ACTUALITE

L’ARRETÉ OUSMANE NGOM CONVOQUÉ POUR CHANGER L’ITINERAIRE DE LA MARCHE : L’opposition engage le bras de fer avec le pouvoir

  • Date: 14 octobre 2016

Le Préfet de Dakar n’a pas interdit la marche de l’opposition réunie au sein de la nouvelle coalition Manko Wattu Senegaal. Toutefois, il ne voit pas d’un bon œil que celle-ci soit prévue de la Rts à la place Washington, en passant par les Avenues Malick Sy et Blaise Diagne.

Pour ce faire, l’autorité administrative a brandi l’arrêté Ousmane Ngom qui date de juillet 2011 qui interdit toute marche au niveau du plateau de Dakar. Cet acte administratif, toujours en vigueur parce que non retiré, modifié par un autre ou attaqué en justice, fait office de loi ou de règlement en la matière. De ce point de vue, au regard de la simple légalité des actes, le Préfet est dans son droit.

Wattu Senegaal peut décider de s’y conformer et d’attaquer l’arrêté en justice pour non-conformité avec la Constitution du Sénégal pour qu’à l’avenir, il ne puisse être un obstacle. Malheureusement, ce n’est pas cela l’option des membres de l’opposition. Conformément à une logique déjà annoncée d’aller au bout de leur aspiration, elle tient, par la voix du porte-parole du jour Malick Gackou, à ne rien changer à l’itinéraire déjà choisi.

D’ailleurs Mamadou Diop Decroix a laissé penser que le problème n’est pas l’arrêté, mais plutôt la propension des autorités à interdire les marches comme cela a été le cas pour celle prévue par les organisations de la Société civile. Du coup, si cela ne dépendait que du Préfet de Dakar, il n’y aura pas de marche. Car, l’autorité administrative va tenter de faire respecter la loi incarnée par l’arrêté susnommé même si cela pourrait occasionner des troubles regrettables pour la paix civile et la concorde nationale.

C’est pourquoi, l’autorité de tutelle qui est le Ministre de l’Intérieur peut aussi décider d’agir en obéissant à la logique de la préservation de la paix sociale. Mais cela nous étonnerait. Car, l’Etat ne veut pas donner l’impression d’être faible face à une opposition qui durcit de plus en plus le ton. Sachant le droit de son côté, il risque fort d’empêcher la marche, quelles qu’en soient les conséquences.

Ceci est d’autant plus vrai que pour des raisons qu’il est le seul à comprendre, le régime rechigne à autoriser des marches. Les interdictions se suivent à une cadence qui a surpris beaucoup de démocrates. En tout état de cause, après la rupture du dialogue national, le Sénégal risque, à partir d’aujourd’hui, d’entrer dans une zone de turbulence qui n’augure rien de bon.

Il est en effet clair que la confrontation sera inévitable entre le pouvoir et cette nouvelle opposition caractérisée par l’envie d’en découdre. Et d’ici 2017, il risque d’en être ainsi. Manko Wattu Senegaal est conscient du fait qu’il faut battre le fer pendant qu’il est chaud. Et l’affaire Pétro-Tim et les plaintes annoncées ne font qu’envenimer une situation politique rendue délétère par les sorts réservés à Abdoul Mbaye, Ousmane Sonko et à bien d’autres comme Karim Wade.

Macky sera désormais confronté à une opposition vraiment déterminée pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir. Comme Wade en 2011, aucun répit ne lui sera laissé. Ses adversaires sont maintenant organisés et n’entendent plus baisser les bras. Tout dépend maintenant de la manière dont Macky va réagir face à cette nouvelle donne. Toutefois, il n’est pas superflu de lui suggérer d’éviter les réponses policières et judiciaires face à l’adversité de son opposition. Il faudra plutôt des réponses politiques car c’est de cette seule manière que le Sénégal en sortira grandi.

Assane Samb

1 Comments

  1. On est en plein délire?

Comments are closed.

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15