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LA FAIM CONTINUE DE TUER…Le droit à l’alimentation brimé par les gouvernants

Le droit à l’alimentation est éclipsé par d’autres droits qui bénéficient d’un meilleur soutien public ou politique. Ce n’est pas une utopie, les gouvernements, ayant reconnu le droit à l’alimentation, ont le devoir de le respecter, de le protéger et de le satisfaire. C’est le point de vue de l’organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao).
850 millions de personnes étant toujours privées d’une alimentation suffisante, le droit à l’alimentation, plus qu’un simple impératif économique, moral et politique, est avant tout une obligation juridiquement sanctionnée. C’est du moins ce qui ressort d’un document publié par la Fao. Aussi, note-t-on, le 16 octobre prochain, la Fao entend célébrer la Journée mondiale de l’alimentation (Jma) sous le thème: « Le droit à l’alimentation ». Seulement, avertit Barbara Ekwall, la Coordonnatrice de l’Unité chargée du droit à l’alimentation, « ce n’est pas une utopie. Le droit à l’alimentation peut devenir une réalité pour tous.

Certains pays avancent dans le bon sens, mais cela dépend également de la contribution de chacun d’entre nous ». Par droit à l’alimentation, on entend le droit de tout être humain à avoir un accès régulier à une nourriture suffisante, adéquate sur le plan nutritionnel et culturellement acceptable, pour mener une vie saine et active. Aussi, l’organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture ajoute que de nombreux efforts doivent encore être déployés pour faire entendre la voix des personnes victimes de la faim et pour renforcer la capacité des gouvernements à respecter leurs obligations. Si, ajoute la Fao, nous voulons une concrétisation des objectifs du Sommet mondial de l’alimentation ainsi que le premier des Objectifs du Millénaire pour le développement qui consiste en une réduction de moitié de la faim d’ici 2015.

Selon la Fao, alors que l’insécurité alimentaire affecte au moins un septième de la population mondiale et à la veille de la commémoration du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le droit à l’alimentation reste éclipsé par d’autres droits qui bénéficient d’un meilleur soutien public ou politique. Il s’agit du droit de subvenir dignement à ses besoins plutôt que de celui d’être nourri. Depuis 1996, poursuit la Fao, à la suite du Sommet mondial de l’alimentation, la Fao a travaillé avec des gouvernements et communautés du monde entier pour la reconnaissance de ce droit fondamental de l’homme. Tout en constatant la persistance d’un nombre très élevé de personnes sous-alimentées.


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