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Le vendredi 31 juillet 2015, le président de la République a rendu une visite mémorable aux universités à travers l’Ucad

  • Date: 10 août 2015

Depuis, la ville et le pays ne bruissent que des jets de pierres des opposants politiques à l’œuvre  de redressement national et particulièrement la résurgence de l’enseignement supérieur. Les commanditaires ont choisi à dessein l’université comme théâtre de leur forfaiture, car ils savent les enjeux en cause et la symbolique des lieux. Ils se son trompés conduits par la haine, l’aveuglement et l’impuissance à entrainer les Sénégalais dans leurs projets politiciens de revanche, espérant créer les conditions d’un désordre social durable.

Rien, absolument rien ne peut excuser l’action violente des groupes mobilisés et opposés à la politique en cours. Un homme politique en mal d’identité et de posture, ancien ministre, a osé plaider en faveur de la violence commanditée en disant que le président de la République a « provoqué les étudiants ». Quand l’adversité aveugle et rend irresponsable, il convient de se retirer de l’espace public. Soutenir qu’il y a des espaces publiques dans lesquels des énergumènes peuvent décréter la plus haute sommité de l’Etat persona non grata est le summum de l’infantilisme.
Il s’agit non pas d’une expression démocratique et pacifique de contestation d’une politique, mais au contraire d’une action violente et criminelle engagée contre la République, les institutions et la population, à travers le symbole même de la République, le chef de l’Etat.
N’eut été le professionnalisme global des forces de sécurité et notamment de la garde rapprochée du président de la République, le pays aurait pu compter des dizaines de morts et de blessés. Si la foule s’était débandée, l’hécatombe eut été inévitable. Est-ce ce que recherchaient les vandales, en mettant en danger la vie de milliers de sénégalais ? Voilà ce que sont devenus ceux qui fanfaronnaient en disant ne pas vouloir aller au pouvoir en marchant sur des cadavres et qui ont voulu s y maintenir en roulant sur des cadavres.
J’ai dirigé l’une des grèves les plus importantes de l’Université de Dakar en 1966 à partir de février, suite au renversement du Président Kouameh NKUMA. Nous avons décidé d’évacuer l’Université, de faire rentrer tous les étudiants dans leurs pays respectifs au terme de 45 jours de résistance à l’intérieur de la Cité universitaire.
AUCUNE VIOLENCE NE FUT EXERCÉE CONTRE LES PERSONNES ET LES BIENS. 
Les acteurs vivants de cet immense évènement peuvent en témoigner : les facultés comme la Cité universitaire furent indemnes de la moindre violence. C’est ainsi que nous avons assumé la responsabilité de diriger la grève de 1966.  Nous avions des convictions inébranlables et elles excluaient l’arme de la violence. Nous protégions nos détracteurs provocateurs contre  toutes représailles, car nous savions que le recours à la violence desservirait notre cause.
Je ne suis donc pas un donneur de leçon ou un rallié tardif à la non-violence. Dans le mouvement syndical enseignant également, mes camardes de l’époque et moi n’avons jamais recouru à la violence dans la défense de ce qui nous semblait être l’intérêt de l’école publique et de la République. Nous avons observé des grèves et en avons assumé les contrecoups, sans pleurnicher et sans exiger de recevoir des salaires indus des jours de grève observés. Nos syndicats y faisaient face.
Revenant à la visite du président de la République aux universités, je considère que des résultats obtenus inscris dans la durée ne doivent pas être dissimulés par les jets de pierre, acte gravissime s’il en est :
D’une part il y a l’entente des pouvoirs publics avec les enseignants de conduire ensemble les réformes des universités, chacun restant dans ses responsabilités et rôles. Ici,  il convient de confondre dans les mêmes éloges les autorités étatiques en la personne du Président de la République et les enseignants en leurs représentations syndicales de s’afficher ensemble ce fameux vendredi. Si cet esprit est sauvegardé, des nouvelles et glorieuses perspectives permettront le s renforcement des potentiels scientifiques et intellectuels de notre pays et la mise à la disposition de la société des ressources humaines de hautes qualités et en quantité pour l’émergence programmée.
D’autre part, la majorité des étudiants, venue pour étudier dans relativement de bonnes conditions, saura gré au président de la République de sa farouche volonté de répondre à leurs attentes, en construisant et en équipant des universités et des résidences d’étudiants. Cette majorité trouvera les modalités de son organisation pour l’assainissement des universités pour que prévale un climat d’étude pacifié. Cela prendra un peu de temps, mais il n y a pas d’autre voie. Cette majorité est la bonne graine de nos universités et en aucun cas l’ivraie ne devrait nous le faire oublier.
Enfin, le pays tout entier se trouve interpellé pour que des quarterons d’étudiants politiciens professionnels ne prennent pas en otages la République, les institutions et les finances du pays. Les universités sont des lieux citoyens pour la formation de l’intelligentsia du pays. En exclure la réflexion politique est impossible, y bannir la violence endémique est une exigence. C’est la première condition à remplir pour que ressources publiques importantes y soient consacrées non pour faire œuvre de bienfaisance ou prétendument pour secourir des fils de pauvres parvenus à décrocher le baccalauréat, mais pour que les plus talentueux de notre jeunesse deviennent les artisans de notre développement et dirigent demain les destinées de notre pays.
Par Samba Diouldé THIAM, député à l’Assemblée nationale DAKAR
Membre de la Coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY)
Secrétaire général du Parti de la Renaissance et de la Citoyenneté (PRC)
Dernier Secrétaire Général de l’Union Générale des Etudiants de l’Afrique Occidentale (UGEAO

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