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La jeune divorcée condamnée à 5 ans pour avoir enterré son bébé

Obéissante, elle avait convolé en justes noces avec un émigré qui divorça plus tard sur un simple coup de fil. Ndéye Aby Mbaye, pour se refaire une vie sentimentale, renoua avec son premier amant. Une grossesse s’ensuivit de cette idylle et à la naissance de l’enfant, elle préféra l’enterrer vivant. Ce qui lui a coûté cinq ans de travaux forcés.

Source le Soleil
Les faits remontent à la nuit du 18 au 19 novembre 2004, aux environs de 3 heures du matin. Dormant dans la chambre de sa tante Amina Mbaye, la jeune Ndéye Aby Mbaye fut prise par des douleurs annonciatrices de l’imminence d’un accouchement. Elle sortit à pas feutrés pour ne pas réveiller sa tante, puis s’engouffra dans les toilettes où, toute seule, elle mit au monde un bébé de sexe féminin. Mais elle préféra enterrer le nouveau-né dans les parages. Après son forfait, elle se lava et retourna tranquillement au lit. Mais grâce à un coup de fil anonyme d’une personne qui avait décelé sa grossesse et qui s’est étonnée de ne plus la voir la porter, les éléments du commissariat centrale de Thiès sont allés cueillir Ndeye Aby Mbaye.

Placée dans les liens de la prévention pour infanticide, elle a tenté, hier, devant la barre de la Cour d’assises de Thiès, de se tirer d’affaire en essayant de faire croire que son bébé était un mort-né parce qu’il n’a pas crié à sa venue au monde. La tête de l’enfant, a-t-elle ajouté pour soutenir sa thèse d’un enfant mort-né, avait cogné la chaise turque en ciment et du sang sortit de son nez. Aussitôt après, elle se saisit de l’hilaire trouvée sur les lieux pour ensevelir le bébé. Interrogée sur les raisons qui l’ont conduite à faire cet acte répréhensible, Ndèye Aby Mbaye explique qu’elle voulait préserver son honneur, son rang de jeune fille et de femme divorcée. Elle était plus soucieuse de sa bonne réputation et de celle de sa famille. Car, Ndèye Aby Mbaye, qui est aujourd’hui âgée de 23 ans, est décrite par sa famille et son entourage comme une personne calme, respectueuse et obéissante jusqu’à accepter d’être donnée en mariage au demi-frère de l’époux de sa tante qui l’a élevée. Mais cet émigré en France l’avait fait rêver pendant deux années de mariage pour ensuite divorcer sur un simple coup de fil. C’est ainsi qu’elle se retrouva entre les bras avec une fille née de cette union, en 2002. Et comme la nature a bien servi Ndèye Aby Mbaye, elle se lança dans une nouvelle relation amoureuse en renouant avec son premier amour, Khadim Diouf, un jeune mécanicien qui habite juste à côté de son domicile. De cette idylle, elle tomba enceinte, mais elle n’en parla jamais ni à son amant ni à sa tante. Ndéye Aby dissimula sa grossesse jusqu’à terme pour accoucher, selon le certificat du genre de mort, d’un bébé vivant et non mort-né comme elle l’a soutenu à la barre.

Au vu de la constance des faits qui pesaient sur elle, l’avocat général, Gormack Tall a requis cinq ans de travaux forcés pour ce crime d’infanticide. La défense de l’accusée a dénoncé le manque de précision et surtout le conditionnel utilisé dans la rédaction du certificat de genre de mort. Placé sous mandat de dépôt en novembre 2004, Ndéye Aby Mbaye a été déclarée coupable d’infanticide et condamnée à une peine de cinq ans de travaux forcés.


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