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« Les derniers jours de Muhammad », le livre d’Héla Ouardi soulève la polémique au Sénégal – L’ouvrage interdit de vente sur le territoire national « C’EST PIRE QUE LES VERSETS SATANIQUES »

(SenePlus.Com, Dakar) – Les derniers jours de Muhammad, l’ouvrage de la Tunisienne Hela Ouardi est interdit de vente au Sénégal. Il « sera retiré sans délai des sites » où il est commercialisé, informent, dans un communiqué conjoint, l’organisation islamique Jamra et l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses Mbañ Gacce, citant le ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye. Cette décision, qui sera officialisée ce mardi par un arrêté d’interdiction, fait suite à une alerte de ces deux organisations qui, dans un précédent article parvenu à SenePlus, reprochaient à Hela Ourdi d’avoir sorti un livre blasphématoire, « pire que Les versets sataniques » de Salman Rushdie. Nous vous proposons les communiqués annonçant l’interdiction du livre et soulignant les passages « incriminés » du livre.

LE COMMUNIQUÉ DE JAMRA ANNONÇANT L’INTERDICTION DU LIVRE

ÉPILOGUE SUR LE LIVRE SACRILÈGE SUR LE PROPHÈTE :

Le Premier ministre a confirmé à JAMRA son interdiction sur toute l’étendue du territoire!

Quelques heures après que Jamra et Mbañ Gacceeurent lancé l’alerte, relativement à la vente de l’ouvrage de la tunisienne Hela Ouardi, intitulé «Les derniers jours de Muhammad» (plus virulent que les «Versets Sataniques» de l’écrivain-pyromane Salman Rushdie) – et dont les 368 pages de prétendue «reconstitution» des derniers instants de vie du Messager d’Allah se révèlent être une énième provocation à l’actif des bras armées de l’islamophobie – les autorités sénégalaises viennent de mettre un terme à cette inqualifiable agression de la Foi, faisant déchanter ceux qui escomptaient ainsi élargir le boulevard infecte des amalgames, de la stigmatisation et de la diabolisation de l’Islam.

Le Premier ministre, M. Boun Abdallah Dionne, a effectivement joint au téléphone, ce dimanche 27 mars 2016, à 12h29, le vice-président de JAMRA, Mame Mactar Guèye, pour lui assurer qu’il avait répercuté l’information au chef de l’Etat (absent du pays) ; et que celui-ci lui a donné des instructions fermes pour qu’il soit immédiatement mis un terme à la commercialisation de ce livre provocateur, qui jette le discrédit sur l’icône de la religion musulmane, le Messager d’Allah, Seydouna Mouhamed (psl).

Le ministre de la Culture, M. Mbagnick Ndiaye, vient à cet effet de nous confirmer de vive voix, à 18h44, que l’ouvrage sera retiré sans délai des sites de ventes signalés par JAMRA, à savoir Jules Ferry, Mermoz et Sea Plaza. Assorti de la publication, dès mardi matin, d’un Arrêté ministériel portant interdiction de la vente de cet ouvrage sacrilège sur toute l’étendue du territoire nationale.

L’Organisation islamique Jamra et l’Observatoire de Veille et Défense des Valeurs Culturelles et Religieuses, Mbañ Gacce, expriment leurs gratitudes aux autorités étatiques, pour la diligence dont elles ont fait preuve, face à cette inadmissible agression de la conviction religieuse d’autrui. L’ancien Premier ministre M. Abdou Mbaye n’est pas en reste, pour nous avoir exprimé, dès la première heure, ses vives préoccupations, sur les germes de nuisance que ce pamphlet outrageant risquait d’introduire dans notre cher pays, dont la stabilité sociale et la tolérance religieuse sont souvent citées en exemple à travers le monde.

Dakar, le 26 Mars 2016

Les Bureaux exécutifs de

Jamra et de Mbañ Gacce

ongjamra@hotmail.com

 

LE COMMUNIQUÉ SOULIGNANT LES PASSAGES INCRIMINÉS DU LIVRE

AU NOM DE LA LIBERTE D’EXPRESSION :

«Le Prophète Mouhamed (psl) traité de «bâ…», dans un ouvrage, pire que «Les Versets Sataniques» de Salman Rushdie!

Les vagues d’indignations suscitées par les récentes caricatures sacrilèges contre le saint homme de Touba à peine estompées, voilà que les suppôts de l’islamophobie reprennent du service, toujours en terre sénégalaise, en frappant très fort cette fois-ci sur une icône suprême, de surcroit raison de vivre de toute la Oumma : le Messager d’Allah, Seydouna Mouhamed (psl) !

Après l’ouvrage, blasphématoire « Les Versets sataniques« , du romancier indo-britannique, Salman Rushdie, ayant valu à son auteur une mémorable « fatwa » du Guide de la Révolution iranienne Ayatollah Khomeiny, avec pour conséquence de l’avoir quasiment confiné, depuis 1988, à une vie de reclus;au film « Innocence of Muslims« , en 2012, du cinéaste amateur israélo-américain, Sam Bacile,  parodiant à satiété le Messager d’Allah et qualifiant l’Islam de «cancer social»; en passant par les caricatures outrageantes du Prophète (psl), à l’actif du Danois Kurt Westergaard, en 2005; voilà que les agresseurs de l’Islam reprennent allégrement du service, en «cooptant» encore une fois notre propre pays, le Sénégal, dans leurs plateformes lance-missiles !

Professeur émérite de littérature et de civilisation française, l’auteur, Hela Ouardi, citoyenne tunisienne, chercheur associé au Laboratoire d’études sur les monothéismes au Centre national de recherche scientifique (Cnrs), de France, en sa qualité de scrutatrice attitrée des religions révélées, semblait pourtant bien indiquée pour apporter de nécessaires répliques, aux multiples agressions dont l’Islam est depuis quelques temps la cible, à la faveur de condamnables exactions perpétrées par des usurpateurs fanatisés, dont les razzias barbares auront quasiment réussi à vêtir notre sublime religion d’un manteau sanguinolent, qui est loin d’être le sien.

Mais que nenni ! Hela Ouardi, dans son ouvrage «Les derniers jours de Muhammad» – paru ce mois-ci aux éditions Albin Michel, Paris -, prétendument dédié à la «reconstitution» des derniers instants de vie du Prophète Mouhamed (psl), se met littéralement, au propre comme au figuré, au service de cartels anonymes, réputés nourrir le funeste projet de voir définitivement vouer aux gémonies la dernière religion révélée, l’Islam. Avec la désinvolture et l’habileté d’un narrateur de légendes pour fêtes foraines, elle se livre à une «réécriture» de l’histoire islamique, sous les prismes déformants des stéréotypes paternalistes, assidument rabâchés dans les couloirs des facultés occidentales, avec un art si consommé que Salman Rushdie, l’écrivain-pyromane des «Versets Sataniques», ferait piètre figure !

Prétendant mener une «enquête» sur les derniers instants de vie du Messager d’Allah, Hela Ouardi, dès le prologue de son ouvrage, y décrit présomptueusement «les affres de l’agonie du Prophète», qui «n’avait même plus la force de gémir» ! Péremptoire, et l’irrévérence en bandoulière, elle affirme que le corps sans vie du Prophète, était resté trois jours sans être enterré. Et commençait à se décomposer. Au point que l’on sentait, dans l’air enfermé de sa chambre, «un souffle de charogne qui emplissait toute la maison». «Et, comble de l’ironie», se délecte-t-elle : «l’homme était un amateur passionné des parfums raffinés» ! «Sous le manteau qui le couvre et dans l’indifférence générale, Muhammad tombait en pourriture». Pour dire le moins.

Volontiers moralisatrice, elle en déduit doctement que cette «image funeste», ce «spectacle obscène et affreux de la putréfaction du cadavre abandonné du Prophète, par ses amis les plus proches, est aux antipodes de l’adoration exacerbée dont le Prophète fait l’objet de nos jours». Simplement, parce que le Saint homme, au seuil de sa mort, était, nous enseigne-elle, «au centre d’un tourbillon de convoitise», relativement à sa succession. Du fait des candidats potentiels, que sont ses compagnons Aboubakr et Oumar, «qui s’agitaient fébrilement autour du lit du Prophète Moribond». Que l’auteur ne se généra pas, comble de sacrilège, de traiter, plus loin, de «bâ…. » ! (Qu’Allah nous pardonne).

«Les derniers jours de Muhammad», ayant comme sous-titre, «Enquête sur la mort mystérieuse du Prophète», 368 pages d’histogénèse teintée d’un parti-pris malsain, où transparait en filigrane une volonté inavouée de falsifications de l’histoire de l’Islam, serait-il qu’une œuvre confusionniste supplémentaire, une énième manœuvre de discrédit contre l’icône de la religion musulmane ? Mais à quelles fins ?

Les bras armés de l’islamophobie transfrontalière, ne semblent plus se recruter uniquement chez les pourfendeurs professionnels, des partis d’Extrême-droite occidentale. Mais bien chez les musulmans «bon teint». En effet, quoi de plus pertinent que de mettre en selle… un cheval de Troie, de surcroit paré de glorieux titres académico-scientifiques décernés par de doctes institutions occidentales, à l’image du prestigieux Cnrs français ! Le contempteur se voit ainsi conféré tout le crédit qui sied lorsqu’il viendra, tel un kamikaze en mission, faire fracasser ses écrits sacrilèges sur des icônes de la Religion ! Et ces officines obscures, déterminées à faire se dresser une partie de la Oumma contre une autre, paraissent, dans leur impératif de destruction, choisir systématiquement le summum des périodes d’incertitude et d’angoisse de la conscience collective – comme la présente hantise sécuritaire, sur fond de menaces «jihadistes» endémiques – pour faire ostensiblement dans la provocation, titiller certaines fibres sensibles, voire susciter des réactions épidermiques ravageuses. Elargissant ainsi le grand boulevard des amalgames, de la stigmatisation et de la diabolisation.

La publication des «Versets sataniques», en septembre 1988, avait déclenché de vives réactions d’indignation à travers le monde. Des autodafés publics étaient spontanément organisés par des foules en furie devant des consulats britanniques. Pendant que de terrifiantes chasses-à-l’homme étaient lancées contre les traducteurs de cet ouvrage profanateur. Les dommages furent incommensurables. Par la faute d’un seul individu, qui portera à jamais sur sa conscience la lourde responsabilité des torts qu’il aura causé à toute la communauté humaine, en s’attaquant délibérément aux convictions d’autrui. Au nom de la liberté d’expression !

L’Organisation islamique Jamra et l’Observatoire de Veille et de Défense des Valeurs Culturelles et Religieuses, Mbañ Gacce, pour des raisons évidentes de sécurité (du vendeur), ont volontairement occulté, dans la présente déclaration, le nom et l’adresse de la librairie dakaroise où l’ouvrage sacrilège est présentement en vente (voir copie de la couverture ci-jointe). Mais adresseront, dès ce mardi, une correspondance au chef de l’Etat, avec ampliation aux autorités religieuses (en y citant nommément ladite librairie) afin que ce dangereux ouvrage soit rapidement retiré des rayons, en raison des risques potentiels de troubles à l’ordre public. Car, les croyants ne sont pas tous censés avoir la même capacité de sang-froid, face au sacrilège. Surtout si cette provocation – toujours à l’actif de ceux qui semblent faire du blasphème un fonds de commerce – produit un douloureux impact dans ce qu’ils ont de plus cher : leur Foi !

Post-scriptum: Jamra & Mbañ Gacce expriment toute leur gratitude à l’ancien Premier ministre M. Abdoul Mbaye, pour la vigilance dont il a su faire preuve, en ayant détecté très tôt, dans ce pamphlet outrageant, des germes de nuisance à la paix et à stabilité sociale de notre cher pays. Mais surtout pour nous avoir fait l’honneur de nous appeler pour partager, de vive voix, ses légitimes préoccupations.

.Dakar, le 26 Mars 2016

Les Bureaux exécutifs de

Jamra et de Mbañ Gacce

ongjamra@hotmail.com

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