Le Diaz, le Macky et le meurtre

Le régime serait sur le point de remettre Barthélémy dans le gouffre carcéral pour qu’il se taise et se terre. La réouverture de son dossier serait son moyen de briser les ailes de ce gallinacé qui becquette jusqu’à indisposer des gens de son propre parti. La procédure serait suivie par l’Assemblée nationale dont la majorité voterait la lavée de son immunité parlementaire.
Mais si cette réactivation de son dossier judiciaire survenait, ce serait encore l’expression d’une veulerie d’un pouvoir combattu qui, en guise de réplique, n’utilise que l’appareil d’Etat et l’appareil judiciaire pour solder des comptes politiques. Mais ce pouvoir a quand même le devoir moral assumer ses responsabilités, celles d’avoir mis en apnée, pour des raisons politiques, le meurtre de Ndiaga Diouf qui impliquerait Barthélémy Diaz.
Un Etat de Droit qui dispose d’une Justice appelée à être impartiale, ne doit point avoir de penchant partisan, de sautes d’humeur alimentées par des contingences politiques ou des justiciers polichinelles suspendus au bout d’injonctions séides. La justice est une question extrêmement délicate dans un pays comme le Sénégal où elle est souvent elle-même au banc des accusés d’une opinion publique exigeante qui a largement gagné en maturité.
Il y a dans ce pays tellement de cas d’impunité qui concerne des personnes qui semblent bénéficier soit d’une couverture encagoulée, soit d’une influence d’autorité que les Sénégalais auraient, devant une réactivation du dossier de Barthélémy Diaz, le même sentiment d’une justice à deux vitesses. La Nation a en déjà assez vu et le pouvoir n’a qu’à assumer ses responsabilités quand il rangeait subtilement au tiroir ce dossier, un acte qui a permis à Barthélémy de faire entendre son…Jazz !

Domou rewmi

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