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La revue de la presse- L’affaire Lamine Diack toujours à la Une

Les quotidiens parvenus mardi à l’APS se font l’écho de la nouvelle mise en examen pour corruption de Lamine Diack, l’ex-président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF).

Les journaux se sont également intéressés aux prolongements de cette affaire au Sénégal.

L’ex-patron de l’IAAF « a été de nouveau mis en examen pour corruption, lundi, dans le scandale sur des cas de dopage étouffés moyennant finances. Lamine Diack est soupçonné d’avoir fermé les yeux sur des cas de dopage, notamment d’athlètes russes, en échange d’argent », rapporte Le Témoin Quotidien.

Sud Quotidien précise que les juges « le suspectent d’avoir remis en espèces, en plusieurs fois, la somme de 140.000 euros (environ 91,8 millions de francs CFA) à Gabriel Dollé, le médecin qui était en charge de la lutte anti-dopage à l’IAAF jusqu’à fin 2014 ».

Mais, signale le même journal, « Lamine Diack nie avoir remis ces fonds au médecin ».

Toujours est-il que Lamine Diack « coule Oumar Sarr à Dakar », note Le Populaire, qui fait allusion à l’inculpation du coordonnateur national du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition), en lien avec cette affaire de dopage visant l’ex-patron de l’athlétisme mondial.

« M. Sarr a été inculpé pour +faux et usage de faux, diffusion de fausses nouvelles », à la suite de la publication d’un communiqué du PDS relatif à un article du journal Le Monde sur le financement de l’opposition sénégalaise, lors de la présidentielle de 2012 au Sénégal.

Dans sa livraison de vendredi, le quotidien français rapportait que l’ex-président de l’IAAF avait « participé à hauteur de 1,5 milliard d’euros » au financement de la campagne de l’opposition sénégalaise, contre le président sortant Abdoulaye Wade, en 2012, rappelle L’Observateur.

« A la suite de cet article, poursuit le même journal, le PDS s’en était pris à l’actuel chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, en pondant un communiqué de presse. Ce qui, aujourd’hui, vaut au coordonnateur du PDS son placement sous mandat de dépôt. »

Le coordonnateur national du PDS risque ainsi « jusqu’à sept ans de prison », si l’on en croit L’Observateur, qui titre : « Oumar Sarr tire la valise de Diack ». L’As estime pour sa part que M. Sarr est la « première victime de Diack ».

« Une arrestation jugée arbitraire », écrit ce journal, citant l’avocat d’Oumar Sarr. De l’avis de Me El Hadj Amadou Sall, qui est par ailleurs membre du PDS, tant que l’immunité parlementaire du coordonnateur national de parti « n’est pas levée, il ne peut faire l’objet d’aucune poursuite ».

« Connu pour ses sorties au vitriol, qui font souvent mouche, contre Macky Sall, Oumar Sarr a semble-t-il fait le faux pas de trop. En se faisant le réceptacle des allégations du journal Le Monde, allégations qui ont ensuite été dépouillées de toute leur substance par le même [quotidien], Oumar Sarr est tombé dans le précipice qui s’est longtemps refermé avant (…) ses passages aux allures de tempête contre le pouvoir », analyse Enquête.

« Occasion ne pouvait donc être plus belle pour ferrer l’ex-conjoint de l’ancien Premier ministre Aminata Touré. Car, si jusqu’ici Oumar Sarr n’hésite jamais à cracher sa bile de façon retentissante contre le camp de son ex-épouse, il n’en fut pas de même, du moins jusqu’à vendredi dernier, dans la mouvance présidentielle », ajoute Enquête.

L’atmosphère politique « reste tendue au Sénégal depuis les révélations de Lamine Diack sur le financement des réseaux d’opposition à l’ex-président Abdoulaye Wade », fait remarquer Walfadjri.

« Pour le moment, seul le monde politique est secoué, mais cette affaire Lamine Diack risque aussi de révéler d’autres choses », prévient-il.

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