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LES FORCES DE SÉCURITÉ ET DE DÉFENSE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX  Un danger pour la République ?

  • Date: 3 mars 2016

Que font les forces de sécurité sur les réseaux sociaux ? Une question qui mérite d’être posée. Il est vrai que le web attire de plus en plus. Mais a-t-on le droit de parler de sa vie privée, de ses goûts et couleurs, de ses amis, en tenue correcte. Notre pays est-il en sécurité, si l’on sait que de plus en plus ces hommes et femmes sont appelés à préserver la stabilité du Sénégal.

Envoyer à ses amis, parents, des photos de promotion, c’est la nouvelle trouvaille de certaines forces de sécurité. Appartenant à des corps divers, ces hommes et femmes  ne savent pas le danger, qu’ils courent. En dévoilant leur intimité, au vu et au su de tout le monde. Il y a quelques mois, la police sénégalaise avait organisé un grand séminaire sur la cybercriminalité. Pour attirer l’attention des sous-officiers et officiers concernant toutes ces dérives.

Mais l’on voit de plus en plus, des hommes et femmes en tenue correcte, plongés dans la magie du net. Si ce n’est pas le téléphone, c’est alors l’ordinateur du bureau. Il suffit de suivre tout ce personnel détaché dans les grandes structures, pour se faire une idée sur cette grave menace. Faites un peu le flash back. Et vous vous rendrez compte qu’un jour, vous êtes tombés sur une de ces scènes. D’un homme ou d’une femme qui préfère chatter plustôt que de veiller sur les entrées. Le soir, c’est comme si c’était la grande ruée vers l’or… dans les boutiques, il faut toujours un peu de « cresh » ou crédit pour parler pendant des heures… inutilement. Alors que ces minutes si précieuses devaient être mises à profit, pour se reposer, apprendre. Parce que le service commandé c’est un sacerdoce. Une mission dans laquelle on ne doit pas faillir. Le Sénégal est trop beau, pour être « vendu ».

Que peut-on donc trouver, sur les réseaux sociaux ? Tout, sauf les règles les plus élémentaires en matière de sécurité. Des techniques comme les « ba ba » n’y figurent pas. Au contraire, la vie privée de ces forces de défense est étalée sur la place publique. Comment peut on donc à ce rythme, sauver sa peau, avec toute cette légèreté, dans la transmission des coordonnées, des goûts et couleurs. De ses convictions ?

Aujourd’hui, tous les pays sont menacés, avec ce vent du terrorisme qui n’épargne aucun pays. Le Sénégal y compris. Alors pourquoi, donc ces forces se sont laissé emporter par ce sirocco qui risque de faire des dégâts graves.

En plus, le net est le rendez-vous de toutes les passions. Aussi bien sociales que politiques. Est-ce qu’il ne serait pas temps de mettre de l’ordre, pour que toutes ces personnes sortent de ce grand gouffre. Pourquoi, au niveau de la police, de la gendarmerie, entre autres, l’on ne crée pas un réseau intranet pour échanger des informations. Et que les discussions autour de ce « thé virtuel » soient tout simplement sanctionnées au plus haut niveau. En effet, avec l’externalisation de certains réseaux de télécommunication, les données personnelles peuvent être entre les mains d’un tiers. Exploitées à quelles fins, demain ? Parce que de plus en plus, les principaux réseaux sociaux sont exigeants, sur les profils et toutes les informations afférentes. Il faut des photos, des vidéos, des images. Et quelle crédulité que de gober, tout ce qui se dit sur le web. On y parle de gratuité, d’offres diverses, et toutes sortes de spéculations, ce qui rend encore les « proies » plus faciles à prendre.

Le chef de l’État et tous les quatorze millions de Sénégalais méritent une protection rapprochée, lointaine, discrète et silencieuse. Chacun doit préserver son jardin secret, ne pas se laisser manipuler par des anonymes qui souvent, profitent de notre naïveté, pour encore plus porter des coups. Et si les forces de défense, d’ici ou d’ailleurs, déployés dans d’autres pays ; solitaires à cause de l’éloignement mettent leurs vies en péril, c’est que le Sénégal est vraiment dans la zone rouge. Et il vaut mieux tard que jamais.

Ndèye DIAW

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