le Nord de la côte d’Ivoire et l’Ouest du Burkina Faso, région source de la plupart des rythmes traditionnels et ou on les rencontre encore joués dans leurs formes les plus authentiques .
De là, il s’est répandu dans toute l’Afrique de l’Ouest, ou il est essentiellement joué par les hommes, le chant étant l’apanage des femmes.

Les dunduntéléchargement (1)

Au Mali, on utilise généralement un seul dundun appelé kenkeni, il peut être complété dans certains cas par un 2ème dundun. En Guinée, on utilise trois dundun appelés dununba, sangba, kenkeni . Il n’est pas obligatoire que ces différents dundun soient réunis; S’il n’y a qu’un seul joueur, le dundun employé sera le sangba – tambour le plus important de cette formation -;Pour donner plus de mélodie, un autre joueur peut compléter ce jeu avec le kenkeni. Cette formation est plus fréquemment complétée par un dununba dans la région de Kouroussa, en Haute Guinée .
Le dununba et le sangba produisent un son grave; ils évoluent en relation avec le djembéfola soliste et les variations de la danse. Le kenkeni, le tambour le plus petit de cette formation, a un son moins grave; il a, au sein de l’orchestre, un rôle rythmique d’accompagnement constant. Il maintient une base sans variations.

Le yabaratéléchargement (2)

Le yabara est originaire de la Guinée forestière des ethnies Kisi, Toma, Gereze.
Hochets à percussion externe, le Yabara est réalisé avec une calebasse entière en forme de cruche dont la queue sert de poignée; La calebasse est évidée et enveloppée d’un filet assez lâche émaillé de vertèbres de serpents, de cauris, ou de rondelles de bois (parfois de fèves « gombele »).On tient la calebasse par la « poignée » en donnant un mouvement de va-et-vient pendant que l’autre main tire l’extrémité du filet vers le bas. Le son qui en résulte est sec. Le musicien produit un rythme cadencé d’accompagnement du bolon, lors des grandes cérémonies rituelles en l’honneur des génies tutélaires ou de mânes, ancêtres du village.
Dans la région de Sikasso, les bamanan n’utilisent que le yabara (également appelé tchitchakara) pour leurs festivités

 

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