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Le Ps réclame la démission des membres de la Cena

Les membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena) ont été secoués par des critiques, remarques et observations sur leur mission de contrôle et de supervision des élections. Le représentant du Parti socialiste (Ps) a tout bonnement réclamé leur démission alors que ceux des autres partis ont estimé que le rapport de la Cena invalide simplement l’élection présidentielle et conforte les partis de l’opposition dans leur boycott des élections législatives et sénatoriales. Les membres de l’organe de supervision ont contre attaqué, en martelant que c’est exagéré et que tout cela est un « mauvais procès ».

Source : Sudonline

Le Parti socialiste (Ps) réclame la démission des membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Il a formulé la demande lors de la rencontre que l’organe de supervision de la régularité du processus électoral Sénégalais avait convié hier, mardi 8 janvier dernier les partis politiques légalement constitués. Se basant sur le rapport produit par la Cena qui fait « une évaluation exhaustive et systématique » des élections législatives, Serigne Mbaye Thiam du Ps a fait des remarques et observations qui l’ont conduit à demander la démission de l’équipe de Moustapha Touré. « Nous avons relevé un certain nombre d’incohérences inexplicables sur l’attitude de la Cena. La Cena valide, dans son rapport, un grand nombre d’observations qui ont été faites par les partis politiques et les candidats avant les élections. Pour certaines de ces observations, la Cena avait des pouvoirs que la loi lui donne pour agir. On s’étonne que la Cena attende maintenant pour les mettre dans son rapport », a déclaré le chargé des élections du Ps, Serigne Mbaye Thiam. Le membre du bureau politique des socialistes Sénégalais d’ajouter sur un ton ironique : « et comme recommandation, elle se met à souhaiter vivement que le ministère de l’Intérieur change d’attitude ou envoie les documents dans les délais ». Alors que, selon lui, la Cena a des pouvoirs d’injonctions, de rectifications et de dessaisissement de l’autorité et de substitution pour mener sa mission. « Si quelque part une commission d’instruction ne fait pas son travail, la Cena peut la dessaisir, se substituer à la commission en nommant ses membres », a-t-il cité en exemple.

Onel plus présent que la Cena

« L’Onel qui n’avait pas ses pouvoirs avait plus de présence sur la scène électorale que la Cena actuelle », a observé Serigne Mbaye Thiam. Le monsieur élections du Ps a du mal à qualifier ou à situer cette attitude des membres de la Cena. Il a estimé que ces difficultés sont soit liées à « une incapacité, à une incompétence mais nous ne le pensons pas compte tenu de leur expérience respective, à une absence d’indépendance ou à un problème de textes, mais cela ne doit pas être le cas parce que la loi donne à la Cena une possibilité d’amélioration du code électoral ».

Le membre du bureau politique du Ps a fait une lecture annotée du rapport de la Cena et revenu avec des précisions ponctuées de citations de la loi électorale. Il a ainsi listé nombre de griefs dont la compétence nationale octroyée aux commissions d’inscriptions deux mois après la fin des inscriptions est le plus saillant. « La Cena dit dans le rapport que le fait de débuter les inscriptions à des dates différentes n’est pas conforme au code électoral », a-t-il fait remarquer. La seule question sur laquelle Serigne Mbaye Thiam s’est accordé avec la Cena c’est le fait de ramener le nombre d’électeurs de 900 000 à 500 000 du fait de la nature assez complexe des locales. « C’est une observation qui peut être d’ores et déjà mise en œuvre ».

« Ce rapport invalide l’élection présidentielle »

Ils ont été nombreux à formuler les mêmes remarques. Le chargé des élections de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti et le travail (Ld/Mpt), Ousmane Badiane a abondé dans le même sens. « Ce rapport d’un bout à l’autre invalide l’élection présidentielle. Il donne raison à l’opposition. L’instance ne joue pas le rôle pour lequel elle a été créée. Le point le point important du processus électoral qui est l’adresse a été brouillée et la Cena se limite à des remarques dans son rapport », a-t-il souligné.

D’autres représentants de partis politiques ont, entre autres, eu à signaler les difficultés des membres de la Cena à exercer leur mission, leur manque d’autorité, l’absence de maîtrise sur le fichier électoral. Les responsables de la Cena ont, naturellement, battu en brèche ces accusations et allégations des représentants de partis politiques. « C’est exagéré », a rétorqué le membre de la Cena, Issa Sall. Il est d’avis que c’est sur la base de ce rapport que les partis politiques ont eu la possibilité d’analyser les élections. « S’il n’y avait pas de rapports aucun parti politique n’aurait pu faire ce constat. Ce sont des constats qui ont été difficiles à faire, mais qui ont été bien faits », a-t-il tenu à marteler.

« C’est un mauvais procès », rétorque la Cena

Un autre membre est monté au créneau pour marteler que « quand Serigne Mbaye Thiam dit qu’on ne met pas en œuvre nos compétences, c’est nous faire un mauvais procès ». Et de s’interroger à cet effet, « Combien d’acte d’invalidation avons nous pris, combien d’actes d’injonctions avons nous pris ? ». Pour exemple, il a expliqué qu’il leur est arrivé une fois de dessaisir complètement une commission d’inscription. « On a enlevé tous les membres de la commission », a-t-il avancé. A la guerre comme à la guerre, il se livre à des déballages et a déclaré qu’au moment où « nous faisons respecter la loi électorale, on s’est rendu compte que certains partis faisaient le contraire. On a voulu prendre des mesures pour donner un nouveau souffle à la distribution des cartes, mais quand on a pris l’initiative de mettre un comité sur place pour dessaisir l’administration, c’était le représentant du Ps qui était le premier à saborder l’initiative ».

Le lieutenant du président de la Cena, Moustapha Touré, a, en revanche, précisé : « nous ne sommes pas les seuls à contrôler le processus électoral. Nous sommes dans les commissions avec les partis politiques. Mais nous avons eu le courage d’aller jusqu’au bout en

Onel plus présent que la Cena

« L’Onel qui n’avait pas ses pouvoirs avait plus de présence sur la scène électorale que la Cena actuelle », a observé Serigne Mbaye Thiam. Le monsieur élections du Ps a du mal à qualifier ou à situer cette attitude des membres de la Cena. Il a estimé que ces difficultés sont soit liées à « une incapacité, à une incompétence mais nous ne le pensons pas compte tenu de leur expérience respective, à une absence d’indépendance ou à un problème de textes, mais cela ne doit pas être le cas parce que la loi donne à la Cena une possibilité d’amélioration du code électoral ».

Le membre du bureau politique du Ps a fait une lecture annotée du rapport de la Cena et revenu avec des précisions ponctuées de citations de la loi électorale. Il a ainsi listé nombre de griefs dont la compétence nationale octroyée aux commissions d’inscriptions deux mois après la fin des inscriptions est le plus saillant. « La Cena dit dans le rapport que le fait de débuter les inscriptions à des dates différentes n’est pas conforme au code électoral », a-t-il fait remarquer. La seule question sur laquelle Serigne Mbaye Thiam s’est accordé avec la Cena c’est le fait de ramener le nombre d’électeurs de 900 000 à 500 000 du fait de la nature assez complexe des locales. « C’est une observation qui peut être d’ores et déjà mise en œuvre ».

« Ce rapport invalide l’élection présidentielle »

Ils ont été nombreux à formu
ler les mêmes remarques. Le chargé des élections de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti et le travail (Ld/Mpt), Ousmane Badiane a abondé dans le même sens. « Ce rapport d’un bout à l’autre invalide l’élection présidentielle. Il donne raison à l’opposition. L’instance ne joue pas le rôle pour lequel elle a été créée. Le point le point important du processus électoral qui est l’adresse a été brouillée et la Cena se limite à des remarques dans son rapport », a-t-il souligné.

D’autres représentants de partis politiques ont, entre autres, eu à signaler les difficultés des membres de la Cena à exercer leur mission, leur manque d’autorité, l’absence de maîtrise sur le fichier électoral. Les responsables de la Cena ont, naturellement, battu en brèche ces accusations et allégations des représentants de partis politiques. « C’est exagéré », a rétorqué le membre de la Cena, Issa Sall. Il est d’avis que c’est sur la base de ce rapport que les partis politiques ont eu la possibilité d’analyser les élections. « S’il n’y avait pas de rapports aucun parti politique n’aurait pu faire ce constat. Ce sont des constats qui ont été difficiles à faire, mais qui ont été bien faits », a-t-il tenu à marteler.

« C’est un mauvais procès », rétorque la Cena

Un autre membre est monté au créneau pour marteler que « quand Serigne Mbaye Thiam dit qu’on ne met pas en œuvre nos compétences, c’est nous faire un mauvais procès ». Et de s’interroger à cet effet, « Combien d’acte d’invalidation avons nous pris, combien d’actes d’injonctions avons nous pris ? ». Pour exemple, il a expliqué qu’il leur est arrivé une fois de dessaisir complètement une commission d’inscription. « On a enlevé tous les membres de la commission », a-t-il avancé. A la guerre comme à la guerre, il se livre à des déballages et a déclaré qu’au moment où « nous faisons respecter la loi électorale, on s’est rendu compte que certains partis faisaient le contraire. On a voulu prendre des mesures pour donner un nouveau souffle à la distribution des cartes, mais quand on a pris l’initiative de mettre un comité sur place pour dessaisir l’administration, c’était le représentant du Ps qui était le premier à saborder l’initiative ».

Le lieutenant du président de la Cena, Moustapha Touré, a, en revanche, précisé : « nous ne sommes pas les seuls à contrôler le processus électoral. Nous sommes dans les commissions avec les partis politiques. Mais nous avons eu le courage d’aller jusqu’au bout en


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