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LA PIQUE PLEINE D’HUMOUR D’IDY AU PRÉSIDENT « Boulma Macky (ne me trompes pas !), Boulma diokh Macky (ne me donnes pas un billet de 500 F Cfa »

 À chacune de ses sorties, Idrissa Seck n’hésite pas à se payer Macky Sall sans le gratifier d’un commentaire assassin ou d’une formule grinçante. Interpellé sur la situation économique du pays, le président Conseil départemental de Thiès, entre franches moqueries et piques acérées ne s’est pas fait prier, pour tailler en pièces le chef de l’État.

  Idrissa Seck ne rate pas une occasion de glisser des piques contre son meilleur ennemi. Invité de l’émission ‘’Sen Jotay’’, il avait encore et toujours comme principale cible le président de la République qu’il a vivement critiqué pointant, en creux, les faiblesses du bilan de son principal concurrent dans la course à la Présidentielle de 2019. Il a multiplié les traits d’humour moqueurs contre le président Sall quand il a été interrogé sur la situation économique du pays. Dressant un réquisitoire sarcastique de notre économie, Idy qualifiera celle-ci comme de ‘’diva fragile’’. La preuve, fait-il remarquer, dans les coins et recoins du Sénégal, c’est la même rengaine : « Deukeubi dafa Macky », en référence à la raréfaction des ressources financières. Au point que, renseigne-t-il, « aujourd’hui, pour parler de la situation économique du Sénégal, beaucoup de nos compatriotes identifient le nom du Président Macky Sall au billet de 500 francs Cfa. » Mais ceci n’est que la partie visible de l’iceberg, explique l’ancien maire de Thiès. « Quand quelqu’un veut te remettre de l’argent, certains n’hésitent pas à les avertir en ces termes : « ‘’Boulma diokh Macky » (ne de me donne pas Macky, allusion faite au billet de 500 F Cfa, le moins coté de tous les billets mis en circulation dans notre pays) », ressasse-t-il, sur un ton moqueur.

Poursuivant, Idrissa Seck de se laisser aller dans ses diatribes : « Un enseignant m’a raconté qu’un jour, il a trouvé deux enfants qui jouaient au baby-foot en train de se battre. Lorsqu’il les a séparés et leur a demandé, pourquoi ils s’entre-déchiraient, l’un d’eux lui a répondu que son camarade « dafko beugona Macky » (il voulait le trahir). Et c’est là que réside le problème, car quand des jeunes vont jusqu’à assimiler le nom du chef de l’État au non-respect d’un engagement, ça devient dangereux ». La seule bonne note qu’il accorde à la politique économique de Macky Sall demeure
l’octroi des  bourses sociales aux couches démunies. Mais il invite l’État  à plus de transparence dans l’expression des critères.

Mouhamadou BA

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