Capture-d’écran-2016-02-26-à-10.57.30

Le couple Aida Dada-Moustapha Nar Diop à cœur ouvert : «Notre différence d’âge ne regarde personne…»

L’OBS – On se croirait dans une téléréalité où la trame de l’histoire est une singulière histoire d’amour, entre un jeune footballeur et une danseuse. Entre crépitements de flashs, quelques regards langoureux, des répliques engageantes, on se laisse facilement capter… La scène se joue aux Hlm (quartier dakarois). Sauf que nous sommes bien loin d’un jeu de rôle. Aïda Dada et Moustapha Nar Diop, alias Daddy, le tout nouveau couple du show-biz, est encore dans sa bulle, quelques jours après leur mariage (dimanche dernier). Une bulle dans laquelle, ils se sont enfermés tout le long de notre entretien, pour nous conter leur passion l’un pour l’autre. En entractes, leur rencontre fortuite, les rumeurs qui chahutent leur lune de miel, leurs projets d’avenir… C’est digne d’un conte de fée !

Comment vous portez-vous aux lendemains de votre mariage ?

Aïda : «Je rends grâce à Dieu, à mes parents et à mon vénéré guide spirituel, Serigne Babacar Sy Malick. Je me porte comme un charme, comme vous pouvez le constater, aux côtés de mon merveilleux époux. Je dirais même qu’il représente bien plus pour moi. «Sama kilifeu la», c’est mon garant. Il m’a choisie parmi tant d’autres, pour faire de moi son épouse. C’est une grâce et je m’en réjouis. D’autant plus que nous ne nous sommes pas fréquentés longtemps (moins d’un mois). Il est issu d’une grande famille de Chérif. Je vis actuellement chez ma belle-famille. Sa mère et ses frères et sœurs me portent haut dans leur estime. Franchement, que demander de plus !»

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Aïda : «C’était vraiment par le plus grand des hasards. Un soir, alors que je revenais fraîchement d’un voyage en Italie, je m’étais tranquillement repliée chez moi. Une de mes amies danseuses, Nabou, m’a suggéré de sortir prendre l’air, alors que j’avais la flemme. Mais j’ai fini par céder devant son insistance. Nous sommes donc allées dans un glacier où nous nous sommes attablées. Quelques instants plus tard, il (Moustapha) a fait son entrée. Aussitôt, une de ses connaissances qui était à l’intérieur, lui a fait signe. Ils se sont salués, ont commencé à échanger de tout et de rien. Par la suite, il s’est assis à une table et nous a invitées à le rejoindre par l’entremise d’une autre personne. C’est ainsi que nous avons sympathisé. Au bout d’un moment, il nous a proposé de sortir en boîte. Je n’étais pas trop intéressée, puisque je voulais aller à une soirée sénégalaise. Toutefois, j’ai accepté de le suivre. Durant toute la soirée, nous avons fait le tour de plusieurs dancings. J’ai vu qu’à chaque fois, il rentrait sans même payer. J’étais alors intriguée et je me suis demandé pourquoi, on ne lui réclamait pas un ticket d’entrée. Lorsque nous avons engagé la discussion, je lui ai demandé ce qu’il faisait dans la vie et il m’a répondu qu’il était footballeur. Ensuite, nous nous sommes quittés pour regagner nos domiciles respectifs. Il n’a pas perdu du temps pour me rappeler et cela, à plusieurs fois. Le lendemain, il a remis le couvert, je rechignais même à décrocher. Mais, au fil de nos conversations, j’ai commencé à m’intéresser à lui. L’amour est finalement né et après 3 semaines, nous nous sommes mariés.»

Daddy : «Comme mon épouse vous a dit, nous nous sommes rencontrés un soir et le destin nous a unis. Ce jour-là, j’étais chez moi, pris par des insomnies et je me suis décidé à aller prendre une glace. Dieu a fait que mon chemin a croisé celui d’Aïda. Nous avons fraternisé et c’est comme si nous nous connaissions depuis plusieurs années. J’ai découvert en elle des atomes crochus. Nous avons continué la soirée ensemble en boîte de nuit. Même après que nous nous sommes séparés, je ne cessais de penser à elle. Elle occupait carrément mon esprit. Je n’ai pas pu m’empêcher de la bombarder d’appels. Le lendemain, j’ai pris conscience qu’elle était la femme de ma vie et que je ne pouvais pas me passer d’elle. Sur ce, je l’ai rappelée, pour lui déclarer ma flamme et lui faire part de mes intentions vis-à-vis d’elle. Je lui ai dit que je n’étais pas guidé par des bas instincts, mais plutôt par des aspirations très sérieuses. J’ai étayé mes propos par une demande en mariage.»

Une demande en mariage, le lendemain de votre rencontre…

Daddy : (Il enchaine presqu’aussitôt, la mine plutôt sérieuse). «Oui ! Nous sommes sortis la veille et le lendemain, je l’ai demandée en mariage. Je suis du genre très entreprenant. Je ne perds pas de temps dans des futilités. Lorsque je veux quelque chose, je fonce tête baissée. Je pense qu’il ne sert à rien de s’éterniser avec une fille, quand on est sûr de ses sentiments et de ses intentions envers elle.»

Aïda : «Nous nous sommes rencontrés la veille et le lendemain, c’était la demande en mariage…»

 «Ma mère m’a dit : ‘’ko beug, beug na ko.’’ Ceux qui m’appellent au téléphone pour me dire que ma femme est mauvaise n’ont qu’à déchanter»

Qu’est-ce qui vous a autant attiré chez elle, pour demander sa main, après une soirée ?

Daddy : «Mais c’est de l’amour…»

Aïda : (Elle coupe net) «Mais vous ne voyez pas que je suis une «djongoma» (une belle femme aux formes généreuses), (elle éclate de rire).»

Mais laissez-le, le dire lui-même…

Daddy : «Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas la langue dans la poche et je ne manque pas d’arguments pour décrire ma femme. Je ne vais même pas m’attarder sur ses attributs physiques. Mais, je dirais que c’est une bonne personne, généreuse, pieuse et sociable. Cela me suffit amplement, car je suis quelqu’un de très affable, j’aime me mêler aux gens. C’est la raison pour laquelle, la porte de ma maison n’est jamais fermée.»

 En une soirée, vous avez pu déceler toutes ces qualités chez elle ?  

Daddy : «Oui bien entendu. Cette soirée m’a, en tout cas, suffit pour savoir qu’elle était mon âme sœur, celle que j’attendais. Et je n’ai pas attendu longtemps pour faire les présentations avec les membres de ma famille, des érudits de l’Islam. Nous faisons partie de la lignée du Prophète Seydina Mohamed (PSL). Je l’ai amenée chez moi et ma mère m’a dit : «ko beug, beug na ko» (ton choix sera le mien). Les autres membres de ma famille l’ont également tous adoptée. Ils étaient tous contents, au point de me dire que je venais de leur amener une personne de leur sang, puisqu’elle est fille de Maure.»

N’était-ce pas trop précipité votre union ?

Daddy : «Non, on a vu des couples qui ont fait plus de 10 ans ensemble et, à l’arrivée, ils ne se sont pas mariés. Tout est question de destin. Il était écrit que nous serions, un jour, mari et femme, et c’est arrivé.»

Mais vous auriez quand même pu prendre le temps de vous connaître ?

Daddy : «Cela n’aurait rien changé ! Nous nous connaissons assez, à mon avis. Je connais tout d’elle et vice-versa. Au-delà d’être des époux, Aïda est comme une bonne copine pour moi. On se dit tout, on rigole ensemble.»

Aïda : «Il y a des relations comme ça qui sont construites en à peine quelques heures. Toutefois, je dis que tout vient de Dieu. C’est le Maître de nos destins. Notre union était écrite et elle s’est réalisée. Toutes sortes de personnes ont défilé devant moi, mais Moustapha était le bon. Mon époux est le meilleur des hommes. Il est bon, gentil et très pieux. Entre nous, il ne saurait être autrement. Je prie le Bon Dieu de vivre longtemps à ses côtés, dans le bonheur absolu et la paix. Je demande aussi aux mauvaises langues de cesser leurs palabres. De grâce, qu’elles arrêtent de raconter des bêtises. Je suis une femme qui évoluait dans le milieu artistique et mon plus grand souhait, était de trouver chaussure à mon pied. Maintenant que c’est chose faite, qu’on me laisse avec mon Daddy.»

En parlant de mauvaises langues, Moustapha, vous avez sans doute dû entendre toutes les rumeurs qui circulent à propos de votre épouse ?

Daddy : «C’est une question qui m’intéresse au plus haut point. Et je le dis à haute voix : plus j’entends des rumeurs sur mon épouse, plus je l’aime. Plus, on m’appelle pour me raconter des insanités sur elle, plus je vais l’aimer. Donc, que tout le monde se le tienne pour dit, j’aime ma femme et personne ne pourra me faire avoir une autre opinion sur elle. Je l’aime et la respecte pour ce qu’elle est. Ceux qui m’appellent au téléphone pour tenter de me persuader que mon épouse est une mauvaise personne, n’ont qu’à déchanter. Ceux qui se cachent derrière leurs claviers, je les comprends, car ils n’ont rien d’autres à faire que de s’intéresser à la vie d’autrui.»

Vous avez, tous les deux, dans le passé, vécu un divorce. Cela ne vous a rien inspiré ?

Daddy : «‘’Seuy bakhen la’’ (le mariage a une durée de vie). J’ai bien été marié dans le passé, pendant 3 ans. Mais, cet épisode de ma vie est loin derrière moi. Je me consacre actuellement à ma vie aux côtés d’Aïda. A mon ex-épouse, je lui souhaite de trouver mieux que moi.»

Aïda : «C’est vrai qu’il était marié, mais ce n’est pas le plus important. J’ai connu son épouse et je sais que c’est une femme bien. D’ailleurs, son père est mon ami. Pour ma part, j’ai également été mariée, mais c’est comme si je viens de me marier pour la première fois. C’est une chance inouïe pour moi d’épouser Moustapha.»

Allez-vous abandonner définitivement la danse pour vous consacrer à votre époux ?  

Aïda : «Si vous regardez bien, je dansais de moins en moins, même si je n’ai pas totalement lâché les pistes. Si quelqu’un me propose un cachet qui en vaut la peine, je vais nouer mon pagne et danser. Toutefois, en bonne épouse, je me plierais aux exigences de mon époux. Tout ce qu’il me demandera, je le ferai sans hésiter. Encore qu’il m’a trouvée dans le milieu de la danse et n’a pas trouvé à en redire. Je peux tout me permettre, sauf de le tromper…»

Daddy : «La danse, c’est son métier. Si elle prend la responsabilité de ne plus danser, ce sera son choix. Mais, je ne vais jamais lui imposer mes choix.»

 «Mon époux est le meilleur des hommes. S’il devait me traînais par les pieds pour me répudier, je ne partirais pas»

Que répondez-vous à ceux qui prédisent que votre mariage va se solder par un échec, comme on le constate souvent avec des célébrités ?

Aïda : «Je vais vous dire une chose, je veux rester mariée à Moustapha, jusqu’à ce que la mort nous sépare. Je prends à témoin tout le monde : si mon époux devait me traîner par les pieds pour me répudier, je ne partirais pas. Que Dieu nous prête longue vie et je vous assure que jamais vous n’entendrez notre divorce.»

Daddy : «C’est Dieu qui décide de tout. Je tends mes mains vers Lui, afin qu’Il me laisse longtemps avec ma Aïda. J’ai demandé à ma mère que, si jamais je venais à mourir, qu’on laisse Aïda me prendre dans ses bras. Que seule la mort nous sépare. Il ne sera jamais question de divorce.»

Toujours dans le lot des rumeurs, il se dit qu’Aïda est la plus âgée du couple…

Daddy : «Elle n’a qu’à avoir 100 ans de plus que moi, cela me regarde. Je l’aime et le reste «I dont care» (je m’en moque).»

 Aïda : «On cherche toujours à me comparer à Ndèye Guèye. D’ailleurs, elle me disait souvent, si je vois un homme qui est prêt à m’épouser, de foncer tête baissée. Je lui répondais souvent de prier pour moi. Aujourd’hui, son rêve s’est réalisé. Elle s’est également mariée récemment et je lui souhaite tout le bonheur du monde. La beauté d’une femme est éphémère et le mariage est le souhait de toutes les femmes. Maintenant, que mon mari soit plus jeune que moi, ça regarde qui ? Il n’a qu’à avoir 2 ans, je l’aime, point barre.»

Mais, ça ne répond pas à ma question. Etes-vous, oui ou non, plus âgée que lui ?

Daddy : «Ce n’est pas important ! On s’aime. Priez pour nous afin que nous soyons heureux ensemble.»

Aïda : «Qu’est-ce que cela peut apporter aux uns et aux autres, de savoir qui de nous deux est plus âgé ?»

Puisque vous êtes un footballeur, vous n’allez certainement pas rester sur place. Allez-vous partir ensemble ou Aïda va rester sagement à vous attendre au Sénégal ?

Daddy : «On ne tient pas à être séparés, pour tout dire…»

 Aïda : «Nous ne savons pas encore où, mais nous allons partir ensemble.»

 Moustapha Nar Diop, pouvez-vous nous résumer votre parcours sportif ?

Daddy : «J’ai d’abord joué dans une équipe nommée Espoirs de l’Asc Bendya de Pikine, où j’ai grandi. J’ai été deux fois Meilleur butteur Cadet et j’ai raflé toutes les coupes de Navétanes. A Mbacké également, j’ai été meilleur joueur et meilleur butteur. Je suis passé au centre de Diapo, à Pikine, puis à l’As Pikine. Par la suite, j’ai atterri à l’African Sports Etudes qui se trouve être l’ex Aldo Gentina. En 2012, j’ai intégré l’Asc Yégo comme sénior et lors d’un match de Navétanes, j’ai été repéré par un agent. Ce dernier m’a approché et m’a proposé d’être mon agent. C’est grâce à lui que je me suis retrouvé au Maroc, à l’Athlétique club Wydat. J’ai voulu, néanmoins, rompre mon contrat, parce que j’avais quelques propositions plus intéressantes en Belgique. Mais cela n’a pas abouti. Je suis actuellement au Sénégal et j’attends de voir comment prendre en main ma carrière, car j’estime être encore jeune, avec un bon potentiel à exploiter…»

Voir aussi

thierno_bocoum_rewmi-30-03-2015_02-03-57_0

RÉPONSE AU MINISTRE DU BUDGET-PAR THIERNO BOCOUM

Votre réponse suite à mon interpellation concernant l’affaire de l’ancien ministre délégué Fatou Tambédou est …