Les mercredis de la police : 24 heures chrono au service des populations.

« La police a besoin de s’ouvrir ». C’est le sentiment de la Dg de la sureté nationale. Anna Sémou Faye vient de lancer, pour la première fois, les mercredis de la police. Des occasions saisies, pour « comprendre les phénomènes et parfaire la stratégie.  Autour du thème sur la criminalité au Sénégal, stratégies de la lutte par la police, des grands patrons de l’institution. Et l’avis du sociologue Djiby Diakhaté.
L’école de police tel un grand amphi a accueilli, autour du Dg de la police nationale, les différents chefs de service, les cadres et les journalistes. Un gratin, pour ensemble, comprendre et discuter de la criminalité au Sénégal.
Une après midi, qu’il faudra mettre dans le compte des mercredis de la police nationale. Des vacances d’été, pour affiner les stratégies et les moyens de lutte contre ce fléau. Vaste et complexe.
La police s’ouvre. Mais il faudra changer ces comportements comme dans ces « commissariats inhospitaliers » et dont  parle le sociologue Djiby Diakhaté. Après avoir visité quatre commissariats, son constat est amer. Personne ne lui a rendu le « bonjour ».
Revenant au thème, Djby Diakhaté analyse le phénomène sur plusieurs angles. C’est d’abord l’homme avec « son égoisme naturel », « sa difficulté à vivre en communauté ». Poussant la thèse, le sociologue parle la société sénégalaise « matérialisée par l’argent », « l’accès à la richesse » avec son corollaire de « violences ». Cette « recherche éffrénée de gins sans le respect des règles ».
Aujourd’hui la criminalité est plus  « organisée », plus « savante » avec des stratégies plus « fines et importantes ».  C’est pourquoi, il suggère dans la cadre de la lutte plus d’outils. Une communication, de la sensibilisation, et la capacitation.
A sa suite, les différents directeurs se sont succédés. De la direction de la sécurité publique à la division des investigations criminelles. Pour le commissaire Omar Maal, « la criminalité est basée sur la prospérité du vice ». Le Sénégal qui compte 13 millions d’âmes, dispose de 5 commissariats centraux,  de 14 commissariats urbains dont 6 dans les chefs lieux d’arrondissements. Ainsi le patron de la Dsp, de demander plus de ressources humaines, des moyens logistiques. Et qu’aucune « politique ne peut réussir sans la collaboration de ses populations ». Sur les conditions d’accueil , l’attitude certains policiers, évoqués par le Pr DIakhaté et le commandant du Gmi  le commissaire Maal, de préciser « que c’est d’abord un problème d’éducation avant d’être un problème de police ». Le « policier est d’abord un éducateur ».
Dans sa communication, le directeur de la police judiciaire est revenu sur les missions de son département. Aujourd’hui le grand banditisme a « largement diminué même s’il subsiste des poches au Sud du pays, à Touba, Kaolack ». Ceci grâce à un maillage sécuritaire mis en place par les forces de défense. La Dpj intervient dans la criminalité transfronatlière, la lutte contre le terrorisme, le trafic d’armes, de personnes, etc. entité de la Dpj, la Dic outre ses missions , est aussi dans la crminalité faunique. Ce qui a mis du baume, dans le cœur des officiers des euax et for^tes. A leur actif, des saisies importantes sur des espèces protégés comme les lions, et léopards. . Des bijoutiers sénégalais étant en complicité avec des Nigérians.
Pour sa part, le commissaire Mame Seydou Ndour a largement ouvert une fenêtre sur le cas Mamadou Sidibé. Le cerveau du trafic Malien. Selon le directeur de l’Ocrtis, « il était au centre de tous les grands trafics ». Avec l’organisation des voyages et la distribution. Mais rompus à la tâche, les limiers de l’Ocrtis parviennent à lui mettre la main dessus. Après avoir eu sa descrpiption physique, identifié ses contacts, recoupé ses connexions et utilisé un indic. C’est dans sa cache de Mont Rolland qu’ils ont découvert 124 kilos de chanvre.
Mais  aujourd’hui, les délinquants ne tissent pas seulement leur toile dans la capitale. A Thiès, le commissaire Idrissa Cissé, a démantelé un vaste réseau de malfaiteurs. Spécialistes des braquages de stations service, pharmacies, magasins. Et le vol d’appareils électro ménagers.  La méthode du central de Thiès a porté ses fruits, avec l’implication des chefs de quartiers. Aujourd’hui, il en appelle à la mutualisation des forces et une synergie entre les forces de sécurité.
Force est donc de constater que la police se veut une police citoyenne. Qu’elle a besoin de s’ouvrir.
Ndèye DIAW

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