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Le Meds fait entendre la voix du secteur privé africain à Paris 

En marge du sommet sur le climat à Paris, le président du Meds, Mbagnick Diop, a animé, hier, avec brio, un panel sur la «Structuration des contrats et l’optimisation des business model».
Le Meds participe à sa manière au débat mondial sur le climat. En effet, les Ateliers de la terre qui organisent en marge de la Cop 21 le «Land of African Business» (LAB) ont invité, hier, le président Mbagnick Diop à débattre devant de nombreux fonds d’investissements sur les vecteurs de la croissance inclusive africaine. Au menu de sa conférence inaugurale : les bonnes pratiques du business model en Afrique. Le patron du Meds, lors de son panel réussi, consacré aux leviers de croissance en Afrique, a révélé le potentiel immense d’un continent riche confronté à diverses priorités dont le réchauffement climatique. À l’en croire, l’Afrique s’affirme de plus en plus comme le continent de l’avenir. En termes plus clairs, renchérit M. Diop, le continent africain demeure une véritable réserve pour le développement de la planète aux plans des ressources naturelles et de la biosphère, des opportunités économiques et d’investissements (…) du capital humain en termes de dividendes démographiques, de résilience démocratique, etc. Il en veut pour preuve le rapport 2015 sur les perspectives économiques en Afrique publié récemment par le Fonds monétaire international (Fmi) confirmant ces bonnes tendances d’une Afrique résolument engagée dans la trajectoire de l’émergence. D’ailleurs, précise-t-il, six des dix économies qui auront les plus forts taux de croissance de leur Pib en 2015 sont en Afrique. Le même rapport, cite Mbagnick Diop, indique que la croissance moyenne du PIB en Afrique en 2015 est projetée à 4,5% et les projections se situeront sur un trend positif pour plusieurs années encore. Sous ce rapport, dit-il, enthousiaste, l’Afrique est dans un moment favorable qui augure un printemps économique et une très belle opportunité d’émergence pour nos pays longtemps englués dans une spirale de sous-développement. Mais, prévient-il, cette émergence est impossible sans l’implication du secteur privé au cœur de l’écosystème économique. «Il va de soit que la pleine exploitation des potentialités suppose un secteur privé apte à jouer un rôle de catalyseur de l’entreprenariat, à la pointe de l’innovation et qui soit capable de s’adapter aux mutations qu’exige l’obligation de durabilité», a-t-il souligné devant un public séduit par la pertinence de son discours. S’épanchant sur les Business Model, Mbagnick Diop de rappeler que leur mise en œuvre en Afrique soulève quelques difficultés à cause du poids des économies informelles et la rareté des instruments financiers. Toutefois, reconnait-il, les Business ModeI sont une chance et une opportunité pour l’émergence du continent. Mais, faudrait-il, suggère M. Diop l’adapter à des dispositions juridiques. D’ailleurs, dit-il, c’est ce que le Sénégal a très vite compris en renforçant le cadre juridique de l’environnement des affaires qui constitue un des piliers essentiels du Plan Sénégal Emergent (PSE). Et parmi les réformes phares, poursuit-il, figure le redressement du classement d’attractivité qui fait de la sécurité juridique des affaires une préoccupation de chaque instant. En effet, les Business ModeI ne peuvent s’épanouir que dans un contexte qui favorise pleinement et entièrement la libre concurrence, une transparence effective des modes de contractualisation, un système financier et bancaire participatif et une sécurité juridique réelle et ressentie.

Vous avez dit s’adapter…

Ensuite, recadre-t-il, la percée des projets d’affaires de type nouveau en Afrique doit déboucher sur une idée précise du Business Model à mettre en place pour augmenter au mieux les chances de succès. Ceci, ne serait-ce que dans une perspective d’identification et de mitigation des risques. Vivant dans une époque du «Tout-Monde», Mbagnick Diop conseille à ses homologues hommes d’affaires africains de s’adapter aux bouleversements du monde et aux opportunités qu’il dessine pour les entrepreneurs, créateurs de richesses actionnaires majoritaires d’un futur nouveau pour le continent. «Nous devons nous adapter en axant nos efforts sur l’innovation, la compétitivité et l’adaptation aux règles d’une économie globalisée», a-t-il indiqué. En effet, poursuit-il, «il nous faut admettre, qu’à l’échelle des États, tout comme des entreprises, qu’elles soient multinationales, grandes, moyennes, petites voire micro, la compétitivité et l’innovation ont fini d’être érigées en « Dieu Système »».

Safiétou Diop

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