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La folie collective gagne le Sénégal

  • Date: 8 novembre 2016

Attention ! Le Sénégal devient fou. Les femmes et hommes politiques s’insultent et se calomnient. Pour un rien, une personne poignarde une autre ou dégaine un révolver. Le suicide est devenu un fait banal. Le viol est fréquent. Les animateurs et journalistes déparent régulièrement. Des couples se brisent pour des détails ou un soupçon et se retrouvent dans des situations tragiques.

Ailleurs, des fidèles musulmans s’entretuent et séquestrent un Imam. A l’Assemblée nationale, des députés manifestent des troubles de comportement et des dérives de l’esprit identifiables à une aliénation. Cette aliénation altère leurs facultés mentales jusqu’à leur faire oublier leurs missions. Les propos qu’ils tiennent même au cœur de l’Institution, s’accommodent de violence. Finalement, la perte de la raison et du bon sens gagne le Sénégal. Les normes sociales sont violées et le Sénégalais devient querelleur et impulsif.

Dans le champ politique, dans le domaine sportif, dans l’espace public, la démesure prend le dessus sur tout et sur tous. Les attaques et répliques sont violentes. Le débat politique est devenu bagarreur. Une psychose parano-dépressive caractérisée par des phases d’excitation conduit le débat politique à des dérives qui aboutissent souvent devant les Cours et Tribunaux. La paranoïa, la schizophrénie et la catatonie se manifestent partout et rendent bien compte de troubles mentaux qui envahissent les Sénégalais.

Les Sénégalais deviennent fous

On tue partout parfois pour une tasse de café ou un mégot de cigarette. On diffame dans la presse. On déballe dans les média. Et même des guides religieux dévoilent des discussions privées avec unebimpudique fierté et certains parmi eux versent dans la contre-vérité et la mystification. Les Sénégalais deviennent simplement fous.

Le Sociologue Serigne Mor Mbaye a une fois parlé d’une nécessité de « ndeup national », c’est-à-dire de cure psychologique pour extirper de la mémoire commune les troubles mentaux qui altèrent les comportements.

Cette suggestion est plus que jamais d’actualité avec la série d’homicides, de monstruosités, de dérapages verbaux, d’égarements dans les répliques politiques, et même de tenues vestimentaires farfelues et inaccoutumées. Le fou n’est pas celui qui est habillé en haillons sales. Il est dans les rédactions d’organes de presse, il est dans les services publics, il est dans les partis politiques, il est dans les Institutions, il est dans les Eglises comme dans les Mosquées.

Le Pouvoir aussi rend fou

Et « C’est une chose admirable que tous les grands hommes ont toujours quelque petit grain de folie mêlée à leur science », dit Molière dans sa pièce « Médecin malgré lui« . Et pour cause ! Combien de personnalités publiques tiennent de gros mots ou disent des énormités qui amènent les citoyens à les taxer de fous ?

Souvent, au Sénégal, on entend un Ministre qui dérape, un comédien qui perd le sens de son art par des comportements et des propos phénoménaux qui agacent, des opposants qui versent dans un langage identifiable à l’expression de troubles maniaco-dépressifs ou des citoyens anonymes qui se griffent même pour un regard supposé mal posé.

Dans l’espace du pouvoir, comme du temps de Wade, on trouve trop de personnes que les privilèges et les sinécures rendent fous.

Wade a d’ailleurs eu son Farba. Macky a aussi ses Farba. Et ce qui est frappant est que tous ces Farba ont en eux une certaine bouffonnerie qui se manifeste dans les propos désinvoltes qu’ils tiennent ou dans leurs comportements publics souvent légers et parfois libertaires.

En fait, la folie s’extériorise partout au Sénégal. Elle s’exprime par une apparente altération pathologique de l’esprit qui se manifeste par des actes de violence ayant pour cause des banalités, par une conduite impolie dans la circulation routière, par des propos orduriers de politiciens qui, face à l’adversité ou à la contradiction, se retrouvent dans un état psychologique de troubles intenses poussés au paroxysme et même par des prédicateurs médiatiques que l’audience télévisuelle ensemence jusqu’à la démence.

On dépasse partout la mesure considérée comme convenable par une violence meurtrière, par l’outrage, par l’hypertrophie et par un langage souvent grossier et parfois ordurier. Qui sauvera l’esprit public sénégalais ?

Le Piroguier

1 Comments

  1. Monsieur le piroguier ou le rameur si vous ne disposez pas d une pirogue a moteur. A vrai dire vous avez fait un diagnostic sans complaisance de notre cher Senegal. Tout ceux qui sont epris de paix et de concorde ont peur pour nos lendemains. Ayons le courage de commencer ce ndeup national dans nos localites respectives(bureaux,maisons,quartiers etc..) pour notre benefice .

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