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L’Arm prolonge le gel des importations d’oignons jusqu’au 4 septembre

Le directeur de l’Autorité de régulation des marchés (ARM), Amadou Abdoul Sy, a annoncé mardi une prolongation du gel des importations d’’oignon au Sénégal jusqu’au 4 septembre, signalant qu’il pourrait aussitôt être levé en cas d’alerte.

Les producteurs étaient favorables à une prolongation de la période de gel, alors que les commerçants voulaient qu’il soit levé. Pour satisfaire les deux parties, le directeur de l’ARM dit avoir pris la décision de repousser la date butoir au quatre septembre, une première, selon lui.

Amadou Abdoul Sy s’exprimait lors d’une rencontre avec les producteurs, les commerçants et les importateurs, destinée à faire bilan des huit mois de gel des importations au Sénégal.

‘’Par rapport à la Tabaski, il reste de l’oignon au niveau du marché. On a arrêté la levée du gel à condition que le marché soit ravitaillé et que le prix ne soit pas très élevé car, dès que le prix est élevé, on aura une situation d’alerte’’, a-t-il dit.

Selon lui, en 2013, le gel avait été levé le 14 août, et en 2014, le 25 août. Il estime que le fait de repousser la fin de cette période au quatre septembre constitue « un record par rapport aux années passées’’.

‘’Le gel, dit-il, a atteint l’effet escompté, mais on pouvait faire plus, si on avait des magasins de stockage et si aussi la qualité avait été améliorée. Mais on se contente quand même d’avoir huit mois de couverture sur douze.’’

Il a admis que les contraintes soulevées par les producteurs et commerçants ‘’sont réelles et sont liées aux statistiques et aux modes de production et de commercialisation des produits agricoles’’.

Les problèmes tournent autour du manque de véhicules, de l’absence de points de ventes et de l’indisponibilité des statistiques sur le nombre de tonnes d’oignon commercialisées.

‘’En 8 mois, on a produit au moins 240 000 tonnes, sans compter qu’il y a avec nos produits agricoles une déperdition un peu élevée qui dépasse souvent 15 à 20%. Tout cela pris en charge, on peut dire que les 300 000 tonnes on était dépassées’’, a-t-il dit.

Les producteurs et éleveurs qui ont pris part à la rencontre, ont soulevé la question de la mauvaise qualité de l’oignon encore sous terre.

‘’Ce qui se passe en cette période, c’est qu’il y a de l’oignon sous terre non encore récolté avec plus d’un mois de pluie. Il faut une période d’attente où on n’arrose pas pour que le taux d’humilité dans les bulbes diminue pour une bonne conservation de l’oignon’’, a expliqué le représentant de la direction de l’horticulture, Mamadou Sané.

‘’La première production d’oignon était de bonne qualité. Les toutes dernières productions dues aux pluies, c’est ce qui est actuellement disponible et qui pourrit’’, a dit M. Sané.

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