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LE SENEGAL FACE AU MEURTRE ATROCE DE FATOUMATA MATAR NDIAYE Les signes d’une Nation solidaire

  • Date: 22 novembre 2016

L’élan de révolte et d’indignation qui a envahit toute la Nation sénégalaise, face au cruel meurtre de Fatoumata Matar Ndiaye, Vice-présidente du Conseil Economique, Social et Environnemental, rend compte de l’immense esprit de solidarité des Sénégalais.  Les clivages sociaux, les antagonismes politiques et les querelles de chapelle ont vite disparu devant ce drame révoltant pour céder la place à une voix commune d’exaspération et de dénonciation.

Les réactions des responsables politiques de l’opposition de tous les partis, celles des familles maraboutiques  et de l’Eglise ont convergé et exprimé leur révolte et leur solidarité à la famille de la défunte.  Cette solidarité est à consolider et à encourager.

Elle confère un relief particulier à la devise de la République et lui donne une réalité : nous sommes un Peuple ; nous avons un But ; nous avons une Foi ! Cette solidarité que les Sénégalais manifestent à chaque fois qu’un mal ou qu’un drame s’abat sur un des leurs, est surtout le signe de la sociabilité, de l’égalité de tous en dignité et en droits et de cheminement commun des citoyens vers une unité toujours renforcée.

La réaction de Aïda Mbodji et des jeunes de Rewmi du Département de Pikine, est simplement émouvante. Leurs exemples renseignent d’une classe politique dont l’engagement partisan s’accompagne d’un autre engagement éthico-social tout aussi intensifié.  Des responsables politiques ne se sont pas exprimés, mais des êtres humains animés de sensibilité à l’injustice et au mal.

La politique politicienne s’efface

La réaction unanime des citoyens et l’indignation identique et collection de toute la classe politique sont la preuve que les acteurs civiles, politiques, ainsi que les Sénégalais, des plus connus aux anonymes, que devant le mal qui supplicie une famille ou un citoyen,  les querelles politiques et les divergences s’effacent pour céder la place à une véritable solidarité qui est une exigence morale inhérente à toutes relations humaines, qu’elles soient convergentes ou divergentes.

Ce qui est à saluer est la conscience atavique des Sénégalais à s’entraider et se soutenir face à l’épreuve. Les actes posés en ce sens ont une valeur de principe social ordonnateur des Institutions, en vertu duquel les luttes intestines, les sorties au vitriol et la haine doivent être dépassées pour aboutir à un dialogue fécond.

Le silence de la politique partisane au bénéfice d’une  solidarité exprimée à la famille de Fatoumata Matar Ndiaye a aujourd’hui une véritable vertu morale. Elle n’est pas un sentiment de compassion vague ou d’attendrissement circonstanciel  pour le mal atroce subi par la Vice-présidente du CESE. Elle est plutôt le signe d’un patriotisme, d’un partage du sort d’autrui et d’une générosité. Elle est la détermination de vouloir agir pour le bien commun.

La société sénégalaise a en elle un sentiment génétique de solidarité. Et devant leur commune réaction contre l’acte barbare subi par Fatoumata Matar Ndiaye, la solidarité qu’ils ont manifestée s’élève au rang de vertu sociale fondamentale parce qu’elle se situe dans la dimension d’une justice orientée vers le bien commun et la dignité humaine.

Emotion au-dessus du bon sens

Jamais autant qu’aujourd’hui, il n’a existé, après le naufrage du Joola, une conscience aussi étroite et diffuse des liens entre citoyens sénégalais  et l’exigence naturelle de solidarité. Seulement, l’émotion, cette fois, est si forte qu’elle se met au dessus du bon sens avec des réactions impulsives pour un retour à la Peine de Mort.

Malgré l’émotion et la colère, le Sénégal est au cœur de la marche de la civilisation du 21ème dans laquelle la Peine de Mort n’est jusqu’ici appliquée que par 22  des 192 pays du globe terrestre. Elle est une loi primitive née à une époque où les sociétés anciennes ne disposaient pas d’Etat de Droit, encore moins d’Institutions de Justice.

Le Sénégalais est naturellement animé d’une sensibilité morale. Mais malgré la colère suscitée par les meurtres, l’écrasante majorité des citoyens a  eu une aversion contre la Peine de Mort. Car devant un acte meurtrier expressément commis, une condamnation à perpétuité aux travaux forcés est la meilleure manière de soumettre un assassin à une punition expiatoire.

Le Piroguier

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