SOCIETE

LENDEMAIN DE TABASKI  Louga «inondé» de moutons invendus

  • Date: 16 septembre 2016

La Tabaski a déjà été fêtée depuis quatre jours, mais les moutons continuent à envahir les artères de la capitale du Ndiambour. Une situation presque inédite, comparée surtout à celle de l’année dernière où une pénurie s’était invitée à la fête de l’Aïd El Kébir, contraignant certains pères de famille à se rabattre sur des chèvres et autres viandes chez les bouchers.

Les points de vente des moutons sont toujours remplis d’ovins qui n’ont pas trouvé acheteur. Un petit tour dans quelques points, a permis de s’en rendre compte. L’événement est certes dépassé, mais le décor rappelle les jours d’avant Tabaski. Au quartier Marbath, le bétail demeure « invendu » chez une grande partie des commerçants qui peinent à s’en débarrasser. Selon Kelly Sow, un ressortissant de la Mauritanie, arrivé à Louga une semaine avant la Tabaski, la vente n’est pas rentable comme les années passées. « L’année dernière, au même moment, j’avais écoulé tous mes moutons et m’apprêtais à retourner dans mon pays. Ce qui est tout à fait différent cette année car les moutons sont très chers là où on les a achetés », dit-il, avant de poursuivre : « Avec un tel prix d’achat, sans compter la nourriture, l’eau, le lavage, le transport, si on veut faire un petit bénéfice, on est obligé de revendre à un prix plus élevé. Mais les clients ne le comprennent pas ainsi et estiment que c’est inaccessible pour eux avec la conjoncture actuelle ».

D’autre part, il explique que cette année, beaucoup de gens qui ne travaillaient même pas  dans le secteur, se sont lancés dans l’opération Tabaski. Le bonhomme garde toutefois l’espoir qu’avec le retour des pèlerins de la Mecque, ils pourront encore écouler un grand nombre de bêtes. Ce Mauritanien n’est toutefois pas le seul à penser ainsi. Demba Kâ, un habitant de Linguère, qui est dans la même situation, embouche la même trompette et accuse le département de l’Elevage. M. Kâ pense que si cette année les moutons restent entre leurs mains, c’est par la faute du ministre Aminata Mbengue Ndiaye.

«Elle a tout fait pour saboter notre travail en faisant des communications non fondées. On lui en veut terriblement », martèle-t-il. Des propos renforcés par son voisin qui estime que le ministre a joué un grand rôle sur l’excédent de moutons. « Elle ne nous a pas appuyés comme elle devait le faire (sic) », dit-il

Mbaye Talibouya dira la même chose, mais en ce qui la concerne, il est venu tardivement pour commercialiser ses moutons. « Je suis arrivé à 5 seulement jours de la Tabaski. Et vu ce que j’ai dépensé sur mon bétail, je ne pouvais pas le bazarder. Voilà pourquoi je me retrouve avec ce grand nombre de moutons invendus ».

Sidy THIAM

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