Petite enfance

Le Prodere/Ao veut influencer les politiques éducatives

Les Rencontres franco-africaines dans le cadre du Programme de développement des réseaux pour l’éducation en Afrique de l’ouest (Prodere/Ao) qui se tiennent à Dakar jusqu’au 2 février, ont démarré par la Foire aux savoirs hier. Il s’agit de moments de d’échanges et de partage des meilleures pratiques en matière de petite enfance, d’éducation de base, d’éducation non formelle et de handicap.

Dans son approche pour influencer les politiques éducatives, le Prodere/Ao a adopté une stratégie pour le moins innovante. En lieu et place d’une conférence, d’un atelier ou d’un séminaire classique, il a tenu une rencontre appelé « Foire aux savoirs ». C’est un lieu de rencontre et d’échange dynamique qui repose sur la mobilisation sociale et la participation où s’alternent des sessions planifiées et des échanges informels autour de quatre stands dédiés à la petite enfance, à l’éducation non formelle, à l’éducation de base et au handicap. Cette foire entre dans le cadre des Rencontres franco-africaines du Prodere/Ao qui se déroulent du 25 janvier au 2 février. Son but est d’offrir la possibilité aux participants venus des cinq pays membres du Prodere/Ao (Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger et Sénégal) de partager leurs expériences et de présenter les résultats aux visiteurs.

Ainsi, au stand « Petite enfance », le chef de file transnational, Ibrahima Ndiaye, explique que dans ces cinq pays, l’accès reste très faible. Le taux se situe entre 4% et 16%. Dans le stand mitoyen réservé à « l’Education de base », les préoccupations ne sont pas les mêmes mais les problèmes ne manquent pas. Violence, pauvreté, sous-scolarisation, mariage précoce, sont, entre autres, les maux qui assaillent ce sous-secteur selon Garka Yaya, le chef de file transnational de cette thématique. « L’avantage de cette foire, c’est de pouvoir croiser nos regards et nos activités dans le sens de susciter l’engouement chez les politiques et d’aboutir à des projets communs sur l’éducation de base », dit-il.

Quant à Oumou Traoré, chef de file transnational de la thématique « Handicap », elle regrette le fait que les Etats africains investissent très peu pour la prise en charge correcte des enfants vivant avec un handicap, surtout ceux en âge d’aller à l’école. « Dans tous les pays, ces enfants sont des laissés-pour-compte. Leur doit à l’éducation n’est pas respecté. Le peu d’effort qui est fait, l’est par les associations et non par les Etats. Il faut que cette donne change », regrette-t-elle. Concernant « l’éducation non formelle », réceptacle de ceux qui ont échappé au système formel, elle peut être la voie de salut pour de nombreux jeunes, selon Dorothée Houenon, le chef de file transnational. L’idée de cette foire, souligne Noaga Pierre Sawadogo, coordonnateur régional de la Prodere/Ao, c’est de pouvoir bâtir un socle de savoirs qui va permettre d’élaborer un document de plaidoyer assez solide à même de pouvoir influencer les politiques éducatives. Le Prodere/Ao a été mis en place avec l’appui de Solidarité Laïque, une organisation française.

Le soleil

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