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LE PALAIS, NOUVELLE PERMANENCE ? Dakar n’est pas le Sénégal

  • Date: 22 janvier 2016

Tous les chemins mènent au Palais présidentiel. La preuve avec toutes ces audiences que Macky Sall accorde aux « porteurs de voix ». Un scénario mis en place par l’ex président de la République, Abdoulaye Wade, et qui n’a pas donné les résultats escomptés. Dakar n’est pas le Sénégal. Les véritables militants, le Peuple, sont ceux qui donneront des suffrages. Mais pour cela, il faut mouiller le maillot pour satisfaire la demande sociale et responsabiliser les véritables ambassadeurs. Au Fouta, dans les banlieues, les zones périurbaines, les choses ne sont pas aussi roses qu’on le pense.

Au Fouta, il fait si beau. Ce charme des populations qui se suffisent à leur train-train quotidien. Des populations se plaisent, dans leur environnement. Palissades, bruit de pilon, gazouillis des oiseaux, enfants innocents, jouant, personnes du troisième âge. Un décor que certains responsables désignés par le chef de l’État fuient, excepté ces hommes du terroir. Ils forment un bloc avec leurs voisins, parents, sans distinction d’ethnie ou d’appartenance. Dans des localités, où il n’y a pas la 4G. Ce phénomène qui donne des urticaires à nos décideurs.

Les besoins des populations ne se chiffrent pas en milliards, mais en peu de ressources. La santé, l’éducation reviennent. Il faut donner le savoir aux enfants. Qu’importe la distance. Les lycées souvent très distants accueillent des futurs cadres. En effet, le Fouta regorge de cadres. De tous les niveaux. Mais c’est une guerre de clans qui sévit dans cette localité. Combien sont-ils de villages, à ne pas avoir accès aux infrastructures de base ? Alors que de grosses pointures y habitent. Un contraste. Certains responsables ne sont pas solidaires et ferment leurs portes. Une épine pour Macky Sall. Ce dernier a un vaste programme pour cette localité. Et c’est dommage que l’information ne passe pas, pour faire de cette région, un grenier agricole ou un pôle industriel. L’implantation de carrières, d’usines, d’Organisations non gouvernementales (Ong), n’impacte pas sur le vécu des habitants. On s’enrichit et on s’en va. Sans des dividendes pour toute cette pollution. Combien de manuels scolaires, de forages, de matériel agricole, peuvent être offerts ? Combien d’emplois pour ces jeunes, analphabètes ou intellectuels qui suivent les manifestations politiques, juste pour survivre ?

Dans le Fouta, on utilise encore l’eau du puits. On ne s’en plaint pas. Les distances sont parcourues sur des charrettes. Il n’y a pas de grèves, ni de manifestations. Comme pour dire que le président de la République doit revoir son coaching. Et aujourd’hui, il suffit juste comme on dit « d’accélérer les réalisations » pour satisfaire ces doléances.

Le Pr Serigne Diop, le constitutionnaliste qui ne va jamais parler…

Un même schéma, au niveau de zones périurbaines ou banlieues. L’habitat décent, le sous-emploi des jeunes, le désœuvrement, les goulots d’étranglement comme les structures de microfinance. Dans ces quartiers, où certains vont disparaître, urbanisation oblige, rien ne va. Il est vrai que la solidarité existait, mais elle se raréfie de jour en jour. Des jeunes, filles et garçons, scolarisés, ou pas, ayant dépassé la trentaine ne savent plus à quel sort se fier. Aucune source de revenus, la précarité dans des maisons qui crient leur trop plein, une mini délinquance, et l’indifférence de ressortissants de la localité.

À quelques mois de l’élection présidentielle et législative, il reste soit une année, soit deux années pour le pouvoir actuel, rien n’est acquis d’avance. Ceux qui s’agitent sur le mandat présidentiel devraient faire appel, au seul constitutionnaliste, le Pr Serigne Diop, pour éclairage. Mais ce dernier ne fera point de déclaration ouverte. Ils courent dans tous les sens, alors que le dernier mot revient au chef de l’État et au Peuple. Pour l’instant, tous ceux qui veulent la prolongation du mandat, doivent se faire à l’idée que le Sénégal, ce n’est pas comme un match de Champions League. Mieux, pourquoi pousser Macky Sall sur un autre chemin. Le développement du pays doit rester le seul combat qui vaille. Pour un Sénégal uni et prospère.

Il faudra battre campagne et évoquer les réalisations du président de la République. Rien ne sert de convoyer des militants non authentiques au Palais, pour croire que tout est acquis. Et qui dit précampagne, pense à tous ces lobbies, ces syndicalistes en cagoules, ces attaques mais surtout cette peur de perdre les élections.

Et qu’au Sénégal, perdre le pouvoir c’est perdre le réseau.

Ndèye DIAW

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