24 juillet, 2014
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Le gouvernement sénégalais invité à décliner ses positions actuelles sur les APE

Le gouvernement sénégalais invité à décliner ses positions actuelles sur les APE

Le directeur exécutif du Centre africain pour le commerce, l’intégration et le développement (CACID), Cheikh Tidiane Dièye, a invité, vendredi à Dakar, le gouvernement sénégalais à décliner ses positions actuelles sur les Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne, réaffirmant la nécessité de défendre dans ce cadre les intérêts économique de l’Afrique de l’Ouest.
‘’Nous interpellons le gouvernement sénégalais sur ses positions actuelles sur les APE afin que nous sachions s’il continue de défendre les intérêts économiques de l’Afrique l’Ouest, tout en considérant les demandes et objectifs de la région’’, a-t-il dit au cours d’un petit-déjeuner de presse tenu au siège de l’ONG Enda Tiers-monde.

‘’La conclusion d’un accord commercial ne se justifie que s’il est porteur de progrès et s’il peut contribuer à réaliser des objectifs de développement économique et social. Or, l’accord en cours de négociation avec l’Union européenne est loin de refléter les intérêts de l’Afrique de l’Ouest’’, a estimé Cheikh Tidiane Dièye.

Selon lui, les pays de la sous-région ont un nouveau défi à relever sur ce plan, à la faveur du séminaire organisé conjointement par la Côte d’ivoire et la commission européenne des APE, le 10 décembre dernier à Abidjan, avec la participation des commissions de la CEDEAO et de certains Etats de la région.

‘’Si nul ne peut contester le droit de la Côte Ivoire et de l’UE de tenir des assises sur leur accord commun, il est regrettable que celle-ci serve de tribune pour exercer implicitement des pressions sur les négociations de l’Afrique de l’Ouest dans le but de pousser à conclure un APE régional, sans considérer les demandes de la région’’, a-t-il souligné.

‘’L’Afrique de l’Ouest a consenti les plus importants efforts pour proposer à l’UE une offre d’ouverture de son marché de l’ordre de 70 pour cent sur 25 ans, conformément à la décision de la 39ème session d’ordinaire de la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO tenu en mars 2011’’, a-t-il fait valoir.

Mais en dépit de cet engagement, a poursuivi Cheikh Tidiane Dièye, les chefs d’Etat ouest africains, les experts de la Commission européenne ‘’ont maintenu avec instance leur demande pour une ouverture de 80 pour cent sur 15 ans’’.

Une telle position ‘’n’est pas légalement défendable, ni économiquement soutenable’’, a relevé le directeur exécutif du Centre africain pour le commerce, l’intégration et le développement (CACID).

APS