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L’Éducation n’est plus le berceau de la République

Le système éducatif a dépassé le stade de crise. Il est dans le gouffre. Il est dans une situation aussi désastreuse à tous les niveaux. Son administration est  pléthorique et désinvolte.

Les apprenants ont un niveau étonnamment désastreux à cause d’une pédagogie défectueuse que sert des enseignants d’un niveau cérébral catastrophique. L’élève de Terminale d’aujourd’hui a le niveau d’un élève de Troisième des années 80. Quand un instituteur s’exprime, les oreilles sensibles frissonnent. Il suffit de se promener dans les collèges et lycées du Sénégal pour comprendre que d’ici peu de temps, quand les générations actuelles tireront leur révérence, ce pays se retrouverait sans une élite intellectuelle solide et sans cadres techniquement performants.

La civilisation du loisir et  la quête de pécule a conquis les Écoles, les Collèges, les Lycées et les Universités. La quantité a ravalé la qualité. Le prestigieux Concours général qui mettait au trône les génies du système éducatif sénégalais est abandonné faute d’élèves talentueux et ingénieux et d’enseignants traceurs de destin.

L’Éducation n’est plus le berceau de la République car elle n’est plus un grenier debâtisseurs. L’État y perd sa souveraineté. Ses orientations sont définies par ceux qu’on appelle bailleurs de fonds et partenaires. Et les établissements privés vers lesquels courent les parents sont parfois pires car ils gèrent plus le client que l’apprenant.

La situation est telle que le métier d’enseignant n’est plus une ambition mais le seul débouché qui reste quand on a tout tenté et tout raté. Mais un État qui ne réussit pas l’Éducation de ses enfants peut-être prétendre à un avenir radieux ?

Domou rewmi

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