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Le ‘’parcours cahoteux’’ de Ferdinand Coly

L’hebdomadaire ‘’Week-end Magazine’’ s’est intéressé dans sa dernière livraison, à la vie du défenseur international sénégalais Ferdinand Coly (Parme, Série A italienne), décrivant sur plusieurs pages un ‘’parcours cahoteux’’.

En feuilletant l’album de Ferdinand Coly, âgé de 33 ans aujourd’hui, le journal découvre ‘’une enfance alambiquée, longtemps piégée par les soubresauts du destin, aussi trépidante qu’une belle partie de football’’.

‘’Chez le défenseur international sénégalais, l’éducation et la retenue tonnent dans le discours comme des maîtres-mots, laissent plutôt affleurer un vécu et une enfance qui sortent de l’ordinaire’’, raconte Week-end.

L’hebdomadaire souligne que ‘’tout aurait pu être plus classique et beaucoup plus banal dans le destin de la famille Coly. Mais, au Sénégal où tout s’emballe en ce début de l’année 1980, le père de famille, Quentin, décède. Brutalement’’.

Le père de Coly laisse à sa veuve, Rose Badji, quatre petits garçons sous le pagne : Joseph, Pierre, Jean-Sébastien et Ferdinand. ‘’Un voile noir recouvre alors le toit de cette famille ordinaire de Casamançais. Plus rien ne sera comme avant chez les Coly !’’, poursuit Week-end, ajoutant que ‘’déjà, un autre déchirement couve : maman Rose, troublée par la perte brutale de son mari, tombe +gravement malade+’’.

C’est alors que la vie de Ferdinand bascule ‘’dans une sorte de néant social’’. ‘’Et parce qu’il est loin, très loin, de l’âge de la raison et de la conscience, son quotidien va s’empresser de dessiner un parcours cahoteux’’.

Un éclairci traverse le parcours en 1982. Cette année-là, ‘’des âmes bienveillantes se promènent par-là et d’un coup de génie charitable rectifient ce portrait en noirceur de frêles bambins, partis pour épouser du Zola. Ferdinand, 9 ans, à l’époque et son plus jeune frère, Jean Sébastien, 6 ans, sont recueillis par un couple de Français, Bernard Poncet et son épouse Irène’’.

‘’Au contact de sa +famille d’accueil+, Ferdy s’endurcit au gré des épreuves, se débarrasse de sa culotte, accélère sa maturation. : ’’Dans ces moments-là, on prend le mal sur soi. A cet âge, vous ne comprenez pas trop ce qui vous arrive. Mais ça vous renforce et vous rend plus fort. Cela m’a endurci et m’a fait comprendre que dans la vie, il faut s’accrocher quoiqu’il arrive’’, raconte le joueur.

Le magazine rapporte que ‘’dans cette famille de gens simples, ouverts aux étrangers et aux valeurs humaines certaines, Ferdinand nage dans une quiétude insoupçonnée, écarquille des yeux sur le monde et sur son entourage, enregistre rapidement des enseignements essentiels pour sa vie future’’.

’’De là, j’ai compris que la couleur de peau n’était pas importante. Le racisme, je ne connaissais pas’’, se souvient le teigneux défenseur qui allie alors football et études jusqu’à l’obtention d’un bac comptabilité-gestion. A 18 ans, il s’inscrit en année de psychologie à l’Université de Talence (Bordeaux). Mais Ferdinand Coly arrête très vite pour ‘’passer à autre chose’’.

Cette ‘’autre chose’’ c’est le football : des passages à Poitiers (1994-96), Châteauroux (1996-99), Lens (1999-janvier 2003), Birmingham (janvier 2003-juin 2003), Pérouse (2003-2005) avant de déposer son baluchon à Parme.

Week-end relève que ‘’derrière ce regard froid d’un baba cool revenu d’un trip aux Indes et cette dégaine intimidante se cache surtout un personnage qui a bataillé ferme pour prendre une revanche sur la vie et qui est revenu du front avec des valeurs et des certitudes sur l’existence’’.

‘’Coly restera toujours un homme. Mais il n’a jamais été un môme. Les turpitudes de la vie ont violé son royaume d’innocence pour lui voler son enfance’’, écrit le magazine avant de signaler que Ferdinand Coly en restera ‘’pour toujours +un mec différent+’’.


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