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La vérité telle qu’elle existe, en ce qui concerne l’article publié par Médiapart, le 18 décembre 2015

Dans leurs éditions du Vendredi 18 décembre 2015, MEDIAPART et DAKAR ACTU ont publié un certain nombre d’informations visant manifestement à nuire à une réputation, dans un but de synchronisation, l’on ne sait pourquoi.

Mes activités d’opérateur économique en tant que privé,  entreprises depuis 1984, et d’homme d’Etat, quand mon pays a besoin de moi, se sont toujours déroulées dans la transparence et dans le strict respect des lois et règlements. Cette attitude repose sur une volonté constante de travailler avec rigueur et de cultiver l’effort, dans la persévérance.
SURESTREAM PETROLEUM est une Société d’exploration créée en 2003 par un groupe d’actionnaires triés sur le volet, sérieux et compétents. Cette Société a été enregistrée à Londres selon la loi britannique. Sa mission, dans un cadre strictement privé, est de rechercher, d’identifier, de situer et d’évaluer des bassins pétroliers, par des sismiques et des équipements électromagnétiques. Les moyens mis en œuvre à cet effet sont considérables, car il s’agit, entre autres, d’un bateau de mesures sismiques et de recherches, dans le Lac Tanganyika. Cesmouvements de mesures, que seul un actionnariat de qualité, peut permettre de réaliser,sont accompagnés par des avions et des hélicoptères volantà basse altitude. SURESTREAM PETROLEUM, depuis 11 années, exécute deux contrats dûment signés avec les Gouvernements de la République Démocratique du Congo et de la République du Burundi, il y a quatre années, tout cela en parfaite légalité et conformément aux dispositions desdits contrats.
Il est connu que ce genre d’activités ne génère pas de retour sur investissement avant 25 ou 30 années. Les actionnaires privés de SURESTREAM PETROLEUM sont de nationalités différentes : ils sont français, anglais, américains, norvégiens, belges,canadiens etafricains, dont moi-même.Cette Société n’est pas en contentieux ni en situation difficile avec la République Démocratique du Congo ni avec le Burundi, Etats avec lesquels elle exécute une mission de recherche et d’exploration de gisements pétroliers.

De ce fait, SURESTREAM PETROLEUM n’exploite aucun gisement de pétrole et ne vend ni n’achète ce produit, directement ou indirectement. Du reste, aucun des gisements concernés n’est entré en exploitation, les recherches se poursuivent normalement.
Personnellement, je détiens 6 % des actions dans le capital de cette Société, dont j’ai été Administrateur et Président du Conseil d’Administration jusqu’en 2012, date à laquelle j’ai présenté ma lettre de démission, qui a été lue et acceptée, lors d’une réunion de cet organe, après mon élection à la présidence de l’Assemblée nationale du Sénégal. Je veux préciser que pendant toute cette période, je n’ai jamais perçu de salaires et d’indemnités. Depuis 2012, je ne m’occupe ni de près ni de loin de cette société. Au demeurant, des actions dans une société privée constituent un élément de patrimoine organisé et protégé par la loi, sous tous les cieux.
Toutes ces données figurent dans ma Déclaration de patrimoine déposée, en bonne et due forme, auprès de l’OFNAC, avec les justificatifs nécessaires.
Quant à la Société BASIC INTERNATIONAL, il suffit d’aller chez le Notaire qui en a enregistré la création, pour savoir qui en est le propriétaire. Moi, Moustapha Niasse, je n’en suis pas le propriétaire.
Quant à la Société MUTEC qui s’occupe de microcrédit, au Burundi, elle appartient exclusivement à M. Jean-Marie Rurimirije, de nationalité burundaise, résidant à Bujumbura.
En ce qui concerne la Société MAGINDUSTRIES, où je n’ai été jamais actionnaire, elle a eu recours à mes services de Consultant.
Je n’ai nullement l’intention de polémiquer avec qui que ce soit.
Je suis un citoyen sénégalais, respectueux de la loi, jouissant de droits et soumis aux obligations attachées à cette qualité.
Il est juste de se demander quel lien peut-il y avoir entre un procès qui s’est déroulé à Paris, concernant un citoyen français et le Président de l’Assemblée nationale, avec la seule base d’une amitié assumée et d’un partenariat totalement transparent et légal ?

Ou alors penserait-on que je devrais présenter des excuses parce que j’ai décidé d’être opérateur économique, avec des outils classiques, c’est-à-dire de porter une volonté et d’avoir un carnet d’adresses, corollaire logique d’une longue carrière administrative et publique qui m’a vu accomplir des missions importantes, au service de la coopération, de l’entente et de la paix dans le monde ?
Quant à l’homme politique que je suis et que je demeure, mes adversaires savent que j’ai blanchi sous le harnais, constamment dans le champ de l’effort, en menant tous mes combats, passés, actuels et ceux à venir dans le cadre du référentiel de valeurs qui a toujours inspiré  mes actions.
Il est évident que mes choix politiques peuvent gêner ceux qui ne partagent pas l’idéal républicain au service duquel je me suis placé résolument, depuis ma prime jeunesse.
De nombreux Sénégalais, au service du même idéal avec le même engagement et la même détermination, m’ont manifesté leur sympathie. Ils condamnent sans équivoque l’injustice débridée illustrée, une fois de plus, par une altération volontaire et intéressée de la vérité. C’est le lieu de leur adresser mes vifs et sincères remerciements.
Il est juste de mentionner, en premier lieu, M. le Président Macky Sall.
N’en déplaise à ceux-là qui croient que je constitue un obstacle de taille pour atteindre leurs objectifs, mon mouchoir blanc demeure immaculé. J’entends, avec l’aide de Dieu, poursuivre ce  combat.

Fait à Dakar, le 18 décembre 2015

Moustapha Niasse

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