Le M23 sur le manque d’argent pour le concours des Inspecteurs «Cela prouve que le Sénégal est le 25e pays le plus pauvre du monde»

Le gouvernement du Sénégal se dit désolé de ne pas pouvoir financer le processus de recrutement de 43 inspecteurs de l’enseignement moyen et secondaire  pour des raisons financières. Une déclaration qui écœure la Société civile. Selon Seydou Goudiaby, un des membres influents du M23, c’est un manque de respect doublé d’un manque  de priorité.

Selon le « Quotidien », le processus de recrutement des 43 inspecteurs de l’enseignement moyen et secondaire est renvoyé aux calendes grecques à cause d’une mésentente entre le ministère de l’Éducation nationale et la Fastef qui devrait assurer la formation. Pour Seydou Goudiaby du M23, « c’est une situation regrettable. Nous avons l’impression que ceux qui nous dirigent n’émettent  pas sur la même longueur d’onde. Le ministre de l’Éducation nationale ne peut pas annoncer le financement et le Premier ministre dire le contraire. Cela veut dire qu’ils ne communiquent pas entre eux », regrette-t-il. Il accuse l’actuel gouvernement de ne peut pas connaitre ses priorités. « Le gouvernement ne peut pas dire qu’il  n’a pas d’argent pour financer le concours de 43 inspecteurs. Dans ce cas, ce gouvernement donne raison à ceux qui disent que le Sénégal fait partie des 25 pays  les plus pauvres de cette planète. Ils disent qu’il n’y a pas d’argent, alors qu’ils refusent que le Sénégal soit parmi les pays les plus pauvres. Quelle contradiction », s’exclame-t-il.

Théorisant sur les conséquences de ce report, il avertit : « En bloquant ce financement, on veut systématiquement briser l’avenir de ces jeunes. Dans ce cas, où se trouve la priorité. Parce que depuis 2009, il y a des enseignants qui n’ont pas encore fait  le CAP, faute d’inspecteurs. C’est regrettable dans un pays comme le Sénégal, les autorités avouent leur incompétence à financer un simple concours des inspecteurs. Il faut arrêter ce cinéma ».  Le responsable du M23 soupçonne le gouvernement de ne pas connaitre ses priorités. « Pendant ce temps, des cérémonies de bamboulas sont financées chaque jour par ce régime. Il faut arrêter de jouer sur l’avenir des jeunes enseignants », se désole Seydou Goudiaby du M23.

Ibrahima Khalil DIEME

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