ECONOMIE

L’arachide : Pourquoi cet or « rose » n’est pas valorisé ?

  • Date: 12 février 2016

 Le Sénégal est un grand producteur d’arachide. Des sociétés comme la Seib, Suneor ont baissé rideau. Alors que les ménages sont grands consommateurs d’huile et de produits de transformation. Sans oublier les autres produits qui peuvent être tirés. Le Plan Sénégal Émergent (PSE) qui veut donner de l’emploi aux jeunes et masses rurales est un excellent levier, pour mettre en place plus d’une centaine de sociétés. Tout se ferait sur place et à moindre coût.

L’arachide, de l’or pour le Sénégal. Un produit que les paysans peinent à vendre. Des paysans qui ne sont pas fonctionnaires. Ils sont payés annuellement. Et quelque fois, avec des frais à n’en plus finir. Si le kilo est vendu à 200 F Cfa, combien reste-t-il à ce brave cultivateur qui a peut-être emprunté, par ci, par là, pour payer les fournitures de ses enfants ? La dépense, le prix des engrais, etc. ?  On le cède à un prix modique. Mais dans les villages, les courtiers et de ressortissants étrangers cassent tout. Devant la fermeture des usines, il urge pour les gouvernants de mettre en place un système dynamique pour relancer les activités des sociétés huilières, donner un autre visage aux villages, apporter plus d’argent aux cultivateurs. Dans beaucoup de localités, l’arachide est toujours monoculture. Pendant les autres mois, en dehors de la période hivernale, les paysans se tournent les pouces alors qu’ils peuvent trouver d’autres revenus.

Les Sénégalais et l’huile, c’est toute une histoire. Sans oublier tous les produits dérivés. Qui vont de l’agro-alimentaire, aux aliments pour bétail. On parle par ci, par là de booster deux leviers importants à savoir l’agriculture et l’élevage. Hier, il y avait l’Oncad. Une structure qui aurait pu être améliorée pour que les intermédiaires n’aient plus à court-circuiter les efforts des autorités. On nous impose toutes sortes d’huile, vantant les mérites des unes et des autres. Chaque huile entre dans une préparation qui lui est propre. L’huile d’olive ne pourra jamais être utilisée pour le « thiébou dieune » !!!

Il serait intéressant que les paysans, non du dimanche aient leurs cartes, avec leurs filiations. Ils doivent être identifiés et accompagnés par les pouvoirs publics par une transformation sur place. Pour cela, les étudiants auraient, quelques sous, par le biais des caravanes de sensibilisation et de recensement. Avec une meilleure implication de l’administration territoriale. Gouverneurs, jusqu’aux Chefs de villages.

Des productions records qui pourraient être vendues au niveau des sociétés spécialisées, les services de sécurité, la pâte d’arachide y est prisée, la Lonase, par exemple, pour le développement de l’hippisme, l’importation vers des pays comme l’Ukraine, grande consommatrice de « thiaf ». Et comme énergie, pour la transformation, l’éolienne, le solaire, pour faire tourner les fours.

Ainsi, ce serait une forte population rurale, sédentaire et prête à faire du Sénégal, un pays émergent.

Ndèye DIAW

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