Accueil / CULTURE / Un Léonard de Vinci star des enchères d’automne à New York

Un Léonard de Vinci star des enchères d’automne à New York

Son prix devrait dépasser les 100 millions de dollars. Le tableau de Léonard de Vinci « Salvator Mundi » sera mis aux enchères par la maison Christie’s à New York ce 15 novembre. Il s’agit du tableau le plus ancien jamais mis en vente, et le dernier du maître florentin aux mains d’un collectionneur privé. Un tableau à l’histoire rocambolesque.

 

C’est un tableau dont le monde aurait pu ne jamais entendre parler, puisqu’il avait littéralement disparu de la circulation. Cette peinture sur bois représentant le christ Salvator Mundi, « Sauveur du monde », été peinte aux alentours de 1500, et a appartenu à la cour d’Angleterre, puis de France. Entre 1700 et 1900, les historiens d’art perdent littéralement sa trace, puis l’oeuvre réapparaît en 1958 mais est alors attribuée à un disciple de Leonard de Vinci.

Vendu une première fois aux enchères pour la modique somme de 60 dollars, le tableau a pu compter sur la persévérance de marchands d’art new-yorkais, qui s’associent en 2005 pour l’acheter et le restaurer, car il avait été repeint à de multiples reprises. Les marchands d’art entament par la suite de sérieuses démarches pour le faire authentifier, ce qui sera le cas en 2011.

Un événement historique

La vente de ce tableau à New York ce mercredi représente un véritable événement dans le monde de l’art. On parle d’ailleurs « d’un saint graal » car la majorité des œuvres qui datent d’avant le 19ème siècle sont la propriété de musées. C’est la première fois qu’une œuvre aussi rare, précieuse et ancienne est offerte à une vente aux enchères.

L’événement est d’autant plus historique que les œuvres du génie florentin sont rares – il en reste exactement 16 dans le monde – et qu’il s’agit de la dernière œuvre de Léonard De Vinci aux mains d’un particulier. L’actuel propriétaire est le président russe du club de foot de l’AS Monaco.

Le prix de vente promet donc d’être astronomique : on parle de plus de 100 millions de dollars pour cette toile. Or à ce prix-là, aucun musée, aucune institution ne peut se permettre de l’acquérir. Seul un richissime acheteur pourra profiter, en privé, de la vue de ce « Christ sauveur du monde ».

À voir aussi

Sommet de l’UE: les Européens peinent à s’accorder sur l’immigration

La réforme de la zone euro au petit déjeuner, c’est ce qui attend ce vendredi …

Fesnac 2017 Transformer la culture en une croissance économique

Les acteurs du Festival national des Arts et Cultures (FESNAC) ont fait face à la …