24 avril, 2014
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LE TAPISSIER ENCOURT 10 ANS FERME, POUR VIOL SUR MINEURE : Il avait couché avec sa domestique, soi-disant, «pour lui faire retrouver sa virginité»

LE TAPISSIER ENCOURT 10 ANS FERME, POUR VIOL SUR MINEURE : Il avait couché avec sa domestique, soi-disant, «pour lui faire retrouver sa virginité»

Plus faux que J. B. Diouf, tu meurs. Voulant coûte que coûte entretenir des rapports sexuels avec sa domestique S. D, 16 ans, il n’a pas hésité à lui faire croire des chimères. Selon la jeune domestique son employeur a eu des relations sexuelles avec elle à deux reprises. En réalité, si le sieur Diouf a réussi à abuser de la jeune fille, c’est parce qu’il lui a fait croire qu’il pouvait l’aider à retrouver sa virginité. Tapissier de son état, J. B. Diouf avait profité de l’absence de sa femme qui avait quitté tôt la maison pour se rendre au travail pour passer à l’acte. C’est ainsi qu’il avait bandé les yeux de sa domestique, avant d’entretenir des rapports forcés avec elle. Seulement, il faut dire qu’à la barre la jeune fille a quelque peu varié dans ses déclarations en déclarant que le prévenu ne l’a pas forcée physiquement, mais a menacé de raconter à son père qu’elle n’était plus vierge. Il faut à ce propos remarquer que le juge a relevé d’autres contradictions dans la version de la victime qui a déclaré à la barre qu’elle a eu son premier rapport sexuel avec le prévenu, alors que sur le procès-verbal d’enquête, il est mentionné le nom de deux hommes avec qui elle aurait déjà entretenu des relations sexuelles. La question est restée sans réponse. En réalité la jeune fille de 16 ans venait, depuis deux ans, au domicile de J. B. Diouf et de sa femme pour travailler comme domestique et entretenir leurs deux enfants durant les vacances. C’est donc dans ces circonstances, dira-t-elle, que son employeur lui a dit un jour qu’il avait remarqué de par sa démarche qu’elle n’était plus vierge. Mettant à profit la naïveté de la jeune fille, le tapissier lui a ainsi proposé de lui rendre son hymen. Et de quelle manière ? En entretenant des rapports sexuels avec elle. Le prévenu qui a nié les faits à la barre a déclaré que la victime l’accuse à tort, car il a voulu la faire virer pour son incompétence. Le parquet ayant requis une peine ferme de 10 ans a rappelé que le sperme trouvé sur le pagne de la victime est bien celui du prévenu, comme l’atteste d’ailleurs le test d’Adn. Si la partie civile a réclamé 5 millions de francs Cfa, la défense a sollicité la relaxe au bénéfice du doute. Car estimant que les prélèvements auraient dû être fait dans un laboratoire habilité et non au laboratoire scientifique de la police nationale. Le verdict sera rendu le 22 décembre.

Mansoura Fall (Stagiaire)

Le Populaire