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Lancement du concept ciné concert : Les reggaemen investissent le grand écran

Les reggaemen sénégalais viennent de lancer un nouveau concept : Ciné concert, en partenariat avec le cinéma El Hadji. L’idée pour le Sunu reggae connection Dub and Guests est de faire revivre le cinéma et promouvoir un style musical, ‘boycotté par les producteurs’. Les séances vont se dérouler au cinéma El Hadj de la Gueule Tapée, tous les samedis en attendant le début du Ramadan.

Source Walf fadjri

‘Exploiter ce qui se faisait avant, lorsque le cinéma était une distraction reine’. Voilà l’objectif du groupe Sunu reggae connection Dub and Guests, composé des artistes Mame Marème Kara, Iba Gaye Massar, Sister Ouly, Noreyni Kara Fall ‘Falman’. Le lancement du concept tenu hier au cinéma El Hadj de la Gueule Tapée a été l’occasion saisie par les porteurs du projet, avec notamment Falman pour expliquer le Ciné-concert.

A travers un extrait du film Shottas, qui traduit la réalité du ghetto jamaïcain, le Sunu reggae essaye de montrer le rôle joué par les reggaemen durant ‘cette période de violence, de banditisme et de conflits’, souligne-t-on. Avec ce concept, ils comptent faire revivre le cinéma et par la même occasion, promouvoir leur musique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, ils souhaitent, par le biais d’une ‘collision cinéma-reggae’, apporter une dimension internationale aux films sénégalais.

A en croire Mame Marème Kara, ‘cette collision peut susciter un engouement chez les cinéphiles’. D’ailleurs, ajoute Noreyni Kara, ‘le reggae fait 12 % des productions mondiales et demeure la seule musique internationale que compte le Sénégal’. Gérant du cinéma El Hadj, Alioune Diagne explique que ‘ce concept rentre dans leur démarche de diversification de l’offre de cinéma, le caractère de loisir attribué au 7ème art’.

Les reggaemen ont profité de cette occasion pour déplorer ‘l’ostracisme’ dont ils sont victimes. Ils ont tous parlé d’une même voix pour dénoncer le boycott fait à leur égard par ‘les organisateurs de concerts et autres manifestations, les animateurs vedettes, les industriels de la musique… ’.

Mais, sachant que leur musique est ‘dominante’, la bande à Falman dit ne pas se plaindre. Puisque depuis quelque temps, les choses commencent à prendre une autre tournure. La présence de la musique reggae dans certaines stations radio, avec notamment des animateurs engagés et les nombreuses sorties des reggaemen sont en train de changer la donne, expliquent-ils. Aussi, répondant à la question de l’image que les chanteuses de reggae renvoient à la société, Mame Maréme Kara et Sister Ouly affirment : ’nos messages vont avec la musique reggae. Et nous nous positionnons comme des artistes éducatrices aussi bien sur le plan comportemental que vestimentaire’.


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