SOCIETE

L’enquête après les attentats à Bruxelles: les suspects identifiés

  • Date: 23 mars 2016

Par Rfi.fr La Belgique se réveille difficilement après les attentats qui ont frappé le pays mardi 22 mars. Revendiquées par le groupe Etat islamique (EI), ces attaques coordonnées ont frappé l’aéroport et le métro de Bruxelles, à l’heure de pointe dans la capitale belge. Au moins 30 personnes sont décédées et plus de 236 ont été blessées. Une minute de silence sera observée à midi dans le pays en hommage aux victimes des attentats. RFI fait le point au lendemain des attaques dans la capitale.

Trois suspects identifiés 

Deux frères, Khalid et Brahim El Bakraoui, connus des services de police pour grand banditisme auraient été identifiés comme les kamikazes de l’aéroport de Bruxelles, rapporte mercredi 23 mars la RTBF. L’un d’eux est soupçonné d’avoir loué sous une fausse identitél’appartement perquisitionné le 15 mars dernier. Ils étaient recherchés pour leurs liens avec le réseau terroriste des attentats du 13 novembre à Paris.

La police belge a lancé une véritable chasse à l’homme pour retrouver l’un des auteurs présumés de ces attentats. Une image extraite de la vidéosurveillance de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem circule dans les médias. On peut y apercevoir un homme, veste claire et chapeau noir portant des lunettes. A ses côtés, deux autres hommes, vêtus de noir, poussent des chariots à bagages.

« Ce sont eux qui ont probablement commis un attentat suicide », a expliqué le procureur fédéral. D’après les premiers éléments de l’enquête, ce serait l’homme au chapeau qui aurait pris la fuite. Le procureur a confirmé qu’une troisième bombe n’avait pas explosé à l’aéroport international.

Concernant l’explosion dans le métro, une question se pose : est-ce un colis piégé ou un kamikaze ? Le travail de la police scientifique se poursuit sur les lieux des attentats.

Selon les médias belges, un chauffeur de taxi a reconnu les trois terroristes présumés après la diffusion de leur photo par la police. Il a conduit les enquêteurs à l’adresse où il a récupéré les trois hommes à Schaerbeek. Des perquisitions menées dans cette commune hier soir ont permis de découvrir un engin explosif et un drapeau du groupe EI.

Ces attentats surviennent quatre jours après la capture à Bruxelles du suspect Salah Abdeslam impliqué dans les attentats du 13 novembre à Paris. « Il est encore trop tôt pour établir un lien avec les attentats de Paris », a commenté le procureur belge.

Quelle était la cible à Bruxelles ?

« La cible, c’était l’Europe et indirectement les Etats-Unis parce que les charges avaient été amenées à côté du point de départ des avions vers les Etats-Unis dans l’Aéroport », a expliqué Roland Jacquard.

Le président de l’Observatoire international du terrorisme : « C’est un symbole important pour l’EI qui voulait montrer qu’il pouvait frapper à n’importe quel moment. Il avait déjà frappé la France, donc il fallait frapper la Belgique. »

« Ce pays, qui pendant un certain nombre d’années, a laissé s’installer une minorité de gens dans le radicalisme dans certaines villes, avait décidé de réagir à la suite notamment des attentats de Paris de novembre dernier », a poursuivi Roland Jacquard joint par RFI.

Pour l’expert en terrorisme, la Belgique se savait menacée : « Les Affaires étrangères, le ministère de la Défense avaient alerté leurs collègues européens en leur disant que différentes perquisitions, différents interrogatoires, différents moyens techniques mis en œuvre montraient qu’il se passait quelque chose qui n’avait rien à voir avec l’arrestation de Salah Abdeslam. »

■ Reprendre une vie normale

La population belge vivait déjà au rythme des perquisitions et des arrestations depuis les attentats de Paris. Les autorités belges avaient même fait part de l’hypothèse d’un attentat en préparation, mais personne ne voulait y croire.

« Il y aura un avant et un après 22 mars », a déclaré hier soir le roi des Belges, le roi Philippe, dans une allocution à la télévision. Le gouvernement a décidé de relever le niveau de la menace terroriste au niveau maximum d’alerte hier, niveau 4, pour l’ensemble du pays. C’est une première.

« Malgré la stupeur, malgré l’effroi, malgré le choc, il faut que la vie continue », insiste le Premier ministre belge, Charles Michel. Premier objectif : éviter tout blocage. Le réseau de transport bruxellois a redémarré partiellement ce matin, mais sous très haute surveillance policière. Les écoles seront rouvertes avec des consignes de sécurité très strictes à respecter.

En revanche, compte tenu des dégâts occasionnés et des devoirs d’enquête, l’aéroport de Zaventem restera fermé aujourd’hui, bloquant près de 24 000 personnes.

Hier, le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, a fait appel à toutes les forces de police encore disponibles. Au total, 225 militaires ont été appelés en renfort. Depuis le 13 novembre, un millier de militaires patrouillaient déjà dans les rues et protègent déjà les endroits stratégiques du royaume.

Autre mesure annoncée hier soir par le Premier ministre belge : le renforcement des contrôles aux frontières. A ce stade aucune mesure n’a été prise. Un conseil de ministres restreint doit se tenir ce matin pour envisager d’éventuelles adaptations de ce dispositif.

 

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