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Le Groupe de contact pour la paix en Casamance «La solution n’est pas militaire»

 

L’historien  Ibrahima Ama Dièmé, un des membres du Groupe de réflexion pour la recherche de la paix en Casamance (Gpd), est d’avis que la solution sur la crise armée en Casamance n’est pas militaire mais plutôt économique.

La Casamance, cette partie Sud du  Sénégal,  est minée par une crise armée vielle de plus  30 ans. Plus de trois régimes ont géré cette  crise à leur manière. Ibrahima Ama Diémé, historien, par ailleurs, bras droit de Robert Sagna,  en diagnostiquant ce conflit, prévient que la solution de cette crise n’est pas militaire. Un discours tenu devant les protagonistes du conflit. « Il n’y a une seule voie. C’est  celle de la négociation. Cela nous a permis d’obtenir du Mfdc, l’arrêt de l’utilisation  des armes comme moyens d’expression de leur revendication.  On a également cherché à convaincre l’Etat, que la solution n’est pas militaire »a-t-il révélé.

Sur la gestion de ce conflit par le nouveau régime, l’historien dira que : « le président Macky Sall tient beaucoup à ce que les choses avancent dans ce dossier, c’est-à-dire la fin de la crise armée. Il y a tellement cru qu’il s’est rendu immédiatement à Banjul pour une visite au lendemain de son élection. Parce que Banjul est un peu à l’intérieur du Sénégal, donc une partie prenante du processus.

« Il reste  la personne la mieux imprégnée  de cette crise, car il a été ministre de l’Intérieur, Premier ministre  et président de l’Assemblée national. Sa démarche dans ce dossier est sincère.  Il n’a pas seulement cherché à régler la crise, mais il a essayé de trouver des solutions concrètes à des problèmes concrets ? notamment la question du désenclavement de la région.».

Par ailleurs ce membre du Groupe de contact demande au président de la République de respecter toutes les promesses  faites au Casamançais pour faciliter le retour de la paix. « Il faut accélérer le désenclavement de la Casamance. L’axe routier Fatick-Kaolack ne facilite pas le déplacement en direction la Casamance, à cause de son état. A partir de la Gambie, il y a le bac, qui ne facilite pas aussi les déplacements.  Et ensuite l’axe Passy-Sokone, également : ce sont des axes routiers qui sont incontournables aujourd’hui pour la circulation en direction de la Casamance et vice versa.

En réalité, il faut l’appuie  de tous les Sénégalais pour qu’on arrive  à trouver des solutions heureuses » a-t-il souligné.

Sur la suite du dialogue entre le Mfdc et le gouvernement, le Groupe de contact soutient que l’espoir est permis grâce à l’engagement des deux camps.

Ibrahima Khalil DIEME

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