Confidences

L’ambassadeur du Sénégal en Chine : Le Général Abdoulaye Fall à batons rompus

  • Date: 10 juillet 2015

Le Général Abdoulaye Fall parle. L’ancien Chef d’Etat-major général des armées (Cemga) et actuel ambassadeur du Sénégal en République populaire de Chine, vêtu de son costume de nouveau diplomate, revisite la coopération entre la Chine et le Sénégal. Dans son bureau cossu de Beijing, il reçoit Le Quotidien à qui il dresse le bilan de ses deux années et demie de magistère, comme représentant du Sénégal à l’Empire du milieu. Dans la première partie de cette interview, il parle plus de partenariat entre les deux pays, mettant l’accent sur le niveau de réalisation des projets sénégalais soumis à la Chine.

Vêtu d’un costume bleu, assorti d’une chemise blanche et d’une cravate grise mariée au pantalon, il porte bien son nouveau statut qui lui «interdit» d’ailleurs de s’épancher sur les autres sujets d’actualité. Dès le début de l’entretien en effet, il a circonscrit les règles du jeu en rejetant gentiment les autres questions que l’un de ses collaborateurs avait demandées sous forme de questionnaire, quelques jours avant l’entretien. Son dada actuel, c’est le «développement du Sénégal» à partir de sa coopération avec les puissants pays comme la Chine. Entretien…

Depuis deux ans et demi, vous êtes ambassadeur du Sénégal en République populaire de Chine. Si vous aviez un bilan à tirer sur l’état de la coopération entre les deux pays, quel serait-il ?

Je suis ambassadeur du Sénégal en République populaire de Chine depuis deux ans et demi. J’ai été reversé dans la deuxième section des officiers généraux le 10 novembre 2012, après 40 ans de service militaire actif. C’était un honneur pour moi d’avoir été désigné ambassadeur du Sénégal après cette première carrière.
Pour faire le point sur la situation de la coopération entre la Chine et le Sénégal, je vous dirai d’emblée que nous sommes installés dans une excellente dynamique et que dans tous les domaines, que ce soit politique, économique ou socioculturel, les relations sont excellentes.

Dans ces différents domaines, il y a eu beaucoup d’acquis et il y a beaucoup de projets en cours pour consolider les relations entre les deux pays. La Chine entretient avec les pays des relations de coopération qu’on pourrait inscrire dans une échelle qui va des relations diplomatiques ordinaires que deux pays peuvent avoir entre eux jusqu’à des niveaux plus élevés comme le partenariat stratégique global. C’est dire qu’il y a plusieurs paliers.
Nous, nous en sommes à une relation de partenariat amical et de coopération durable. Nous visons le palier d’après, qui est le partenariat stratégique et comme l’avait indiqué le Président Xi Jinping, il y a déjà dans nos relations beaucoup d’éléments stratégiques qu’il faut consolider pour arriver à ce niveau-là. Et les deux chefs d’Etat ont indiqué la voie à suivre pour cela. Nous sommes donc dans cette dynamique qui vise essentiellement le renforcement de la confiance à travers un dialogue politique soutenu, une coopération économique et commerciale améliorée et des échanges humains diversifiés.

Le dialogue politique revêt toutes les formes : épistolaire ou lors des rencontres entre nos autorités, au niveau bilatéral comme multilatéral, du plus haut niveau, c’est-à-dire des chefs d’Etat jusqu’au niveau des peuples. C’est dans ce cadre qu’il faut inscrire la visite d’Etat très réussie que son Excellence Monsieur Macky Sall, président de la République du Sénégal, a effectuée en Chine en février 2014. Visite qui a permis de redonner à cette coopération un nouveau souffle à travers toutes les réalisations ou en tout cas, tous les engagements qui avaient été pris et qui sont en train de se réaliser depuis lors à un rythme d’ailleurs très satisfaisant. Puisque lors de cette visite, plusieurs accords avaient été signés et plusieurs projets prioritaires avaient été soumis. Moins d’un an après, la plupart de ces projets étaient à une étape finale. Vous savez que quand on introduit un projet, il passe par plusieurs étapes avant son financement. Sur les huit projets prioritaires, quand en dix mois on en arrive à quatre qui sont à l’étude au niveau de la Banque, cela veut dire qu’il y a eu de grandes avancées réalisées.

Au titre des accords, en plus d’importants prêts sans contrepartie, il convient de signaler la possibilité de l’accès au marché chinois de 97% de nos produits en franchise de droits et sans contingent (tarif douanier zéro). Cela est venu en complément des projets réalisés ou en cours comme le Grand théâtre national, la réfection de onze stades régionaux, le réseau de sécurité, l’e-gouvernement, la boucle de Dakar, le musée des civilisations noires, l’arène nationale, l’hôpital de Diamniadio…

Revenant sur la confiance, elle se renforce également à travers les concertations à tous les niveaux, notamment celui des ministres des Affaires étrangères. A ce propos, la commission mixte de coopération qui s’était réunie en septembre dernier avait permis de finaliser d’importants accords, notamment l’accès à nouveau autorisé des arachides du Sénégal au marché chinois et le classement de notre pays parmi les destinations approuvées pour les groupes de touristes chinois. Ici, nous avons un important travail de promotion à faire. Par ailleurs, des consultations politiques entre les deux départements sont prévues dans les mois à venir.

Au-delà du président de la République et du ministre des Affaires étrangères, il y a également les autres institutions. Le mois dernier, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) a effectué ici une visite réussie qui rentre dans le cadre du dialogue au plus haut niveau entre institutions. Au niveau parlementaire, des échanges sont en cours pour d’éventuelles rencontres entre l’Assemblée nationale du Sénégal et l’Assem­blée populaire nationale de Chine. Au mieux, entre les deux présidents d’institution, au moins entre les groupes d’amitié parlementaires qui ont été créés tant au niveau de l’Assemblée nationale du Séné­gal qu’au niveau de l’Assem­blée populaire nationale de Chine. Ce qui est une avancée au niveau des contacts. Nous ne désespérons pas également de voir le Premier ministre venir ici prochainement. Cela voudra dire qu’au plus haut niveau, si les quatre plus hautes autorités du Sénégal dialoguent avec leurs homologues chinois, directement ou à travers les institutions, c’est que nous aurons atteint cet objectif. Et il est important de prolonger ces contacts par d’autres actions, notamment les échanges entre les peuples. Votre présence ici s’inscrit dans ce cadre-là. Parce qu’au niveau des peuples, il y a tout ce que la Chine fait en direction des pays africains en général, mais nous concernant, il y a tous les efforts déployés pour que des Sénégalais viennent ici et que des Chinois aillent au Sénégal. Cela participe également au renforcement de la confiance.

Vous parliez tantôt de dialogue politique entre les deux Nations. Qu’est-ce que cela peut avoir comme valeur ajoutée dans le raffermissement des relations ?

Ce dialogue politique permet de bâtir un consensus autour de la coopération bilatérale, de s’accorder un soutien mutuel à l’international, mais également de coordonner les vues sur les importantes questions préoccupantes du moment : lutte contre la pauvreté, changements climatiques, lutte contre le terrorisme, santé publi­que, financement du développement, gouvernance mondiale, etc.

Dans le domaine économique maintenant, au moment même où je vous parle (le vendredi 3 juillet 2015 à midi, heure locale), une importante délégation d’une des plus grandes provinces de Chine, le Guangdong, conduite par le vice-maire de Guangzhou et comprenant beaucoup d’opérateurs économiques est au Sénégal. Et cette mission est la troisième de cette année, après celle qui s’est déroulée le mois dernier et une autre il y a deux mois. Tous les ans, nous essayons par ces échanges de renforcer les contacts entre le Sénégal et la Chine, mais surtout entre les secteurs concernés. Ici, il s’agit de développer la confiance entre de potentiels investisseurs chinois avec les milieux d’affaires sénégalais dans le cadre de notre politique de développement économique et social. Cette délégation va séjourner quatre jours au Sénégal, avec un important programme qui va comprendre des séances de promotion par le Sénégal à travers les structures dédiées aux visites de secteurs et audiences avec les plus hautes autorités. C’est pour vous dire que nous essayons de bâtir cette confiance par des apports dans les domaines politique, économique, culturel etc. Périodique­ment, des troupes du Sénégal viennent ici, se produisent, montrent ce que nous savons faire au plan culturel et apprennent ce que savent faire les Chinois dans ce domaine. Les Chinois ont décidé de mettre en place un centre culturel chinois au Sénégal. Cela va participer à la meilleure compréhension du Sénégal et à une meilleure présentation de la culture chinoise.

Il y a aussi la réception d’étudiants sénégalais en Chine qui viennent dans le cadre des échanges pour s’inscrire dans les universités etc. Aujourd’hui, le maître mot reste la confiance, une fois qu’elle est bâtie, on peut se lancer à fond dans le partenariat pour la réalisation des projets inscrits dans le plan de développement économique et social.
Mais ces partenaires, il faut les attirer par la promotion de ce que nous avons d’avantageux et de crédible, surtout pour mériter qu’ils financent nos projets ou investissent dans notre pays.

Vous avez évoqué huit projets prioritaires parmi lesquels 4 qui seraient en bonne voie. Est-ce à dire que le Sénégal profite plus de cette coopération ?

Vous savez, à chaque fois que les Chinois parlent de coopération Chine-Afrique dans le cadre du Forum sur la coopération Afrique-Chine (Focac), comme en bilatéral, ils insistent sur le gagnant – gagnant. L’idéal, bien sûr, est que chacun tire profit de cette coopération. Dans toute relation, l’idéal est que chaque partie y trouve son profit.
En tout état de cause, la moitié des projets qui étaient introduits par le président de la République se trouvent à une étape finale. L’un a d’ailleurs été finalisé le 6 juin passé, c’est le financement de l’autoroute Thiès – Touba qui est quand même un des projets majeurs du Sénégal, c’est 800 millions de dollars, soit 400 milliards. La convention a été signée et les premiers décaissements ne vont pas tarder, mais sachez qu’avant que cette convention ne soit signée, il y a eu une série d’étapes à franchir.

On a le deuxième projet, celui de la bande large, dans le cadre de la numérisation du Sénégal. Il y avait trois aspects dans ce projet : la Télévision numérique terrestre (Tnt) qui a bénéficié d’une préférence nationale et l’opérateur sénégalais a su heureusement relever le défi, malgré tout ce qu’on peut en dire, parce que nous sommes Sénégalais et souvent on suscite des débats contradictoires. Mais l’essentiel, c’est in fine qu’on atteigne nos objectifs ou qu’on s’en approche. La deuxième composante de la numérisation, c’était justement la couverture du Sénégal en bande large, parce que le réseau internet n’était pas partout dans le pays. Là également, on en est à l’avant-dernière étape. Cela veut dire qu’on a beaucoup progressé et c’est une entreprise chinoise qui s’est positionnée, en l’occurrence Hua­wei dont l’expertise en IT est avérée et notamment dans le trans­port par fibre optique. Cette société est même leader dans la 5G. Je rappelle que la 3ème composante de la numérisation est la 4G.

Pour les deux autres, il s’agissait du pont de Foundiougne et du projet de renouvellement des camions gros porteurs. Vous savez que dans le cadre du Programme infrastructures et transport terrestre, le Sénégal a décidé de renouveler son parc de gros porteurs à hauteur de 3 000 camions, mais en plusieurs tranches et avec des partenaires différents. Vous avez suivi dernièrement, quand les autorités marocaines étaient là-bas, la finalisation des premiers lots pour ce qui concerne la tranche marocaine. Mais il y a la tranche chinoise de 800 avec un premier lot de 400. Là également, les requêtes sont au niveau de la banque et les échanges continuent entre la partie prenante chinoise et celle sénégalaise.

En ce qui concerne les quatre autres projets, on va réajuster notre travail de promotion, parce que le Sénégal a plusieurs partenaires également. Si pour un tel projet, un partenaire va plus vite ou propose de meilleures conditions, on doit revisiter notre politique d’accompagnement. Pour deux d’entre eux, à savoir l’Uni­versité du Sine – Saloum et le train express régional Aibd – Dakar, vous avez noté que dernièrement il y a eu d’autres partenaires et d’autres circuits qui ont été activés. Les deux derniers projets pour ce paquet de 8, c’est la rénovation d’aéroports régionaux dans le cadre du hub aérien et il y en six qui étaient ciblés. C’est encore d’actualité. Le plus gros de tous, c’est le projet intégré mines de fer, chemin de fer, port minéralier. C’est le chemin de fer qui doit relier les mines de fer du Sénégal oriental au port minéralier de Bargny-Sendou. Voilà pour ce qui concerne ce package-là. Et nous sommes toujours à la recherche de partenaires qui s’intéresseraient à ces projets. C’était les 8 projets prioritaires au plan national, mais le Président en avait rajouté un autre qui est de l’Omvs ; c’est le barrage hydro-électrique de Samba Ngalou, qui avance bien. On peut dire que pour les 9 projets, 5 sont à la banque, 2 sont pris par d’autres bailleurs et deux autres cherchent encore des partenaires. Mais ça, ce ne sont que les projets prioritaires introduits en 2014 par le président de la République. Sinon, le Programme Sénégal émergent (Pse) comprend plusieurs autres projets dans les registres publics privés et comme en Ppp (Partenariat public-privé) et pour tous ces autres projets maintenant, nous sommes en promotion permanente en direction de potentiels investisseurs chinois. C’est dans ce cadre-là d’ailleurs que s’inscrit cette visite dont je parlais tout à l’heure et qui va s’attaquer à un important domaine dans la dynamique de l’industrialisation du Sénégal.

On parle très souvent de l’industrialisation du Sénégal qui n’a pas pu se réaliser jusque-là, malgré notre solide coopération avec plusieurs puissances économiques du monde. Qu’est-ce que la Chine pourra nous apporter dans ce domaine, selon vous ?

Mais laissez-moi d’abord vous dire que notre mission de promotion sera d’autant mieux facilitée que la confiance va se renforcer et que le Sénégal va se rendre plus attractif par rapport aux autres pays. En effet, le Sénégal présente beaucoup d’avantages. Mainte­nant, il nous appartient à nous, puisque c’est l’une de nos missions en tant qu’ambassade, de promouvoir l’attractivité du Sénégal. Pour cela, nous nous appuyons sur ce que le pays fait pour se rendre attractif.

La première chose c’est que nous savons où nous voulons aller à travers ce qui est devenu le référentiel unique pour la politique de développement économique du Séné­gal, c’est-à-dire le Plan Sénégal émergent (Pse). Ce référentiel est au moins une réalité, en tout cas ceux qui nous dirigent ont ça comme tableau de bord. Est-ce que c’est bon ? Est-ce que c’est mauvais ? Quelles sont les critiques qui ont été faites ? Ce n’est pas mon problème, mais nous avons un tableau de bord. Il faut que les gens avec qui nous traitons sachent ce que nous voulons, là où nous voulons aller et ce que nous proposons pour y arriver. Et c’est important.

La deuxième chose, c’est qu’il nous faut être crédible. Les avantages que j’évoquais tout à l’heure, il nous faut les transformer en atouts gagnants. Ces avantages sont d’abord naturels : personne ne peut nier que notre position géographique est un atout et cela ne va pas changer, parce que c’est la nature qui a fait que nous soyons là où nous sommes. Un positionnement qui nous place par voie aérienne à 5 heures de l’Europe et à 7 heures des Amériques, par voie maritime, nous sommes à 5 jours et à 7 jours. C’est un avantage considérable dans la dynamique des échanges et donc un atout majeur dans la promotion de l’investissement étranger dans notre pays que personne ne pourra contester. Il y a un autre avantage qui est maintenant devenu presque naturel : notre stabilité qui est millénaire. Et c’est à tout point de vue : stabilité politique, sociale, économique etc. Et c’est indispensable et rassurant pour tout investisseur.

Il y a ensuite certains indicateurs qui peuvent participer à la somme d’éléments qui forgent notre crédibilité et qui nous font espérer : Je peux citer l’amélioration de notre taux de croissance. En moyenne, si nous étions autour des 4% dans les dernières années, on vise les 5% cette année. En tout cas, c’est ce qui s’avance. Justement, le programme de développement auquel je faisais référence (Pse) vise 7 à 8% à stabiliser les prochaines années. Nous sommes dans cette dynamique et c’est un élément qui peut participer à nous rendre attractif.

Il y a un autre élément qui me semble important, c’est l’amélioration de la perception que les autres se font de nous. Cette perception, c’est soit celle à laquelle renvoient les appréciations des groupes de notation où généralement on est B/B +, qui est une très bonne notation, soit le classement à l’Indice de développement humain qui s’améliore régulièrement, soit enfin l’Indice de perception de la corruption qui fait débat actuellement. Mais ce qui est important, c’est qu’on sente dans toutes les grilles évoquées une amélioration de la perception du Sénégal. Ce sont là des indicateurs qui participent à crédibiliser le Sénégal. Et donc des éléments sur lesquels nous nous appuyons dans notre stratégie de promotion de l’attractivité de notre pays dans les principales activités mentionnées dans le Fofac et qui sont également parmi celles ciblées par le Pse, à savoir : agriculture, santé, éducation, infrastructures, échanges humains, énergie, industries manufacturières…

Par rapport maintenant à l’industrialisation de façon concrète, que peut-on atten­dre de la Chine ?

La Chine pourra nous donner en référence un modèle qui lui a valu en 30 ans de devenir la deuxième économie du monde. Le pari industriel de la Chine mérite notre attention. Au stade où nous sommes, elle s’était appuyée sur les industries manufacturières, con­sommatrices de main-d’œuvre, donc créatrices d’emplois. Il est vrai qu’après plus d’une décennie de croissance à deux chiffres, elle est revenue à un rythme plus soutenable. Actuellement installées dans une «nouvelle normalité» où le taux est stabilisé à 7% et les efforts industriels plutôt réorientés vers les hautes technologies, certaines industries sont alors poussées par le marché vers des délocalisations, d’autant que la main-d’œuvre devient de plus en plus chère.

Rappelez-vous ce que je vous disais tout à l’heure par rapport à notre position géographique. Imaginez une société chinoise qui délocalise au Sénégal, dans un des parcs industriels dont le premier est en chantier, et qui va produire à des quantités que nous ne sommes pas en mesure de consommer – le Sénégal est un marché restreint – mais qui va pouvoir attaquer le marché des Etats-Unis grâce à l’Agoa, qui va pouvoir attaquer le marché ouest-africain : 300 mil­lions de la Cedeao, grâce au Tarif extérieur commun que nous avons maintenant, et avec une qualité qui va pouvoir valablement concurrencer les produits européens qui vont certainement inonder le marché ouest-africain grâce aux Accords de partenariat économique (Ape)…

Vous voyez bien donc que sa position fait de notre pays un réceptacle privilégié pour les délocalisations chinoises, mais aussi et surtout une rampe d’extension de l’initiative du Président Xi Jinping : «Une ceinture, une route.» En effet, avec les délocalisations évoquées et la finalisation des projets de connectivité (route, rails, air) lancés par le Premier ministre chinois et l’Union africaine, notre pays, grâce à son ouverture sur l’Europe et les Amériques, augmentera le volume de ses investissements directs étrangers et con­tribuera également à ancrer définitivement cette stratégie (One belt, One road) dans la globalisation.

Il nous appartiendra alors d’être vigilant, en répondant à l’appel lancé pour «concevoir ensemble, bâtir ensemble et bénéficier ensemble», selon la formule du leader chinois. C’est en cela que les orientations du président de la République du Sénégal, pour un renforcement de nos capacités en négociation complexe notamment, démontrent toute leur pertinence.

A suivre

Le quotidien

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