Accueil / ACTUALITES / LANSANA GAGNY SAKHO Homme de l’Année 2017

LANSANA GAGNY SAKHO Homme de l’Année 2017

L’homme de l’année 2017 choisi par les Rédactions Rewmi, c’est Lassana Gagny Sakho, actuel Directeur général de l’ONAS. Ancien Directeur général de l’OFOR, il succède ainsi à la première Dame Marième Faye Sall, à l’ancien DG du Port le docteur Cheikh Kanté et au Premier ministre Boun Abdallah Dione.

Si les rédactions Rewmi ont choisi Lassana Gagny Sakho comme Homme de l’année 2017, c’est parce qu’il est simplement apparu comme l’acteur majeur de la politique hydraulique (rurale) du chef de l’Etat Macky Sall. Lassana Sakho, en homme humble, effacé et méconnu du grand public, a su concrétiser la vision du président Sall en matière d’accès à l’eau potable. Depuis qu’il a dirigé l’OFOR, ce technocrate brillant, qui agit avec méthode, a fait que l’eau potable soit à portée de main de milliers de Sénégalais, quels que soient leur lieu de résidence dans la zone rurale et leur pouvoir d’achat. Certaines localités ont cette denrée de façon continue pour la première fois depuis les indépendances. Des milliers et des milliers de villages sont de la zone d’incertitudes hydriques. Ce pays ne manque plus d’eau ! Du Dieri au Baol, en passant par le Blouf et le Walo … l’image de ces femmes, bébés à califourchon sur le dos, arpentant les pistes ensoleillées en quête d’eau et le quotidien pénible des femmes de tous âges, endurant toutes les sortes de corvées insupportables, est devenue un vieux souvenir.

Sous le magistère de Lassana Gagny Sakho, les villages qui ont accès à une eau potable ne se comptent plus. En effet, l’ancien Directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) a su donner une nouvelle dynamique à la politique d’approvisionnement en eau potable sur tout le territoire national. A titre illustratif, dans la zone de Notto, Ndiosmone, Palmarin, Lamsar, dans le Delta des îles du Saloum, plus de 120.000 personnes ont l’eau potable de manière permanente. Dans les îles de la Basse Casamance, le gouvernement a sécurisé la disponibilité de l’eau potable pour au moins 47.000 Sénégalais vivant dans ces îles et dans des villages des départements de Bignona, d’Oussouye et de Ziguinchor. Le nouveau forage de Mboro, inauguré le 15 juillet 2017, va toucher 30.000 personnes. Bien avant Mboro, dans le département de Foundiougne, plus de 82 villages viennent d’être desservis grâce à la contribution de la Koica. Sur toute l’étendue du territoire, des ouvrages sont réceptionnés, dégageant un nouvel horizon pour ces Sénégalais laissés pour compte.

Des zones entières de notre pays, comme oubliées depuis des années du processus de développement, restent dépourvues du minimum de services publics. Cette préoccupation est bien prise en compte avec l’OFOR. Les villages de Mako, de Médina Diakha, le village religieux de Djinkoré peulh et les localités qui l’entourent, ont étanché leur soif depuis le mois de mai 2017. Depuis juillet 2017, la denrée précieuse n’est pas rare à Touba Darou Salam, et Sourouyel dans la commune de Néttéboulou, le village de Médina Pakane près de Médina Gounass. Bien avant ces localités, d’autres trous perdus sont mis en orbite grâce aux ouvrages hydrauliques. La liste des villages qui ont accès à l’eau potable est loin d’être exhaustive. Depuis 2012, le patrimoine de l’hydraulique rurale s’est densifié avec de nouveaux forages, de nouveaux systèmes d’adduction d’eau. Ces réalisations ont contribué à porter le taux d’accès à un niveau jamais égalé au Sénégal.

Si l’on se réfère à un document officiel du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, présenté lors de la conférence de presse du 21 février 2017 du ministre Mansour Faye, le taux de couverture dans le monde rural était de 86,6 % en 2015, contre 81,1 % en 2011, soit une progression satisfaisante de l’accès à un point d’eau potable de 2,5 points. « Au chapitre de l’Hydraulique rurale, entre 2012 et 2016, l’OFOR a réceptionné, à travers les différents projets, incluant les deux premières phases du Pudc, au moins 400 systèmes d’adduction d’eau », avait souligné le ministre Monsieur Mansour Faye. A l’heure actuelle, ces chiffres sont largement dépassés car depuis lors, le rythme de construction des forages, la mise en service de forages, de systèmes d’approvisionnement s’est accéléré. Le cap de la consolidation des acquis a été maintenu. Ces ouvrages ont eu des impacts directs sur le vécu des ruraux. L’eau, c’est la vie. Mais depuis 2012, elle est la source de la transformation des conditions de vie des Sénégalais vivant dans des zones rurales.

L’eau potable pour tous dans le monde rural

Au juste, la réparation de cette injustice est à la croisée des chemins. Des forages déjà construits ont enclenché le processus de transformation sociale dans les contrées les plus reculées. L’eau potable partout dans le monde et pour tous prend corps. L’onde de joie déborde de partout. L’espérance d’une vie meilleure était partagée. A Bassoul, Djirnda, à Niodior, Betanti, Missirah, Bossikang, Bassar, Dionewar, Moundé, entre autres îles du Delta du Saloum, plus de 80.000 personnes ne boivent plus l’eau saumâtre et salée. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à travers l’OFOR, a réussi le pari d’amener l’eau potable dans les îles du Saloum. Les jalons de la consolidation des acquis sont déjà posés par le président de la République, Son Excellence Macky Sall, qui a lancé à Ngouffat, dans la commune de Léona, région de Louga, le projet de construction de 251 forages financé par la République populaire de Chine. Avec les forages mis en service et les 251 autres en construction, le Sénégal se projette déjà dans la couverture des besoins du futur, puisqu’avec l’actuel patrimoine de l’hydraulique rurale, le taux d’accès frôle déjà la barre des 90%. Le Sénégal part donc avec un avantage comparatif d’atteindre la couverture universelle et de réaliser les Objectifs du développement durable (Odd) pour la composante hydraulique rurale avant l’échéance si cette tendance se poursuit. L’actuelle cartographie des villages qui ont accès à l’eau potable peut valablement servir de carte postale. En réalité, le Sénégal peut être fier d’exhiber ses indicateurs dans ce domaine à la face du monde. Il est un bon élève en Afrique, l’un des meilleurs en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal est bien dans une nouvelle ère de l’hydraulique rurale.

Touba honore Lassana G. Sakho pour services rendus à la communauté mouride

C’est sous sa tutelle que, pour la première fois de son histoire, la Direction générale de l’OFOR réalise un Plan de développement stratégique. Une nouvelle démarche, fruit de nombreuses résolutions et réflexions qui porte surtout la marque d’une méthode éprouvée. Mais après seulement trois ans à la tête de l’OFOR (Office des forages ruraux), Lassana Gagny Sakho a été nommé en septembre 2017 Directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS). Un poste qu’il occupe depuis peu certes, mais d’ou cet homme de terrain compte donner un nouveau souffle au volet assainissement du Plan Sénégal Émergent. Sous sa direction, L’Office des Forages Ruraux avait réussi le pari d’être certifié conforme à la Norme ISO 9001 V 2008, suite à l’audit de certification effectué par AFNOR du 11 au 13 Avril 2017. Mais, auparavant, l’Office avait reçu le prix panafricain du service public au ministère de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public. Cette distinction est surtout une reconnaissance à l’amélioration du service de l’eau dans les zones de Notto, Ndiosmone, Palmarin, Gorom et Lamsar. Cette série de distinctions avait cependant commencé bien avant, celle du Cauri d’Or de l’entreprise la plus innovante en 2016, au Prix Ragné de l’entreprise la plus performante, jusqu’au Prix panafricain du service public. Notons enfin que pour manifester sa satisfaction à l’endroit de l’ancien Directeur de l’OFOR, Cheikh Sidy Moctar Mbacké, le khalife général des mourides, l’a honoré pour services rendus à la communauté mouride dans la politique d’approvisionnement en eau potable de Touba. Lassana Gagny Sakho avait reçu un diplôme d’honneur des mains des représentants du Khalife général des mourides, en l’occurrence Serigne Cheikh Aliou Mbacké, président de Maou Rahmati ainsi que Serigne Moustapha Moussa Mbacké. Une première dans les annales sénégalaises que salue votre quotidien, pour magnifier le travail d’un jeune cadre en qui le Chef de l’Etat place sa confiance dans la voie du PSE.

La Rédaction

À voir aussi

GO: Herve, le Renard africain !

La dernière course du renard le mène toujours chez le fourreur, dit l’adage. Est-ce la …

Victoire des Lions: Le football ‘’réconcilie’’ la classe politique

Le football ‘’réconcilie’’ la classe politique Le sport, et plus particulièrement le football, a des …