2 septembre, 2014
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LE STATUT DE CHEF DE PARTI DE MACKY SALL  La plaidoirie de Me Amadou Sall ?

LE STATUT DE CHEF DE PARTI DE MACKY SALL La plaidoirie de Me Amadou Sall ?

Macky Sall est le Sg de l’Apr, une nuance avec son statut de chef d’Etat. Cet argument ne va-t-il pas servir de plaidoirie au connaisseur du droit qu’est Me Amadou Sall, face à la chambre spéciale de la cour d’appel.

La politique, c’est la gestion de la cité. C’est du moins la signification qui lui est donnée par ceux qui la pratiquent et les simples observateurs à distance. Par gestion de la cité, devrons-nous entendre tenir les rênes des institutions et entités mais aussi et surtout, les prérogatives qui riment avec, permettant de prendre les décisions d’un gestionnaire, au sens propre du terme. En tout cas, si tel est le cas, il est d’une nécessité extrême de faire un distinguo. A quel niveau est la question qui devrait suivre ? Aussi, la réponse est-elle qu’il s’agit, nettement de savoir faire la différence entre chef d’état et chef de parti. En tout cas, nous dit-on, entre opposition et parti au pouvoir où, tout simplement, entre adversaires politiques, tous les coups sont bons.

L’opposant Me Amadou Sall, s’est-il attaqué au Président de la République Macky Sall ou au secrétaire général de l’Apr. Enigmatique, l’appréciation est ici comme le commentaire : c’est selon, avec une pincée de liberté, si l’on sait que l’article 254 est évocable, malgré la nuance entre chef d’Etat et chef de parti. Surtout, quand les deux termes désignent un seul et même individu. « Macky Sall est chef d’Etat et chef de parti, une nuance qui peut conduire à des amalgames, suffisant pour une démission du président élu de son statut de chef de parti politique », selon les conclusions des assises nationales.

Pour en revenir à notre article, il dispose que « l’offense au Président de la République commise par l’un des moyens de diffusion publique (la radiodiffusion, la télévision, le cinéma, la presse, l’affichage, l’exposition, la distribution d’écrits ou d’images de toutes natures, les discours, chants, cris ou menaces proférés dans des lieux ou réunions publics, et généralement, tout procédé technique destiné à atteindre le public) est punie d’un emprisonnement de 6 mois à 2 ans et d’une amende de 100 000 à 1 500 000francs ou de l’une de ces deux peines seulement. Me Sall est avocat à la cour, un connaisseur du droit pénal du pays. Et, nous dit le procureur général, il a refusé de répondre aux policiers enquêteurs mais aussi et surtout, au parquet, sous prétexte qu’il ignorait de quoi, pour quoi, il était poursuivi. Selon une source juridique, Amadou Sall est en train de murir sa défense et son statut d’opposant face à un chef de parti fera sa plaidoirie.

Yandé DIOP

REWMI QUOTIDIEN