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Le destin de deux frères saoudiens, l’un pilote de l’armée de l’air, l’autre jihadiste de l’EI, morts à deux jours d’intervalles, fait la une de la presse du royaume wahhabite.

Deux frères, deux destins. À quelques jours d’intervalles, une famille saoudienne a perdu deux de ses fils dans des circonstances très particulières.

Officier de l’armée de l’air saoudienne, le pilote Nasser al-Harithi est décédé le 22 août dans le crash de son hélicoptère de type Apache, à la frontière avec le Yémen. Il était en mission, avec l’un de ses collègues, dans le cadre de l’opération de la coalition sous commandement saoudien qui lutte contre les rebelles chiites houthis au Yémen. La presse saoudienne a rendu un hommage unanime au « héros du royaume », tombé  en défendant les frontières du pays.
Et deux jours plus tôt, Zaher, membre de la même fratrie de onze enfants, s’est fait exploser dans un attentat-suicide, à Samara, au nord de l’Irak. Membre de l’organisation de l’État islamique (EI), qui a annoncé sa mort sur les réseaux sociaux, il s’est fait sauter contre un barrage de l’armée irakienne.
Le groupe terroriste a précisé que Zaher al-Harithi, infirmier de formation, avait refusé un poste à très haute responsabilité dans un hôpital situé dans l’un des bastions de l’organisation terroriste à Mossoul, afin d’ajouter son nom à la liste des kamikazes.
« Les deux sont mes fils »
Interrogé mercredi par une télévision locale, Mohammad al-Harithi, le père de la fratrie, a salué la mémoire de son fils Nasser, « en remerciant Dieu pour sa mort honorable, survenue alors qu’il servait le pays, la nation et le roi ».
Il a indiqué qu’il n’avait plus aucun contact avec son fils jihadiste, dont il a condamné l’acte, depuis que ce dernier avait quitté l’Arabie saoudite quelques années plus tôt. « Les deux sont mes fils, et ils ont été élevés sous le même toit. Toutefois, Zaher m’a été arraché et ils l’ont transformé, au point qu’il a fini par prendre un autre chemin que celui de son frère Nasser », a-t-il déploré.
Souvent soupçonnées de financer des mouvements radicaux, les autorités saoudiennes, bien que prônant un islam rigoriste, ont multiplié ces derniers mois les arrestations d’extrémistes sunnites, accusés de vouloir déstabiliser le royaume wahhabite.
France 24

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