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LA SODAV ENTERRE LE BSDA Les promesses de Bouna El Manel Fall

Le Directeur général de la Société de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins (SODAV), Bouna Manel Fall, a été installé hier dans ses fonctions à la tête de cette structure qui remplace le Bureau sénégalais du droit d’auteur (BSDA). Bouna Manel Fall  promet de  faire de son mieux.
La création de cette société de gestion collective de nature privée, est l’expression d’une politique culturelle au Sénégal et cela s’est traduit par une orientation normative subséquente. En effet, selon le Directeur de la nouvelle Société des droits d’auteur et de voisins, le personnel du Bsda a eu a à faire ce qu’on attend de lui, mais on attendra plus encore de lui une réadaptation par rapport aux nouveaux enjeux, une nouvelle reconfiguration professionnelle parce qu’ils ne sont plus dans un schéma d’administration publique, mais dans une perspective de gestion privée avec tout ce que cela a d’exigence, d’efficacité et d’efficience. C’est pour cela que la SODAV sert les ayants-droit et est à leur service, en plus de leurs noms et pour leurs comptes et sur ce plan, il n’y a aucune équivoque. Et quant à lui, il s’efforcera de « nek ci lima war ndakh kou nek si loula war yalla moussal la ci lila weur », pour dire « je ferai mon devoir pour que Dieu me préserve», a-t-il déclaré. Pour le premier Dg de la nouvelle société, Il s’agit de leurs droits, mais aussi des rémunérations qui sont dues, du fait de l’exploitation ou de l’utilisation des œuvres qui constituent leurs droits. Et la différence entre ces deux structures : ils avaient confié à l’Etat une structure, et à un moment du cheminement historique, ils ont jugé nécessaire de reprendre cette gestion-là et l’Etat, grand seigneur n’a pas jugé utile ou opportun de s’opposer à cette volonté légitime du reste. Selon lui toujours, c’est ce qui est à la base de l’Assemblée générale constitutive de la SODAV en 2013, mais aussi de la prise du décret d’application en 2015 entre temps et auparavant, un conseil d’administration avait été mise en place.

Par ailleurs, M. Mouhamadou Mounirou Sy a, de son côté, dressé un « bilan positif » de son passage à la tête du BSDA (15 juin 2012 – 6 octobre 2016). Selon lui, grâce à un personnel dévoué, relevant que le compte rendu qu’il a présenté consacre la fin d’une institution créée en décembre 1972. En quatre ans, 1364 clients sont venus s’ajouter aux 1040 que comptait le Bureau, grâce à un travail de plaidoyer et, du point de vue comptable, laissant de l’argent qui peut permettre de payer les salaires du mois d’octobre (2016) Cependant, il se réjouit du respect du calendrier des répartitions qui ont été de plus de 450 millions de francs CFA en 2013, et auraient dépassé le demi-milliard de francs CFA si le BSDA avait reçu la redevance de SONATEL (société de télécommunications). « Nous avons renforcé ce que Mme Siby (l’ancienne directrice du BSDA) a fait au niveau international », a-t-il fait savoir, avant de citer la collaboration du BSDA avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (CISAC) et beaucoup de perspectives qui n’ont pas encore abouti, mais sont en bonne voie.
Concernant les difficultés, le dernier directeur de la Bsda souligne la non-appropriation du droit d’auteur par les populations, le refus de paiement des redevances par certaines institutions publiques, privées et des hommes et femmes d’affaires.

Khady Thiam COLY

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