Le Premier ministre, Mouhammad  Boun Abdallah Dionne
Le Premier ministre, Mouhammad Boun Abdallah Dionne

LE PM INSISTE SUR LES CONSÉQUENCES NÉFASTES DE LA DÉGRADATION DES TERRES

Le Premier ministre Mahammed Boune Abdallah Dionne a mis en exergue lundi les conséquences néfastes de la dégradation des terres, dans la zone sahélo-saharienne, conséquence selon lui de la perte du couvert végétal.

 Il présidait à Dakar l’ouverture de la 5ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille verte (GMC).
Selon lui, les statistiques internationales montrent que la région sahélo-saharienne est la plus vulnérable à l’échelle des 11 pays au sud du Sahara. Il a fait état d’une perte de plus de 2,8 millions d’hectares de couvert végétal chaque année.
 ‘’Cette perte du couvert végétal se traduit chaque année par une dégradation progressive des terres et des systèmes de production ruraux. Cela se résume inévitablement à une baisse de la productivité et surtout de l’accroissement de la pauvreté des communautés’’, a t- il fait remarquer. Il y voit une des causes principales des phénomènes de radicalisation et de migration forcée des forces vives africaines.
 ’’La sous région africaine, au-delà des enjeux climatiques et écologiques, fait face à un autre grand défi qui est la sécurité des biens et des personnes’’, a-t-il relevé, citant la monté en puissance du terrorisme, qui affecte la plupart des pays et ‘’dont la cause principale est la précarité de nos populations’’.
‘’Ce radicalisme vient essentiellement, du fait de la perte des ressources naturelles et des terres avec des conséquences multiples, notamment la désertification, la dégradation des terres, la diminution des eaux, entrainant dans leur sillage la pauvreté, l’insécurité alimentaire, la famine et les migrations forcées de nos jeunes’’, a expliqué M. Dionne.
De ce fait, ‘’nous avons l’obligation de trouver des solutions idoines, par la protection et la conservation de nos ressources, en vue d’accroître nos capacités de production agricoles pour subvenir aux besoins de nos populations’’.
 A cet égard, il a évoqué l’apport de la Grande Muraille verte, qui est une des solutions les plus pertinentes à cette problématique, car permettant une gestion intégrée des défis environnementaux et climatiques dans un cadre de coopération régionale, fédératrice et solidaire.
Au Sénégal, dès le début du processus, il est mis en place les mécanismes appropriés, et à ce jour, plus 150 km sur les 545 représentant le tracé sénégalais, ont été aménagés.
Face aux enjeux planétaires que représentent les changements climatiques, ‘’nous devons compter sur nous-mêmes et nous sommes aujourd’hui crédibles au niveau de la communauté internationale’’, a-t-il souligné.
Et de conclure : ‘’Notre réussite représente une formidable contribution aux efforts de l’humanité, dans la lutte contre les changements climatiques’’.

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