Contributions

LA DEMOCRATIE EST LA MEILLEURE AMIE DES FEMMES -PAR MME AMINATA TOURE ANCIEN PREMIER MINISTRE-

  • Date: 9 mars 2016

Chaque année, la célébration de la fête internationale de la femme offre  l’opportunité de passer en revue les progrès réalisés dans l’avancement des droits des femmes et des filles. C’est aussi l’occasion de réfléchir sur les défis et les obstacles qui se dressent encore nombreux  sur le chemin de  l’égalité de droits et de chance entre hommes et femmes. Faut-il rappeler que la journée internationale de la femme honorait au départ la lutte des femmes ouvrières au début du XXème siècle pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote.

En 1910, la Société des Nations, ancêtre des Nations Unies, décrétera le 08 Mars Journée Internationale des femmes. Cependant, ce n’est qu’en 1985 , avec l’adoption des Stratégies Prospectives de Nairobi pour la Promotion des Femmes, que l’Organisation des Nations Unies a commencé à commémorer effectivement la Journée Internationale des Femmes le 08 Mars .

Depuis lors, cette journée a pris une dimension mondiale pour les femmes de tous les pays du monde qui, quel que soit le niveau de développement économique et social de leur pays respectif, continuent à vivre des discriminations et injustices par leur seul fait d’être nées femmes. Les conférences mondiales des Nations Unies sur les femmes, ont contribué à faire de cette commémoration  un point de ralliement pour mobiliser tous les acteurs en faveur des droits des femmes et de leur  participation  à la vie politique et économique. Cette année, les Nations Unies ont choisi comme  thème de l’édition 2016  : “Planète  50- 50 d’ici 2030: Franchissons le pas pour l’égalité des sexes ”.  Ce thème fait suite à la décision des Nations Unies lors de la 59ème session de la Commission du Statut de la Femme  de proclamer l’autonomisation des femmes et l’égalité de genre d’ici 2030.  Cet objectif intervient dans la foulée de l’adoption par les chefs d’Etat et de gouvernements du monde de  l’Agenda 2030 sur « les Objectifs de Développement Durable (ODD) ». Ainsi, la communauté internationale prend des engagements forts visant à mettre fin à toutes formes de discrimination faites aux femmes et aux filles à travers des mesures concrètes et  bien ciblées pouvant apporter des changements majeurs dans la vie des femmes et des filles.

Ici chez nous au Sénégal, des  actes significatifs ont été posés depuis 2012 allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie  et des droits des femmes sénégalaises. Dès son arrivée au pouvoir, le Président Macky Sall, nouvellement élu  a pris la décision de mettre en application immédiate la loi sur la parité alors que de nombreuses voix y compris dans son propre camp s’élevaient contre une loi qui remettait profondément en cause  la prédominance masculine au niveau de l’hémicycle.

Près de quatre ans après l‘installation de l’Assemblée nationale paritaire, l’évaluation faite par le Réseau des Femmes Parlementaires, en collaboration avec le Onufemme, (l’organisme des Nations Unies en charge de la question de l’égalité de genre) montre que les femmes assument honorablement leurs charges de représentation, elles sont beaucoup plus assidues et impliquées dans le travail parlementaire et elles s’intéressent beaucoup plus que leurs collègues-hommes aux problématiques de développement social qui impactent les familles et les communautés. La récente application de la règle paritaire au bureau de l’Assemblée nationale fait de cette institution la première institution du pays à avoir déjà atteint l’objectif  50/50 fixé par les Nations Unies pour 2030. Après la parité exigée par la loi pour tous les postes à caractère électif, Il reste à en faire de même pour tous les postes nominatifs et à cette fin, il existe pour sûr suffisamment de femmes qualifiées pour  assumer les responsabilités requises.

Au-delà de la représentation politique, il faut relever, pour la saluer, la politique sociale mise œuvre depuis l’avènement de la seconde alternance, il s’agit d’une véritable révolution silencieuse qui cible essentiellement les femmes les plus vulnérables et leurs enfants. Les bourses familiales et  l’assurance-maladie universelle, concepts inconnus dans nos politiques de développement jusqu’en 2012, contribuent à donner une dignité économique et sociale à 300.000 femmes et à leurs familles. Le Programme d’Urgence de Développement  Communautaire lancé en 2015 qui se fixe pour objectif de doter tous les villages du paquet minimum de développement par la construction sur l’ensemble du territoire de centres de santé, de pistes et de forages, profite essentiellement aux femmes rurales. Il en est de même pour la distribution massive de matériels d’allègement des tâches domestiques et le financement important aux activités génératrices de revenus.

Dans le domaine des droits civils, il est important de relever également une avancée importante pour les femmes: la loi sur la nationalité adoptée en  juillet 2013 efface une  injustice vieille de plusieurs décennies. Désormais, les femmes sénégalaises à l’instar des hommes sénégalais peuvent désormais transmettre la nationalité à leurs enfants. Ceci pour dire qu’en quatre années du régime Macky Sall, le bilan est largement positif pour les femmes. La célébration de la Journée Internationale de la Femme de cette année se déroule dans un contexte particulier de l’ évolution institutionnelle et démocratique de notre pays,  celui du  référendum du 20 mars. En effet, notre pays a déjà fait des pas de géant dans la ratification des conventions et instruments internationaux tels que la CEDEF, le protocole de Maputo et autres engagements et recommandations issus des sommets sur l’égalité entre les hommes et des femmes ( Beijing+20,Rio +20, CEDEAO, UA,etc.).

Le Sénégal a ainsi entamé sa mutation vers plus d’égalité entre les hommes et les femmes avec la volonté de domestiquer tout l’arsenal international en termes de lois, mesures et règlements favorables à la promotion des droits humains, à l’autonomisation des femmes et à l’égalité des sexes. C’est dans ce contexte que le Président de la République, Macky Sall a décidé de convoquer la nation pour un referendum proposant des réformes constitutionnelles consolidantes de notre démocratie et de l’Etat de droit. Ainsi, à l’instar de toutes les franges de la communauté, les femmes se doivent de saisir ce moment historique dans la perspective de participer au renforcement des acquis démocratiques, mais aussi pour lancer une nouvelle ère pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, conformément aux Objectifs de Développement Durable (ODD). Car les femmes l’ont bien compris : la démocratie est leur meilleure amie

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15