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Législatives : 14 partis et coalitions de partis sur la ligne de départ

14 partis et coalitions de partis se présentent aux législatives, malgré le boycott  »actif » décidé par l’opposition dite représentative qui demande une concertation préalable sur le fichier électoral. Quatre coalitions de partis et dix partis sont en lice pour se disputer les 150 sièges de députés en jeu pour cette législature.

Source : Aps
Parmi les coalisés, il y a la Coalition  »Sopi » 2007 qui réunit des partis de la mouvance présidentielle. Elle est dirigée par Macky Sall, actuel Premier ministre du gouvernement et secrétaire général national adjoint du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir).

A côté du PDS, il y a l’Union pour le renouveau démocratique (URD) de Djibo Kâ, le Parti de la République (PR) d’Abdourahim Agne et la CAP21 qui réunit une trentaine de partis acquis à la cause du président de la République.

Macky Sall, tête de liste nationale de la Coalition Sopi 2007 se présente ainsi à un scrutin législatif pour la première fois. Il n’était pas sur la liste des députables de la Coalition ‘’Sopi » 2000 dirigée à l’époque par l’ancien numéro 2 du PDS Idrissa Seck.

Coalition ‘’And defar » Sénégal est, quant à elle, dirigée par Landing Savané. Elle est composée de And Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ/PADS) et de…

AJ/PADS avait déjà tenté l’expérience de la Coalition, en 2001, avec le PDS, la LD/MPT, le PIT et d’autres formations. Au finish, il s’est retrouvé avec quatre élus.

La Coalition  »Takku défar » Sénégal de Robert Sagna est composée essentiellement de dissidents du Parti socialiste (PS) qui ont mis sur pied le courant  »Démocratie et socialisme » lequel s’insurge contre la gestion de l’ancien parti au pouvoir. Le porte-drapeau, Robert Sagna, est l’actuel maire de la ville de Ziguinchor et candidat malheureux à la dernière présidentielle. Sur la même liste, on retrouve l’ancien député socialiste Hamath Cissé et l’ancien maire des Parcelles Assainies, Tété Diédhiou, dont le parti a servi de réceptacle à  »Takku défar » Sénégal.

La Coalition  »Waar Wi » de Modou Diagne Fada est un regroupement des dissidents du PDS appuyé par Moustapha Diop Djamil dont le parti était jusque-là membre de la CAP21. Sa tête de liste, Modou Diagne Fada, fut élu sur la liste nationale du PDS lors du scrutin de 1998 et réélu en 2001 sur la même liste.

A coté des coalisés, dix partis ont décidé de se jeter en solo dans la bataille électorale. C’est le cas de la Convention pour le renouveau et la citoyenneté (CRC) mis sur pied par le député non-inscrit, Aliou Dia.

Originaire de Mbeuleukhé et porte-parole de la famille Dia, Aliou Dia est un ancien de l’URD de Djibo Leyti Ka. C’est sous la bannière de cette formation que cet enseignant a été élu député en 1998 et en 2001.

A la suite de divergences avec le leader de l’URD, Aliou Dia a rejoint la liste des non-inscrits à l’Assemblée nationale. Lors de la dernière présidentielle, il a préféré retirer sa candidature pour soutenir celle de Me Abdoulaye Wade.

A l’époque, il avait exprimé son ambition de retrouver l’Assemblée nationale sous les couleurs de la liste d’un parti dénommé CRC. Aujourd’hui, ce parti dont le siège se trouve à Dakar, a engagé la bataille de la représentativité au sein du monde rural.

Le Parti social-démocrate (PSD/Jant-bi), créé en juillet 2000, est dirigé par l’homme d’affaires Mamour Cissé. Il en est à sa première participation à un scrutin législatif. Il est proche du candidat Wade dont il a soutenu la candidature à la présidentielle du 25 février.

L’Alliance Jëf-Jël est conduite par son président, le sociologue Talla Sylla, âgé de 40 ans. L’Alliance Jëf-Jël participe aux législatives pour la 3-ème fois consécutive. Sa première participation remonte à 1998 et elle avait pris sous son aile l’Union pour le renouveau démocratique, un nouveau parti non encore reconnu et dont le fondateur, Djibo Kâ, venait de rompre avec le Parti socialiste.

L’Alliance Jëf-jël s’en sort avec 11 députés. En 2001, elle se présente tout seule et obtient un député, en la personne de son leader Talla Sylla.

Le Rassemblement des écologistes (RES, les Verts) se présente pour la première fois aux législatives. Ce parti, créé en août 1999, est dirigé par Ousmane Sow Huchard, consultant international.

La liste du Mouvement de la réforme et du développement social (MRDS) est dirigée par l’imam Mbaye Niang, un cadre technique. Ce parti proche des milieux islamistes avait participé aux législatives de 2001 sans obtenir de députés.

Pour sa part, le FSD/BJ est conduit par son secrétaire général Abdoulaye Dièye, ingénieur des travaux publics. Le FSD/BJ a été créé en 1996 et sa première participation aux législatives remonte à 1998. Il avait obtenu un élu, en la personne de son secrétaire général feu Cheikh Abdoulaye Diéye. En 2001, il faisait partie de la Coalition  »Sopi ».

Quant au Rassemblement du peuple (RP), il n’a jamais participé à une élection. Son leader, Serigne Mamoune Niasse, est un dissident de l’AFP qui a créé son parti en 2002. Vieux routier de la politique, il a fait ses armes au Parti socialiste avant de créer l’AFP avec Moustapha Niasse en juin 1999.

Le Rassemblement patriotique sénégalais ( »Jammi Reewmi ») revient sur la scène politique après une longue absence. Ce parti, qui a vu le jour dans les années 80 est conduit par son secrétaire général Ely Madiodo Fall Fall, un professeur d’économie à la retraite et ancien militant du Rassemblement national démocratique (RND), le parti du professeur Cheikh Anta Diop.

Le Parti socialiste authentique (PS-A) est composé de dissidents du PS conduits par Souty Touré, administrateur civil et ancien ministre de l’Environnement de Abdou Diouf.

L’Union nationale patriotique (UNP) dirigée par l’avocate, Me Ndèye Fatou Touré, fait partie des néophytes des législatives. Ses animateurs sont, pour l’essentiel, des compagnons du candidat indépendant Mamadou Lamine Diallo, lors de la dernière présidentielle.


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