Contributions

La très lourde charge d’un souteneur de Me Aissata Tall contre Tanor et Cie (par Brahima Camara)

  • Date: 1 août 2015

Devant le peuple sénégalais, nous réaffirmons notre indéfectible attachement aux idéaux, aux valeurs et à l’identité socialistes hérités des pères fondateurs  du Bloc Démocratique Sénégalais.

Nous faisons le serment de préserver, de consolider et de transmettre ce message historique aux générations futures, comme du ciel, dans la divine grâce, le souhaitaient les fondateurs du parti socialiste sénégalais.

C’est pourquoi, ici et maintenant nous disons aux Sénégalais qui nous lisent ou nous écoutent dans les hameaux, dans les villages, dans les cités, sur la route conduisant les troupeaux ou dans les pirogues bravant les vagues des fleuves, des mers et des océans et aux jeunes sur les chemins du savoir et des connaissances que le temps de prendre notre destin est venu.

Nous affirmons, sans crainte aucune, sans hésitation ni tremblement notre inébranlable détermination à changer le cap, le capitaine et l’équipage pour une nouvelle organisation et un autre mode de fonctionnement du parti socialiste en chute libre et brutale depuis 1996.

Toutes sortes de raisons ont été avancées pour expliquer cette catastrophe. Tout a été dit sauf l’essentiel: le renoncement aux idéaux, aux vraies valeurs et à l’identité socialistes.

Il s’agit pour nous de sauver cet outil extraordinaire qui a conduit notre pays à l’indépendance, donné la liberté à notre vaillant peuple, bâti l’Etat de droit, édifié notre République et installé la démocratie sous l’autorité d’une justice impartiale mondialement reconnue.

Il s’agit pour nous de remettre l’éducation et la formation, la santé et l’agriculture, la culture et les questions sociales au centre de notre action.

Il s’agit enfin pour nous, de créer les conditions de la reconquête et de l’exercice du pouvoir perdu depuis 2000.

La première de ces conditions passera par la mise à mort du centralisme qui, nulle part au monde, n’est démocratique.

La seconde sera la renaissance du débat libre et démocratique dans toutes les instances du parti socialiste.

C’est une exigence. C’est un droit fondamental et absolu.

Les militantes et les militants l’exerceront dans toute la plénitude du terme. Où qu’ils soient sur l’étendue du territoire national comme en dehors des frontières sénégalaises.

Sans distinction de race, d’origine, de sexe, d’âge et d’ethnie, nous  sommes des paysans, des ouvriers, des manuels et des intellectuels opposés à toute forme de discrimination et d’inégalité. Notre socle est la démocratie, la solidarité et la générosité.

C’est pourquoi, nous ferons de la suppression du Secrétariat Exécutif National une priorité. Cette mâlâ d’outre-tombe est la soviétisation achevée de la vie du parti socialiste sénégalais depuis le dernier congrès.

Nous redonnerons et rendrons au Comité central et au Bureau Politique toutes leurs lettres de noblesse. Ce sera le troisième chantier que nous entreprendrons.

Pour atteindre cet objectif, nous évaluerons l’opportunité du maintien des Unions régionales, du Mouvement national des femmes et des jeunesses féminines car nous entendons, au sein des instances nouvelles, instaurer l’égalité et la parité au dessus des genres.

Enfin toutes les sensibilités qui se réclament des valeurs, des idéaux et de l’identité socialistes, en toute liberté, s’exprimeront et participeront à la définition des orientations politiques, à l’animation, à l’organisation et au fonctionnement du parti.

Camarades, n’oublions jamais le ciment de notre histoire.

Fondé en 1948, le Bloc Démocratique Sénégalais (BDS) avait fusionné dès 1957 avec le l’Union Démocratique Sénégalaise (UDS), le Mouvement Autonome Casamançais(MAC) et le Mouvement Populaire Sénégalais(MPS) pour donner naissance au Bloc Populaire Sénégalais (BPS).

Les raisons et les contextes de cette évolution ne nous sont pas étrangers ni inconnus.

Un an après, en 1958,le Bloc Populaire Sénégalais forme avec le Parti Socialiste d’Action Sénégalaise ,dérivé de la SFIO l’Union Progressiste Sénégalaise (UPS).

Les animateurs s’appelaient entre autres Léopold Sédar Senghor, Emile Badiane, Abdoulaye Thiaw, Mamadou DIA et Lamine Guèye pour qui seuls comptaient les intérêts supérieurs  des Sénégalais et du Sénégal.

En novembre 1976, le parti socialiste naquit avec la bénédiction des autorités religieuses et des chefferies traditionnelles.

Ce creuset du socialisme démocratique, de la social-démocratie et même du socialisme scientifique est aujourd’hui agonisant entre les mains d’un capitaine préoccupé par le culte de la personnalité, le centralisme à la soviétique  et la pensée unique hostiles à tout débat contradictoire et démocratique.

C’est pourquoi nous demandons au capitaine et son équipage d’entendre les murmures et l’indignation des militants qui n’ont toujours pas digéré les méthodes utilisées lors de l’élection du Secrétaire Général de 2014.

Nous demandons à son équipage de délivrer le parti socialiste  de ses craintes pour éviter la reproduction du face à face entre Cicéron et Catilina  datant de l’an 63 avant Jésus Christ.

Nous faisons appel à leur sagesse et à leur sens militants. Dans la négative, viendra le temps de la reddition des comptes. De tous les comptes.

Nous les invitons à participer activement à l’investiture de Maître A?ssata Tall comme candidate du parti socialiste du Sénégal à la prochaine présidentielle.

Chers camarades et respectés compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur, nous ne vous apprenons rien en défendant l’apport gigantesque des femmes dans la marche du monde.

Sarah, Tsippora, Marie, Khadija, Fatima et A?cha ont écrit les plus nobles pages de l’histoire de l’humanité. Plus près de nous Golda Meir, Indira Gandhi, Aline Sitoé, les femmes de Nder Diatta et Mame Diaara Boussou ont été à l’origine des progrès sociaux extraordinaires sans pour autant compromettre leur dignité et leur honneur.

L’humanité continue à baigner dans les sources éternelles  que ces femmes ont laissées et qui nous désaltèrent encore aujourd’hui.

De par sa naissance, son éducation, sa formation, son parcours professionnel et son cursus politique, seule A?ssata Tall peut tirer des eaux boueuses dans lesquelles le parti socialiste patauge à reculons depuis 1996.

Trois mots nous suffisent pour clore le débat sur ses capacités à conduire les destinées du parti socialiste et du Sénégal. Ces trois mots sont :La Grande Royale.

Il n’y a plus de zone d’ombre, plus d’ambigüité sur les raisons de notre espoir et de notre espérance pour conduire A?ssata Tall à la plus haute sphère et du parti socialiste et du Sénégal.

Au service quotidien de la solidarité agissante, de la démocratie, de la liberté et de la justice la petite fille omarienne, depuis son entrée dans l’arène politique s’est montrée exemplaire dans l’accomplissement des missions qui lui sont confiées. Elle a toujours et partout appliqué une gestion vertueuse des deniers publics sénégalais. Son nom n’a jamais été cité ou associé à une quelconque malversation.

C’est l’occasion de nous  adresser aux militantes socialistes, particulièrement  à celles qui siègent au comité central: chères camarades, vous n’êtes pas dans cette instance pour uniquement applaudir, chanter ou danser. Vous y êtes pour vous affirmer.

Quant à celles qui siègent au bureau politique, nous leur disons : vous n’êtes pas là pour enregistrer ni entériner des décisions prises en votre absence. Exercez vos droits, prenez vos responsabilités. Assumez-les. Votre combat premier  et votre première bataille consistent à mettre en situation votre camarade, votre amie et confidente A?ssata Tall dont le courage, la détermination et l’abnégation ne souffrent d’aucun doute. Faites le maintenant.

A celles qui, dès le premier chant du coq, vont aux puits, à la rivière ou au fleuve, chauffent l’eau pour la toilette matinale, balaient la cour familiale et nettoient les coins et recoins de la concession, nous disons: A?ssata Tall est la solution aux corvées que vous endurez.

Aux braves épouses et choyées mères qui reviennent des rizières ou des potagers, un fagot de bois sur la tête et un bébé dans le dos et qui rythment leurs pas par des mélodies en chœur, nous disons: A?ssata Tall est la voie et la voix qu’elles doivent suivre, entendre et écouter pour l’amélioration de leurs conditions  et  cadre de vie.

A nos vaillantes sœurs de Dindéfelo à Ndouloumadji Dembé et de Saint Paul à Dembancané qui nettoient mortiers et pilons pour transformer le mil ou le sorgho en couscous fumant pour le soir, nous disons: A?ssata Tall signifie la fin de votre calvaire.

A toutes, nous disons que l’inéquitable et inégale  division du travail dans nos campagnes n’est pas une fatalité car de la rosée de l’aube à l’inondation des pores et jusqu’au déclin de l’étoile filante? A?ssata Tall Sall sera à votre service.

Chers camarades socialistes  des villes et des hameaux, nos cartes de membre ont la même épaisseur, la même surface et le même poids que celles détenues par les membres de la mâla bunkérisée qu’est le Secrétariat exécutif national du parti socialiste.

La valeur est identique et les devoirs sont les mêmes pour tours les détenteurs. Les droits  doivent être les mêmes dans le parti socialiste dont l’instance suprême n’est pas le Kodesh Hakodashim du millénaire Temple de Jérusalem.

Nos cartes seront nos armes pour refuser la réécriture de l’histoire de la prorogation du mandat des députés de 2005, le boycott des législatives de 2007et l’amateurisme des deux dernières campagnes présidentielles.

Elles nous permettront de ne plus reproduire les fautes politiques dans des coalitions ou des alliances chimériques, trompeuses et sans âme aucune.

Elles seront fatales pour tout déni de vérité et tout dédit. Le parti socialiste ne peut ni ne doit jouer avec les intérêts de ses militants.

Nos cartes de membre seules, nous permettront d’arracher notre destin politique commun des mains d’un capitaine et de ses laudateurs qui vertement ignorent qu’ils ne peuvent plus tuer la libre parole des militants qui s’exprimeront à travers les autoroutes de l’information et de la communication. Ils se trompent de temps et de réalités.

Une fois de plus.

Alors nous leur disons: ASSEZ!

Par Brahima Camara Ps/ SectionFrance

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