Contributions

‘’Le Président Macky Sall a un sens de l’écoute très élevé ’’ (Par Ismaila Madior Fall)

  • Date: 19 août 2015
 Mon cher Madiambal, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre dernière chronique des «lundi» intitulée «Conseillers trop bavards» qui, à l’instar de toutes les autres, apporte une valeur ajoutée certaine à la réflexion sur les faits et événements contemporains du Sénégal.

Je voudrais, dans une perspective non polémique, mais plutôt constructive comme la vôtre l’est du reste, formuler juste quelques observations sur votre propos, en m’excusant à l’avance de ne pas pouvoir malheureusement parler au nom et pour le compte de tous les conseillers, mais seulement en mon nom propre.

Autrement dit, je m’en limite à la brève relation de ma modeste expérience personnelle à la présidence de la République.

Je suis, pour ma part, toujours étonné d’entendre que le président de la République Macky Sall n’écoute pas ses conseillers. Pour ce que j’en sais, le Président ne prend jamais une décision (matérielle ou normative) sans consulter ses conseillers.

Personnellement, je peux, à tout moment, joindre le Président, le voir et lui parler chaque fois que nécessaire. Lui-même n’hésite pas à appeler au téléphone, en dehors des heures de bureau, pour recueillir des avis. Les notes que je lui produis me reviennent toujours annotées et sont à l’origine de la programmation de séances de travail avec lui.

Qu’est-ce qu’il faut de plus à un conseiller pour se sentir respecté, utile et valorisé ?

Lorsque la confiance personnelle et professionnelle se développe, le Président peut même vous associer à la réflexion sur des sujets qui ne

sont pas votre cœur de métier. Mais il a, à l’évidence, une méthode de travail qu’il faut assimiler si l’on veut travailler en intelligence avec lui : il ne faut pas toujours attendre des instructions, il faut aller vite, avoir le sens de l’anticipation en préparant autant que possible les réponses avant que les questions ne se posent, produire une réflexion originale et rester très humble sur la suite qu’il réserve aux avis qu’on lui donne.

Mon cher Madiambal, vous nous reprochez d’être bavards, notamment par rapport aux conseillers de Senghor et de Diouf. Je voudrais nuancer votre avis en illustrant avec le poste de conseiller juridique du président de la République. Ce poste a été, de l’indépendance à une période très récente, occupé par des assistants techniques français (maître des requêtes ou conseillers d’Etat), puis par un magistrat sénégalais pendant les dernières années du Président Wade.

C’est avec l’avènement du Président Macky Sall que le poste est occupé pour la première fois par un professeur de droit qui, pendant plus d’une décennie, a pris part au débat public sur la démocratie et la vie des institutions au Sénégal, en Afrique et dans le monde.

Est-il compréhensible que ce professeur de droit, devenu conseiller juridique du Président, s’abstienne totalement de donner son avis sur les questions relatives à ces thèmes qu’il continue d’enseigner et sur lesquels il continue de colloquer ?

Est-ce que le poste de conseiller doit condamner un professeur d’Université au silence ?

Surtout, et c’est là que je voudrais vous rassurer et rassurer l’opinion, que ce que je dis dans la presse n’a rien à voir avec ce que je traite avec le Président. Aucune question évoquée avec lui n’a été abordée sur l’espace public. Sur la question du mandat et sur bien d’autres relatives au fonctionnement de l’Etat, il ne me viendra évidemment jamais à l’esprit d’évoquer dans la presse ou même avec d’autres personnes ce que j’en dis au président de la République et à lui seul.

Ce que je dis au Président dans mes notes ou l’intimité de nos échanges vise essentiellement à contribuer, dans la confidentialité absolue, à l’art de bien gouverner notre pays ; ce que je dis dans la presse a pour finalité de prendre part en tant qu’intellectuel au débat, de contribuer à éclairer l’opinion. La frontière, relative me diriez-vous, est à mon niveau d’une clarté absolue. Mon statut m’impose une réserve, j’en conviens avec vous, mais ne m’astreint pas au mutisme.

Parfois, ce sont même les circonstances (et pas du tout le président de la République comme vous l’insinuez) qui m’imposent la prise de parole : c’est le cas avec l’Acte 3 de la décentralisation sur lequel je m’exprimais, non pas en tant que conseiller, mais plutôt et surtout comme président du Comité national de pilotage chargé de la formulation de la réforme qui avait l’obligation de répondre aux questions que se posaient les acteurs et l’opinion au sujet de ladite réforme.

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